‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 102 sur 132 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Hélas ! je ne fume jamais, je ne suis bon à rien, monsieur le comte.

WURGEN.

Vous déjeunez quelquefois peut-être, et voici l’heure, je vous emmène; est-ce dit?

HENRI

J’accepterai tout ce qu'il vous plaira, monsieur, après que vous m'aurez accordé un quart d’heure.

WURGEN , s’as»ey<nt.

Comment donc ! à l’instant.

HENRI

C'est à la fois l'affaire la plus délicate et la plus simple, (s’aiteyant.) Des lettres que j’écrivais à une dame d’Odessa sont tombées entre vos mains. Elles peuvent compromettre gravement cette dame, et je voudrais que vous eussiez la bonté de me rassurer à cet égard.

WURGEN.

Je ne comprends pas bien. Voudriez-vous préciser, je vous prie?

HENRI

Très-volontiers. Il s’agit de madame la princesse Novratzin, que vous connaissez, je suppose.

WURGEN.

Oui. Eh bien?

HO

HENRI

Eh bien, monsieur, vous étiez chargé de la surveillance des courriers à la frontière au moment où furent interceptées mes lettres et celles de la princesse. Le fait est sérieux dans ses conséquences, et, vous sachant homme de goût, vous croyant homme d honneur, je suis venu chercher près de vous une explication franche.

WURGEN.

Mais, monsieur, je n’ai qu’une réponse à faire : j'ignore absolument de quoi vous voulez parler.

Il EN R 1, à loi-même.

Pas d'impatience ici! (a wargcn.) C’est une réponse officielle, je la comprends; mais vous savez parfaitement ce que je veux dire, vous le savez et vous comprenez, par conséquent, mes craintes pour la réputation," pour le repos d'une personne digne de tous les respects et de tous les sacrifices. Ces lettres, monsieur le comte, que sont-elles devenues?

WURGEN.

Le sais-je?

HENRI

Ce n’est pas votre dernier mot?

WURGEN.

Si fait; à l’impossible nul n'est tenu.

Il doit y avoir mieux qu'un proverbe dans votre cœur de

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