‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 129 sur 132 · SCÈNE III Les Mêmes, LUCIENNE · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Mêmes, LUCIENNE

LUCIENNE

Non!

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DETTES DE CCEUIl

HENRI, tremblant.

Lucienne !

LUCIENNE, à de Bierges.

La cause est mauvaise, cher monsieur de Bierges, c'est une cause perdue, (a nenri.) Je sais tout ! Je n’accroîtrai pas vos souffrances, ce n’est pas pour cela que je me suis laissé

Conduire ici. (Mouremcnl de de Bierges ; & de Bierges.) PardonneZ-

moi, si je vous retire l’appui que vous espériez; mais c’est ma conscience qui parle, et je veux estimer toujours celui qu’un moment il m’a été permis d’aimer. Oh ! je vous suis reconnaissante. Grâce à votre présence et appuyée sur votre bras, je puis le voir une fois encore, — une fois encore lui ouvrir mon cœur.

HENRI. 9

Mon Dieu !

LUCIENNE, à Henri.

Je vous approuve. Vous faites une action noble et courageuse, je vous blâmerais d'agir autrement ; mais si ma voix tremble en le disant, si mon regard se détourne du vôtre, n’attribuez pas ce trouble à quelque sentiment mauvais. 11 m’en coûte de renoncer pour toujours à celui près duquel j'eusse été heureuse, et à un père qui déjà avait remplacé le mien. — Mais j’aime et je comprends l'honneur, mons ieur Henri... je vous rapporte la parole que vous m’avez

donnée. (De Bierges s'assied accablé.)

HENRI

Cela manquait à mon malheur. Sa générosité m’achève !

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