SCÈNE III Les Mêmes, LUCIENNE
LUCIENNE
Non!
17 lt
DETTES DE CCEUIl
HENRI, tremblant.
Lucienne !
LUCIENNE, à de Bierges.
La cause est mauvaise, cher monsieur de Bierges, c'est une cause perdue, (a nenri.) Je sais tout ! Je n’accroîtrai pas vos souffrances, ce n’est pas pour cela que je me suis laissé
Conduire ici. (Mouremcnl de de Bierges ; & de Bierges.) PardonneZ-
moi, si je vous retire l’appui que vous espériez; mais c’est ma conscience qui parle, et je veux estimer toujours celui qu’un moment il m’a été permis d’aimer. Oh ! je vous suis reconnaissante. Grâce à votre présence et appuyée sur votre bras, je puis le voir une fois encore, — une fois encore lui ouvrir mon cœur.
HENRI. 9
Mon Dieu !
LUCIENNE, à Henri.
Je vous approuve. Vous faites une action noble et courageuse, je vous blâmerais d'agir autrement ; mais si ma voix tremble en le disant, si mon regard se détourne du vôtre, n’attribuez pas ce trouble à quelque sentiment mauvais. 11 m’en coûte de renoncer pour toujours à celui près duquel j'eusse été heureuse, et à un père qui déjà avait remplacé le mien. — Mais j’aime et je comprends l'honneur, mons ieur Henri... je vous rapporte la parole que vous m’avez
donnée. (De Bierges s'assied accablé.)
HENRI
Cela manquait à mon malheur. Sa générosité m’achève !