‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 34 sur 132 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

HENRI

D’abord, monsieur, je ne rends pas visite à madame ; je n'ai pas l’honneur de la connaître.

NOVRATZIN.

Ah 1 vous ne connaissez pas madame? c’est peu poli et peu ingénieux ; mais enfin , dans la position où vous êtes, ou n'est pas tenu d’avoir de l’imagination, (h »’»»iied.) Pourtant si vous ne connaissez pas madame, comment êtes-vous chez elle ?

HENRI

C'est ce que j'allais vous demander.

Oui, pourquoi monsieur est-il ici?

HENRI

Savais-je qu’on me conduisît chez madame ?

NOVRATZIN.

Où donc croyez-vous être ?

HENRI

Chez le magistrat qui m'a fait appeler.

NOVRATZIN, dédaigneuiemeut.

Qu’est-ce encore que cela ?

HENRI

Cela, c’est la vérité... Je suis sorti de chez mal jmc la baronne Chaudray vers minuit. Une voiture m’a îejoiut au coin de la rue de la Forme. Un homme en est descendu, et m’a dit...

LES DETTES DE CŒUR

NOVRATZIN.

C’est insensé...

HENRI comprime un mouvement de colère et se lource du côte de la Princoise.

Cet homme s’est dit envoyé vers moi par le procureur impérial pour une affaire urgente, et m’a montré une lettre de ce magistrat, qui me mandait à l’instant môme... je...

C'est insensé...

HENRI

Ainsi, je suis venu tout seulici?... C’est peut-être moi qui ai ouvert cette porte?

NOV RATZIN.

Pourquoi non? (il se lève.) Maintenant, monsieur, assez !

HENRI

Comment?... Assez!

NOVRATZ1N.

J’ai d’abord affaire à madame... (a caiisie.) Que répondrezvous pour vous justifier?

Me justifier?

NOVRATZIN.

Un cri n’est pas une réponse.

Je ne répondrai pas du tout.

NOVRATZIN.

Vous aurez tort, madame, car, moi, je vous accuse... J’ar-

Di i'i Googtel

Page 1