‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 35 sur 132 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

rive pour vous trouver en faute, et vous êtes en faute... Ne m'interrompez pas, puisque vous ne voulez pas répondre... J’arrive, sachant tout, votre conduite, vos démarches, et celles de votre amant...

CAL1STE, luffoqnéa.

De... mon...

HENRI, de mime.

Ah!

i NOVRATZIN, à Henri.

11 est dit que nous ne nous parlons plus.

Moi, j’ordonne à monsieur de ne pas me défendre... Je ne le connais pas, je ne lui ai jamais parlé.

NOVRATZIN.

Ah?

Jamais!... Ces prétextes, cette présence inexplicable, je repousse, je renie, je démens tout !

NOVRATZIN.

C’est imprudent, madame... Vous niez que, depuis votre arrivée à Paris, vous soyez allée à tous les bals, à toutes les réunions, dans tous les endroits où vous espériez rencontrer monsieur? Vous niez que sa pensée habite en vous, et que vous la mêliez à tous les instants de votre vie?... Avouez donc quelque chose, au moins, si voulez que l'on vous croie un peu ; avouez donc l'intelligence cthéreo de deux âmes.

DETTES DE COEDR

avouez donc la banale amitié , si vous voulez démentir

l’amour. (CitiiU baisse la tête »Tec une confusion mêlée de désespoir.)

HENRI, stupéfait.

Monsieur, je vous jure...

NOVnATZIN.

Ah ! monsieur ! remarquez que je vous oublie.

HENRI

Prince! remarquez que, pour me contenir, et ne pas manquer d’égards envers madame, j’ai enfoncé mes ongles dans ma chair jusqu’au sang. Vous parlez trop pour ne pas mentir; pas assez pour m’éclairer; il faut que cela finisse... Oh ! je n’écouterai plus rien qu’une réponse catégorique. Voulezvous que je vous attende demain dans un endroit bien neutre, où nous débrouillerons tout cela ? Non, ce n’est pas cela qu’il vous faut, je m’en doutais. C’est un scandale que vous cherchez ; ch bien, appelez les témoins que sans doute vous avez là sous la main, ou jetez-moi bien bruyamment par une fenêtre.

Oh!

HENRI

Je sauterai, madame; mais non, non, ce n’est pas assez pour monsieur; monsieur, tout étranger qu'il est, aime peutêtre mieux profiter du bénéfice de la loi française; elle permet au mari de tuer l’amant; il paraît que je suis votre amant, madame. C’est une loi très- agréable. Eh bien, monsieur, soyez tranquille, je ne pousserai pis un soupir.

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