HENRI, CALISTE
CALISTE, le regarJe partir et tombe, comme anéantie, mr un ilcge.
C'est trop, Henri ! c’est trop !
HENRI
Eh bien! vous voi’à découragée... parce que mon père a découvert notre secret. Mais mon père, c’est moi ; c'est un appui, un défenseur. Avons nous meme besoin de nous dé-
fendre ? Que disiez-vous, ce malin, quand, à cette place, vous me rassuriez, vaillante et sereine ? Vous aviez pris votre parti d'une disgrâce, de la ruine, de l’exil, de tout ! Vous aviez tout accepté, tout prévu !
Je n’avais pas prévu ce qui m’arrive, Henri; et ce qui m'arrive, je ne sais pas encore si j’aurai la force de l’accepter.
HENRI
Quoi donc?
Oh!... quelque chose d’inouï... une de ces fatalités qui sont faites pour moi.
En effet, quand je vous ai appelée tout à l’heure, vous étiez déjà tremblante et pâle. Quelqu’un était venu pour vous... je me rappelle... qui donc ?
L’homme dont je vous parlais tantôt, l’oncle de Zdenko, mon intendant de Moscou.
HENRI
Ah ! avec des nouvelles ?
Oui.
HENRI, è scs genoux.
Caliste, vous souffrez, vous me faites mourir.