‹ Deux anciens poèmes inédits sur saint Simon de Crépy publiés avec une introduction, des notes et deux glossairesChapitre 2 sur 15 · III. Le poème Dou conte Symon · texte numérisé non relu

III. Le poème Dou conte Symon

a. Le manuscrit.

Le poème, ou plutôt le fragment, Dou conte Symon , d'uu auteur inconnu, se trouve dans le manuscrit Bibl. nat. nouv. acq. fr. 427H, qui contient des «Miracles de Notre-Dame et autres poésies dévotes». C’est un manuscrit sur parchemin, du XIV® siècle; selon une note qui se lit k la fin du volume (fol. 143 v°), il appartenait en 1376 k un certain Hugues Guiot. de Ne vers. Cf. le Catalogue général des manuscrits Jrançais, de H. Omont, Nouv. acq., 1, 1 p. 158. Notre poème occupe les ff. 92 v°—99 r°. A la fiu une autre main du XIV e siècle a ajouté ces mots : Explicit du comte Symon.

Les cahiers du manuscrit se composent en général de douze feuillets. Un cahier complet huit avec le fol. 96; les ff. 97—99 forment un cahier k part, après lequel suit de nouveau un cahier de douze feuillets. Entre les fols. 98 et 99 un feuillet (= l'autre moitié du fol. 98) a été enlevé; il en reste un bord étroit, permettant de relier le cahier. Il ne paraît pourtant pas y avoir de lacune dans le texte k cet endroit. D’autre part il est évident que la fin du poème manque.

Le texte de cette copie est très défectueux, présentant un grand nombre de vers fautifs, de leçons corrompues et de lacunes. 11 m'a donc fallu avoir recours bien souvent k la conjecture; plus d’une fois j’ai dû renoncer k toute tentative de rétablir le texte primitif.

b. Versification et langue. Origine et date du

poème Dou conte Symon.

Versification.

Le poème est écrit en alexaudrins accouplés deux k deux par la rime.

En ce qui concerne le rapport de la construction’ des phrases avec celle des couplets, M. P. Meyer a montré, dans la

1 Parie, 1900.

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Deux poèmes inédits sur Simon de Crépy

Romania, XXIII (1894), p. 1 et suivv., que dans les plus anciens textes composés dans cette forme, l’arrêt du sens a lieu, en règle générale, après le deuxième vers d’un couplet, et que jamais une phrase ne commence après le premier, à moins que cette phrase ne soit complète en un vers. Le premier poète qui se soit soustrait délibérément à la règle traditionnelle semble être Chrétien de Troyes.

L’auteur de notre poème ne se fait pas faute de briser le couplet, sans toutefois paraître rechercher cette coupe; cf. les vv. 33, 45, 71, 73, 91, 93, 95, 107, (111,) 171, 175, 197, 199, 205, 207, 253, 309, 319.

Enjambement d’un couplet au suivant se rencontre aux vv. 14—15, 22—3, 38—9, 68—9, 72-3, 112—13, 190—1, 200—1, 242—3, 268—9, 318—19.

Des 161 rimes du poème 1 2 , 42 sont féminines. Parmi les rimes masculines, 52, si j’ai bien compté, sont léonines; toutes les autres sont riches, excepté les suivantes: fist : mesprist (corr. mesfist?) 15, ahan : huan 103, honteusement : hoillant 129, vi tel : a el 155, amé : esté 171, avoir : manoir (corr. avoir , subst.?) 189, enlumina : plora 219, sans nous : avec vous 251, pitié : appareillié 253, truant : querant 281, non : raison 295, • xxxii- ans : ahans 297.

On sait qu'il est admis dans l’ancienne poésie française qu’un mot peut rimer avec lui-même, pourvu qu’il soit employé chaque fois dans un sens différent. Il y a plusieurs exemples de cette licence dans notre poème; cf. les vers. 1—2, 25—6, 33 —4, 49—50 (tout : par tout), 181—2. On observera plus particulièrement les rimes 93—4 a gre : de gre, 107—8 et 197—8 grant : en grant (cf. la note du v. 108), 255—6 départirent (açt.) : se départirent , et 193—4 trestoe les sains dou munde : quanqu’apent a cest monde (= siecle), où la différence de sens est bien petite. Les rimes identiques 55—6 et 203—4 sont sûrement dues au copiste.

Langue. Phonétique.

Voyelles. Devant une nasale ai et ei se confondent; cf. mains (manos) : mains (minus) 53. — On trouve quelquefois des rimes de an: en; ainsi tens (t e m p u s) : arestens 31, honteusement : hoillant 129. Tans paraît être la forme ordinaire en

1 Un couplet (vv. 223 -4) est défectueux.

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picard; cf. Haase, Ver hait en der pik. u. wallon. Denkm. in Bezug auf & und e vor gedecktem n. 1 L’adj. (subst.) peneant pœnitentem, qui rime avec penant 259, a subi l'analogie des participes présents. Il se rencontre en rime avec an aussi ailleurs; v. Suchier, Reimpredigt, p. 70. Que pour l’auteur an et en ne soient pas absolument homophones, c’est ce que prouve le fait que la rime peneant : penant est suivie immédiatement d’une paire de vers en -en, richement : povrement 261. Notre poète apporte un soin trop minutieux à sa versification pour qu’il se fût permis de faire succéder deux couplets sur la même rime.*

e < a lat. ne se trouve pas en rime avec te. Cf. d’un côté 'es rimes embracier : rebracier 5, rotiers : rotiers 33, moustier : mestier 71, aouchiez : entouchiee 83, chie/ : meschief 141, lessier : eslessier 157, pechiez : entechiez 229, pitié : apareillié 253, mangier : dangier 287, 319, laidangiez : jugiez 299; d’un autre côté les rime6 en -e-: 9, 17, 23, 29, 93, 101, 127, 151, 155, 163, 165, 171, 179, 187, etc. — Graphies comme acutner (are) 228, deners (-arios). 284, reviennent au copiste.

ë tonique + yod donne le résultat i: prù (pretium) : aprût 36. A remarquer spécialement la forme enti(e)r : mentir 100. On sait que le représentant de iutegrum s’associe généralement aux dérivés eu -ter < -arium. Selon Suchier, Aucassin et Nicolette (6* éd.), p. 75, la réduction de ie à i (surtout devant r ) a lieu à Liège et en Artois. * — Le prés. subj. du verbe aferir, afiere (:fere fera) 81, a été refait sur l’indic. afiert *afferit.

Au sujet de la voyelle i il n’y a à remarquer que la rime aisiua (cas sujet de oisif) : malicieus (trissyllabique) 28. Pour des rimes analogues, propres au dialecte picard, voy. Tohler, Prat Aniel, p. XXVI ss. 4 Cf., dans le corps des vers, les graphies viex vilis 26, eu regard de mix (= mius) rnelius 243.

Le produit de 6 latin libre est encore une diphtongue (ascendante), comme le prouve la rime citer : quiev (q uæro) 25.

• Halle, 1880.

* Le copiste écrit assez souvent an au lien de en : prandre 6, 7, prant f>3, 63, aprandre 8, aprant 131, commant 147, 176, 219, s’an va 235, mandiant 267; quelquefois en au lien de an : arestens 32.

8 Cf. entirs : espirs Mousket 5970, 9386, 10562, : martyr ibid. 6538, : safirn ibid. 23619, entire : -ire Rom. d'Alix. 464, 28 , mentir8 : entirs Ju 8. Nie. 204,36. 4 Cf. aussi Suchier, Aucassin, p. 75 s.

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Pour des rimes de ue : (i)e cf. par exemple querent : muerent Brut 9746, muert : requiert Eneas 8789, requièrent : muerent ibid. 9431, Minerve : trueve Troie 26015, moerent : requerent St. Grégoire 2645 \ demere : pere ibid. 211, mulier : quer Octavian 95, oes : près Ren. le nouv. 3446, muet :recet Gauv. 4877, trueve : crueve (crêpât) Végèce 4218, muevent : lievent ibid. 10850, trieve :lieve ibid. 10955.*

La diphtongue ou, provenant de 6 lat. u (< l), passe à au; ainsi saus (so 1 i d os) : sans (sal vos) 8 37. Cf. aussi la graphie recauper 242. C'est là un phénomène picard-wallon; cf. Tobler, Vrai Aniel , p. XXX, Schwan, Zs. fur Rom. Philol., XII, 211; Ostberg, Les voyelles vélaires, p. 47 ss.

Une rime assez notable est tort (tôrtu m) : retort (prés. subj. de retomer) 177. 1 * * 4 5 Nous avons encore là, si je ne me trompe, un trait dialectal propre au nord et au nord-ouest; cf. les rimes ors (ursum) : fors Renart, br. XI, 2041, fors : cours ibid., br. XVI. 129, vo : fo, vo (= vostre) etc. Berte XXXII, renoe , desnoe : groe. roe, voe etc. ibid. XXXIII, sorcoste : ajoste Clef d'Aioors 841, oste : ajoste ibid. 1059, graciouse : ose ibid. 2291, morne : tome , séjourné , aorne Livre des Maniérés XXVI, morne , a orne : aorne , sojorne ibid. CCIJI, atoume : morne Escoufle 129, retome : morne Rose 7980. 6

0 latin entravé donne o fermé (ou mod.). Dans l’adjectif es tôt, estote stultum, -a, rimant avec trestot 290, toute 51, 1« (o) provenant de 17 vocalisé a été absorbé par la voyelle à peu près identique qui précède.

Consonnes. L’auteur ne distingue pas z de s, comme le montrent les rimes suivantes: tens : arestens 31, defois : fois 67, fors (fortis) : fors (foris) 145, aconsummés : mes (mansum) 151, nus (nudos) : nus (nu 11 us) 266. Cf. aussi les graphies poings (pugnos) 199 et poings (punctum -f- s) 200, contés et troués 19, assés cremus 30, mors enfois 71, serés 203, serves 204, donnés 207,

1 Remania, XII, 188.

8 Cf. Wendelborn, Sprachliche Untersuchung der Reime (1er Vég'ece Versification des Priorat von Besançon (Diss. Bonn, 1887), §§ 23, 40.

8 Ou bien le second mot représente-t-il •sol(vi)tos?

4 Cf. la graphie tourt, au v. 112. — Le prés, sort, qui rime avec sort surdum au v. 91, représente le lat. surgit (inf. sordre , sourdre).

5 Comme on le voit, la confusion de p et de o a lieu surtout devant

r + cons.

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E. Walberg

don rés 209, terré* 210, etc., de même embrasast pour embraçast

144. se dist pour ce dist 320, se me semble 243; par contre ci

pour si 83. cil pour s'il 235, 239, 292, mueblez 255. On sait que

cette confusion a lieu plus tôt dans les dialectes du nord que

dans le centre de la France. — La rime malicieus : aisius 27 rend du moins probable que l’auteur a prononcé malisieus , avec une .v douce; 1 * cf. les formes bien connues en -ise < -itia itium) : covoitise, justise, jüise, servise, gentelise, etc. — Mentionnons aussi la rime boichc: boche 121, où le second mot ne peut être que le prés. subj. de boter < germ. botan (quasi *botteat\ forme picarde sur laquelle on peut voir Meyer Lübke, Or. lion, . 11 , § 147 .

Les dentales uon appuyées tombent toujours dans ce texte; cf. les rimes merci : n 109, 293, ami : esrumi (part.) 221, festu : resta 257. De même parti (part.) : départi (prêter.) 213. Les graphies salut 8, jut *j acutum 74 sont donc imputables au copiste.

/ suivi d'une eonsonue se vocalise naturellement; après un o fermé ou un « elle disparaît complètement: estât 290, estote 51 (cf. ci-dessus), nus (n u d o s) : nus (nu 11 us) 205 * — Je ne cite que pour mémoire lu rime chainsil : essil 183.

Morphologie.

L'auteur observe soigneusement les règles de la déclinaison. Le nominatif sing. nuise, des substantifs et des adjectifs prend une s: Simon* 3 4 : semons 13. aisius : malicieus 28, arestavs : tens 32, aconsummés : mes 151; de même, par analogie, afaires* : repaire.s (2 e pers. prés.) 8*, il côté de jierc^ot 27, pere^or 125, forme normale de pater. La rime est gmt (musc.) ; tant d> gmt 140 peut se corriger en gem : gem. — Le neutre sans s est normal: si (//V) soit por Dieu conté : conté (subst.) 192. — Au nom. plur. les masculins n’ont pas ds: fable: n- diable 113, U per : sopper 104. sont espertlu : avons perdu 185, si per : recauper 241. li peneant :

1 Cf. pl un haut, p. 17.

* De menu* après e -, o dans 1 h graphie cru** "crtidalin 81, 2iH», pour laquelle on peut voir Bestiaire de Phil. de Thaun , p. LIY.

* ()( a non Situons.

4 Ce mot, actuellement loin., est en anc. fr. souvent nuise.; cf. Et li "feres deumrra Kustelnief, Mestre Guill. de Saint-Amour. tout tnu aftitrr Balaliavn ‘J441, Li mis rsi/arde son n faire il>id 80S.\ etc.

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vont penant (gérond.) 259. — Masculins imparisyllabiques: nous en reucontrons dans le texte: quens cornes 15, 156, 161, 169, 189, etc., acc. conte 13, 17, 98, hons homo 37, 46, acc. home , homme , 202, 205, plur. hommes 55, compaings 278, plur. compaignons 153, [sire, sires 21, 89 etc., acc. seignour 251).

Il est impossible de dire si, dans la langue de l’auteur, les féminins de la 3® déclinaison latine prenaient une s au nom. sing., ou non. Dans les rimes puor moût grant : en grant 107 et destrece grant : en grant 197, on peut introduire la forme gram partout; cf. Tobler, Vrai Aniel, note du v. 2. D’un autre côté la rime riens : fauriens 231 ne prouve pas grand'chose non plus, puisqu'on rencoutre souvent la forme riens même au cas régime.

Les adjectifs à une seule désinence latine ne prennent pas de au féminin; cf. ci-dessus, le fém. grant, et en outre, puant charoigne 90, tel paour 116, quel le (fém., forme picarde pour la ') ferons 223.

A côté des formes ordinaires des pronoms personnels nustrr, vostre, on trouve les picardismes no et vo (tirés de noz nostros, vos ’vostros) : no sire 248, vo pere 91, 114, vo cors 129, vo honteuse mort 132, vo vie 133.

Le prés. subj. des verbes de la 1™ conjugaison ne présente pas d’e analogique dans les exemples suivants: que je l'ament : plenement 174, retort (retornet) : tort 178. Par contre: n’est si puant charoigne qui a celi s'apere (: pere), de aparer, 90. Quant il la forme lai, rimant avec delai, au v. 208, il est difficile de dire si elle est au subjonctif ou à l’indicatif (1" pers.). — La 1™ pers. du prés, iudic. de trover est truis 97.

Le futur de laier est laira 21, laitons 67, comme celui de donner , donrai 22, donrés 209. En revanche la mesure exige, aux vv. 45 et 49, la forme trissyllabique metera , particulièrement fréquente chez les poètes picards. * Le futur d ’estre est ert 23, 24. De même à l'imparfait, ert 28, 30, 33 (à côté de estait 29, 30, etc.). — La l re pers. plur. du conditionnel se termine en -iens, dans fauriens : riens 232 (cf. ci-dessous).

Le prétérit de voloir est vost (*volsit) 18, 32, 93. — Mentionnons enfin le part. prés. vaill[iss]ant, assuré par le mètre au v 257.

1 Cf. la note du vers.

1 Cf. Foerster, Chevalier an n- eapccs, p. LVII; Suc-hier, Aueassin , p. 80.

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E. Walberg

Élision et hiatus. Contraction.

Je me bornerai à relever les cas d'hiatus suivants: que osier 75, que il 144, se il 205, si ont 264 (à côté de s'il 34, 239, s'ele 9, 61, etc.), si (sic) en 35, si est 52, si ot 253 (mais s’est 59, 61, 62, 65, 96, s’escotons 324), mes que je a Dieu veigne 138, tu as 125, li uns 220, 223, à côté de l’um Vautré i boche (corr. li uns Vautrent b.?) 122, mieudré a retenir 4, où il serait pourtant facile d'écarter l'hiatus en introduisant [et] devant mieudre. Au v. 143 j’interprète la graphie qui comme qui < qui i (malgré qui a 246). D’autres cas d’élision à signaler sont n’eritage 191, s’ame 250.

Les seuls cas de contraction ou d’télisiou interne» que j'aie remarqués, sont les suivants: malicieus (trissyllabique) 27, esmus 33, /(ejismes 233, fauriens 232, 234 (où le copiste écrit faudrions).' Toutevois 211, à la fin du premier hémistiche, ne prouve rien; oés 219, deussez 283 et disoient 290 se corrigent facilement.

Au lieu de ne le preist, comme porte le manuscrit, je lis nel prëist 48;* cf. féist 37, véist 40, veii 123, eiist 38, 39, 41, eü 116, peiissent 269, seür 305, oéz 76, enfoïs 71, J'oir 198, (ra)sëoir 119, 120, etc. Quelquefois le scribe supprime une voyelle exigée par le mètre: j[é]ut 74, v[o]oir s 118, p[o]oir 158.

L’ensemble des traits linguistiques que je viens de signaler démontre suffisamment que le texte a été composé dans la première moitié du XIII e siècle \ par un poète dont la langue présente plusieurs traits propres aux dialectes du nord. Il me paraît très problable que le lieu d'origine du poème est à chercher dans le voisinage de la patrie de son héros, peut-être à Amiens, ou dan6 le diocèse de Beauvais, où l’on célèbre encore aujourd’hui la fête de Simon (5 oct.). 6

1 Le caractère monosyllabique de ie aux 1™ et 2* pers. plur. de l’izuparfait et du conditionnel est général en picard et en wallon. Voy. Suchier, Zs. für Rom. Philol II, 281, et Aucassin, p. 80.

* Au v. 70 on pourrait facilement changer le premier hémistiche: Aine ne le pot garir , en Onques nel pot garir.

8 Cf. voair 110.

4 Ou peut-être déjà à la fin du XII e . Les traits archaïques les plus notables sont la conservation parfaite de la déclinaison et le caractère ancien de la conjugaison.

5 Voy. Corblet, l. c., p. 197. — Pour le caractère picard du parler du Beauvaisis v. l’article de G. Krause, Zur Mundart des Departements Oise ,

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Deux poèmes inédite sur 8imon de Crépy

Le copiste du manuscrit était originaire de l’est de la France; c’est ce que prouve la présence simultanée des traits suivants: an pour en (cf. p. 18, n. 2); n’a je 136, à côté de mangeassent 269; 1 poines poenas* 32; viost *volet 5, 306, forme berrichonne;* murtre* 239; orguil 70, vuü *voleo 135, 137, 173, 194, 195, 196; 6 oi < o devant une chuintante*: boiche 101, 105, 114, 119, 121, torche 106; u pour o devant nasale-}-cons. 7 : voluntiers 167, 270, munde 193, munder 195; repëuissent , forme wallon nef picarde) et lorraine. 8 270; quenoistre 42, forme avec laquelle on peut comparer menoie, tenoire , demesalle , cités par Apfelstedt, Lothr. Psalter, p. XXVI; la persistance du t non appuyé dans salut, jut (cf. ci-dessus), phénomène propre au nord, au nord-est et à l’est; 9 esragent *exradicant 199; ,0 m final pour n, non seulement devant une labiale, comme dans em plain sermon 11, em puis 193, mais aussi dans um conte 13, l’um Vautre 122, um seul 215, chascum 115, 229, aham 103, phénomène dont Goerlich, o. c., p. 108, cite un grand uombre d’exemples. n

dans la Zs. fiir franz. 8pr. u. Litt. t XVIII, p. 58 ss.; et l'étude de M. H. Sachier sur la langue des Poésies de Philippe de Beaumanoir (Soc. des Ane. Textes fr.).

1 Cf. G(*erlich, Der burgundische Dialekt, p. 25 et 27 s.

I Cf. Foerster, Lyoner Yeopet , p. XXXI; Goerlich, o. c., p. 63.

• Suchier, Qmndriss de Grôber, (2* éd.), p. 766.

4 Goerlich, p. 79.

6 Goerlich, p. 86.

6 Foerster, Lyon. Yz., p. XXXIII; Goerlich, p. 95.

7 Feilitzen, Ver del Juïse, p. XLV; Apfelstedt, Lothringischer Psalter , p. XXVII; Goerlich, p. 93, 96.

• Sachier, Zs. fiir rom. Phüol ., II, 285, Aucassin, p. 78.

• Tobler, Vrai Aniel, p. XX; G. Paris, Alexis , p. 271 ss.; Feilitzen, Ver del Juise , p. LI; Apfelstedt, Lothr. Psalter , p. XLI; Goerlich, o. c., p. 113.

10 Goerlich, p. 115; Foerster, Lyon. Yz. y p. XXXVIII; Chev. as esp. (Pic.), p. LIV.

II Bien entendu, plusieurs de ces traits se rencontrent aussi dans d'autres régions, par exemple un pour on, uil < -ol jo, sur lesquels voy. plus loin, p. 39. Pour les graphies arai 189 (à côté de avr'e 184) et saroit 47 voir p. 44.

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