Au lieu de tantost il faut probablement lire trestout
223. Quel le ferons? «Comment ferons-nous?» IjC est la forme fém. picarde. Cf. Dame, fet il, quel la fcronf Meraugis 2792, tQuel la ferez? > ibid. 3236, « Quel part v et il? Quel la ferai f» ihid. 4400, Se li ont de mandé : < Sire quel le fei'on »? Rom. d’Alix. 397,80, *Seignor, fet il, queil la ferons? Renart, br. XI, 3300. Pour cet emploi d’un pronom ou d'un adjectif féminin au sens neutre cf. Tobler, Vrai Aniel, p. 21 s.
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UNIVERSITYOF VIRGINIA
Deux poèmes inédits sur Simon de Crépy 57
236. On pourrait aussi, à la rigueur, corriger donc seromes. Cf. pourtant la note du v. 242.
237—8. Ces vers sont identiques à 227—8. La répétition est certainement du fait du copiste, dont nous avons déjà constaté la négligence.
242. Au lieu de devons [nous] on pourrait être tenté de corriger devomes , forme fréquente en picard. Comme, cependant, au v. 237 il est nécessaire de lire devons [nous], j’ai préféré cette leçon ici aussi.
254. erre (ailleurs oirre) iter, modifié sous l'influence du verbe errer •i ter are.
256—6. Le copiste a probablement interverti l’ordre de ces deux vers.
276. Ce vers doit être corrompu. Le dernier mot de la phrase ne peut pas être l’interjection hu, hui, dont Yh est toujours aspiré.
2S6. La rime avec dormir prouve que l’auteur prononçait estormir.
291—2. La répétition des mots a la fois dans deux vers consécutifs ne revient sans doute pas à l’auteur.
301. o'oez, graphie phonétique qui montre la modification de la diphtongue ot.
303. forfaire signifie ici «mériter, encourir [une peine]*. Cf. E pur ço forfait unt Qu'il d'els nul rei non unt Best, de Phil. de Thaun, 59, et les exemples analogues cités dans la note du vers. Cette évolution de sens s’explique par des phrases comme celle-ci: Souvent comperent mainte gent Ce que il n'ont forfait neent Cleomadès 9713.