EPILOGUE
Niagara, 25 janvier.
Mon cher Louis,
Vous allez être bien étonné en voyant de quel lieu cette lettre est datée, surtout si vous avez reçu la dernière que je vous écrivais du Para, entre deux accès de fièvre. Je vous disais qu aussitôt guéri je reviendrais en Europe en prenant d’abord le bateau à vapeur qui fait le service des côtes du Brésil et qu’à Fernambouc je passerais sur l’un de ceux qui vont à Southampton. C’était le procédé le plus commode et en même temps le plus sûr à l’entrée de l’hiver; mais il fallait attendre quelques jours. J'étais, ou plutôt je me croyais guéri, et puisque je me trouvais en Amérique, j’ai profité d’un navire, le Frédérico- Domingo , qui devait faire voile pour New-York; j’ai voulu visiter ainsi les États-Unis et ajouter quelques types à ceux que je rapportais déjà.
Oui, mon cher ami, parti d’une ville sous l’équateur, je suis arrivé, au bout de deux mois à peine,