‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 26 sur 86 · CHAPITRE Xt · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xt

monte précipitamment les degrés, se prosterne devant le Vice-Roi, dont il veut baiser les pieds. iRelevez-YouSy mon frère, dit Mëhëmed-Âlisans lui laisser le leiiii)s il accuiuplir cef hommage et en lui donnant l'accolade; soyez le bienvenu et venez preiidi e place auprès de moi. i> Sur le même divan, l'un à côté de l'autre, ils s'assirent CD présence de la foule. Méhémed-Àli était radieux. Nézib avait moins flatté son oi^ueil; la soumission de la iluile était le témoignage de la gloire de son nom parmi sa nation, la venue d'Âkhmet était une victoire sur le Sullan Mahmoud lui-même* Son œil plein d'audace et de finesse, les rides de son visage, sa barbe blanchie au milieu de tant d'aventures^ d'intrigues et de succès^ toute sa Tace s'illuminait de joie; la physionomie d'àkhmet exprimait une profonde hu«* milité. Semblable a un vaincu qui s'est rendu ^ans combattre^ il subissait 1 asceudaut du Viceftoi, et peut*étre n'était-ce pas sans un mélange d'étonnemenl et de pudeur embarrab^i'e que l'hôte du Pacha se souvenait de l'ami du Sultan. Après que la pipe et le café eurent été apportés, la foule se retira, le rideau de la porte fut fermé. Aubuuld une demi-heure d'entretien particulier, le capitan-pacha, accompagné de tous les ofQders du palaib et des principaux fonctionnaires^

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monta le cheval de Méhéoied-Aii et fut conduit à rhabîtaiion qui lui avait été assignée.

Au milieu de ce triomphe des voix importunes et sévères se firent entendre; les consuls généraux insistèrent sur la reddition de la Hotte ^ La paix n'était pas conclue; bien plus, les premières propositions de la Porte étaieut loin de répondre aux prétentions du Vice-Roi, et lorsqu'il lui était inlerdit, par égard pour l'I^urope, de mettre la victoire en croupe de la négocialiony il luiaurait fallu se dessaisir du gage que sa boune fortune lui avait amené, lâcher le seul moyen qui lui restât d'iniluencer les délibéralious du divan» se dépouiller de tous ses avantages pour se mettre à la discrétion de la Porle, de son vieil ennemi Khosrew ! Tout en protestant que d'ailleurs il ItiaiL lout ce qui dépendrait de lui pour doii-

(i) Lor« de l'arrivée de la flotte oltomaDe, le pavillon fut arboré sur tes consulats de Grèce» de Toscane et de Suède» comme en signe de réjonissance, et les trots eonsnis forent ac* cusés d'avoir voulu célébrer la trahison. Il a été démontré que le consul de Toscane était absent^ et que le pavillon fut arboré conformément à Tusage d*après lequel toutes les couleurs saluent (entrée d'une couleur smie. M. d*Anaslasy, accusé auprès de sa cour, s*est complètement justifié d'un reproche auquel son caractère honorable et sa fine appréciation descon* venaoces ne lui permettaient pas de s'eipoaer*

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