‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 35 sur 86 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

sente, l'aminil Roussin prit sur lui d'élargir ses

instructions en y ajoutant deux autres motifs d'introduclioo des escadres : l'apparition de Tarmée égyptienne et un soulèvement contre le Sultan ou contre les étrangers. Lord Ponsonby n'hésita pas à poser les mêmes couditious. Ce lut sur leurs ouvertures simultanées que la question fut débattue. Fidèle au plan de conciliation écrit daus la note du 27 juillet el jaloux de le faire exécuter par une démonstration navale commune, l'amiral invita les ministres de Russie et d'Autriche à faire venir également leurs flottes. Mais si M. de Boutenefï avait signé la note, il connaissait l'intervalle d'une concession révocable à un acte; il se garda bien de s'engager, et répondit que, n'ayant aucune instruction à ce sujet» il ne pouvait que prendre la obose ad référendum* L'in* ternonce fit la même réponse. La discussion s'échauffait lorsque les drogmans, revenus de Constantinople, annoncèrent que la nouvelle était dénuée de fondement; les esprits se calmèrenty et la conférence se sépara sans avoir rien conclu. Etait-ce la Porte qui avait mis à dessein cette nouvelle en circulatton pou r éprouver les intentions de ses amis? Le graud-visir n'aurait-il pas voulu plutôt couvrir la suspension des négociations directes avec le Pacba et légitimer l'acceptation de l'iuterv^îuUop ^Miit*

âM DEUX ANNÉES BU OHIEJVT,

péenne eD donnant la nouvelle de la marche

d'Ibrahim le jour même du dépari du Peik-ul" Chtvket? On l'ignore.

Le 5 août le Peïk'iM)hevket mouillait de nouveau à Alexandrie. La communication des nouvelles de Constantinople apporta un changement soudain dans la fortune de Mébémed- Ali ; il s*était cru le maître de la situation, l'arbitre de l empire, ie régulateur des destinées de l'Orient ! L'Ëurope avait dit un mot, et l'Europe dominait la question! Elle n'avait su ni voulu empêcher la guerre ; avec un admirable à-propos elle intervenait pour empêcher la conclusion de la paix. On les avait laissas se battre, on leur interdisait de s'arranger, et, chose étrange, TAutriche avait eu un moment de précipitation ! Il apprît par la lettre même de Khosrew que des conditions plus avantageuses que la première lui avaient été réservées, que des commissaires avaient dû lui être envoyés, et que tout s'était évanoui devant la note, note que Khosrew lui envoyait traduite, en s amusant dans sa traduction à substituer aux mots de question orientaie les mots de question égyptienne^ couniie si désormais l'empire était désintéressé de toute alarme et que l'Ëgypte seule fût en dehors de cette quiétude si doucement ménagée à la Turquie.

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