CHAPITRE \U
« 40 djemaz-ul-cvcl fîî;.';i80juilH !tt9).
« J'ai pris connaissance de la réponse que Votre Altesse m'a adressée par le retour d'Akif-Effendi, et j'en ai compris le contenu, ainsi que celui du rapport du même Akif-Effendi sur tout ce qui a été dit entre Votre Altesse et lui. J'ai déposé Tune et l'autre aux pieds de Sa Ilautesse, notre magnanime seigneur, qui en a pris connaissance^ et je les ai communiqués ensuite aux principaux dignitaires de la Sublime-Porte réunis en conseil.
«Nous nous sommes réjouis de ce que Votre Altesse, en rappelant l'avantage qu'elle a d'être l'un des anciens visirs de la Sublime-Porte et celui qui, lui ayant rendu les services les plus réels, était devenu pour cette raison l'un des plus grands de nos collègues, avait la noble pensée de faire cause commune avec les membres les plus influents et les plus dévoués de la nation musulmane, offrant au ciel ses vœux pour la prospérité de l'empire et promettant d'exécuter les ordres de Sa Hautesse, notre nouveau souverain et auguste bienfaiteur, et nous avons prié Dieu qu'il exauce nos vœux communs pour le bonheur de l'empire.
« La réponse de Votre Altesse renferme quelques reproches sur ce que, dans la lettre dont Akif-Effendi était porteur, l'hérédité était bornée seulement à l'Egypte. Si l'on a omis de s'expliquer clairement à cet égard , c'est que c'était le premier avis de la rentrée en grâce de Votre Altesse, c'est que cet envoyé avait pour seule mission de lui en porter la nouvelle, la plus désirable de toutes, sans être autorisé à traiter; c'est pourquoi J'omis de donner à Votre Altesse de plus amples explications.
DEUX ArririlKS Eir orient,
«Quoiqu'il en soit. Je me disposais» d'acooid avec tous les ministres, à tranquilliser Votre Altesse par tons les maymê et à l'inviter à l'union et à la coneorde ; après
avoir pris les ordres supièiiics de Sd ilautesse notre aiiguste maître, nadji-Saib-ElIendi, un des premiers dignitaires de la Sublime-Porte et ministre de la justice» ^tait désigné et allait être envoyé sur un bateau & vapeur pour n^ocîer et traiter avec Votre Altesse tous les arrangements relatifs k tes demandes, aux services qu'elle a l'intention de rendre et à ce qu'exigent les circoTisiances présentes, lorsque les ambassadeurs des cinq grandes puissances ont remis à la Sublime-Porte une note signée par eux dont la traduction se trouve dans la présente lettre. Cette note» d'après laquelle les cinq puissances auraient commencé k traiter entre elles d'un arrangement définitif, â été soumise aux délibérations d'un conseil des ministres. Bien qu'on n'ait pu admettre le principe d'une intervention étrangère dans nne a&ire à régler entre un souverain et un vassal, du moment que les cinq puissant cesse sont mises d'accord et ont entamé des négociations, comme un refus paraîtrait grave en tant qu'opposé au système de l'Europe, etpourraU iuèmc, si l'on réfléchit aux leçons del expérience, devenir une cause d iu quiétude pour toute la nation musulmane; considérant d'un autre côté, que, du jour que Votre Altesse .est rentrée en grâce, quels que soient les arrangements qui seront pris avec elle, soit directement, soit indirectement, dès lors l'intervention ou la non -intervention des puissances dans l'arrangement des affaires n'est d'aucune importance» les ministres de la SublimeJPorte, aussirésolus que désireux de n'a voiiJaiaaîS) s'il pbit& Dieu, besoin d'aucoa
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