CHAPITRE XII
dignitaires de la Sublime-Porte réunis en conseil, après avoir reçu communication et de ma lettre et du rapport d'Akif-Effendi, étaient convenus , pour donner suite ^ ma deiilande, pour mettre à jour la nature des services que je pouvais rendre à l'empire et déterminer les mesures à prendre dans les circonstances actuelles, d'envoyer auprès de moi par un bateau à vapeur le ministre SaVb- EfTendi, lorsque, sur ces entrefaites, les ambassadeurs des cinq grandes puissances ont présenté à Votre Âltesse une note dont vous me dites insérer la traduction dans votre dépêche, ajoutant que les consuls généraux des cinq grandes cours résidant à Alexandrie me feront des communications analogues, et que les rapports verbaux de mon chargé d'affaires m'aideront à mieux comprendre tout ce dont il s'agit. MM. les consuls généraux m'ont donné connaissance des instructions qu'ils ont reçues de leurs ambassadeurs respectifs, et Muffik-Bey m'a entretenu de ce qu'il était chargé de me dire. Mon seul désir, mon unique but sont défaire ma soumission et de donner tous mes services à notre magnanime et tout-puissant seigneur et maître; mais j'ai très humblement supplié Sa Hautesse qu'en considération de ma qualité d'ancien serviteur de l'empire et de mes services passés, sa générosité voulût bien satisfaire deux vœux que j'osais lui adresser; je prie Dieu qu'il conserve sur le trône jusqu'à la fin du monde l'auguste personne de notre seigneur et maître. Lorsque mon chargé d'affaires a reçu l'ordre de se rendre auprès de moi, il a obtenu l'honneur insigne d'être admis à porter ses hommages aux pieds de Sa Hautesse, qui a daigné lui dire : « Muffik-Bey, faites mes compliments au Pacha, la prière (\u '\\ a adressée à mou