‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 40 sur 86 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Un congrès et l'Autriche. — Propositions de l'Angleterre. — Incendie de Péra. — Les flottes entreront-elles ? — Note du août. — Maladie de M. de Metlernich. — Un prétemlant. — G)rrespondance de Khosrew et de Méhémed- Ali. — Note du 28 septembre. — Plans des grandes puissances.

Comme si les rôles de ce drame du vieux monde avaient d avance été distribués, en i8!^9 comme en i833, l'Orient et l'Europe se succédaient pour créer le nœud par des mouvements militaires et pour le dénouer avec la diplomatie. A peine Tun de ces mondes avait-il fatalement multiplié les événements, l'autre intervenait en juge, en arbitre, en providence; l'Islam se croisait les bras, la parole était à la cbrétienté. Plus frappante encore était la péripétie de cette année. L'Europe emplissait la scène, et c'était entre les cinq personnes de son omnipotence que s'établissait un colloque sur le sort de l'béroique

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et passionné personnage qui, une blessui^ au fianc^ une épée à la main » aux deux mains des chaînes, attendait en frémissant un arrêt de salut ou de ruine.

Dès le conimencement d'août , M. de Metternicb, jaloux de poursuivre le développement de la noie du iS juillet dont il revendi(]uait Tinspiration, entreprit de décider à une dëiil>ératiôn commune les puissances qu'il avait liées par un vote préliminaire en faveur de leur commune médiation ; il proposa donc un congres qui se serait tenu à Londres ou à Vienne. Un congrès , en régularisant Tintervenlion qu*ilavait eu Thon* neur d'établir, eut complété son œuvre et couvert la Turquie d'une protection permanente:

la note collective était le gland de l'arbre de paix sous lequel l empire devait reposer à l'avenir, le congrès était l'arbre même. M. de Met- ternich croyait avoir enfin trouvé l'occasion de rendre à la Turquie cet ombrage salutaire que le traité de iëi5 lui avait si malencontreusement refusé ; il se flatta que, grâce à son habileté, Ja Russie consentirait à échanger sou protectorat isolé pour le cinquième d'un protectorat com* mun* et volontiers se ferait branche au lieu de tronc. Certes de tels efforts étaient dignes de la politique dejrAutriche et de i'hunune d Etat qui eu est la personnification^ Des notes furent

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