CHAPITRE XIII. 1S
ooDfiaoce. Ce ne fut que le 98 août qu'il entra en convalescence ; d*après leis conseils de ses médecins, il alla prendre les eaux de Bohème. En son absence le général baron de< Fiquelmont, ambassadeur à Pétersbourg, fut chargé de la gestion des affaires. Lorsqu'il prit son audience de congé, Tempereur Nicolas Tadmonesta sévèrement à propos de Fassociation de l'Autriche avec la France au sujet des affaires d'Orienl, et le pria de ne pas oublier que le prince de Metternich s'était étrangement fourvoyé.
En signe de la ferme résolution du gouvernement russe de maintenir le traité d'Lnkiar-Skelessiy le 5 septembre arriva à Buiuk-Déré le bateau à vapenr de guerre 1^ Etoile polaire, mis à la disposition de M. de Bouteneff pour s'y embarquer dès que Tescadre anglo-française aurait paru dans le Bosphore. Ce bateau, c'était le traité à l'état de menace; il sufllsait pour défendre les Dardanelles et le Bosphore contre les deux escadres de Bechika-Bay, que le contre-amiral de La Suze venait de rallier aL\ecleMontel?e/lo,forles à cette heure de vingt-trois voiles et de dix-sept cents pièces de canons. D'ailleurs la résistance de la Porte aux démarches des deux ambassadeurs était appuyée par l'Autriche. M. de Metternich avait fait déclarer que, si la flotte anglofrançaise passait le détroit, il se séparerait de
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ralliance^attendu que,poiirune vaine satisfaction d'amour-propre, il ne voulait pas voir la paix de
l'Euiope coinpiomise. Le i" seplembi e 1 amiral Stopfordy sans avoir rien obtenu, était reparti pour Bechika-Bay; la Porte ne cessa dès lors de demander l'éloigneiueDL des deux escadres de celte station.
L'£urope jouait aux flottes : faire entrer à Constantinople une portion de ses escadres ou les écarter des Dardanelles, retirer la flotte turque du port d'Alexandrie^ telles étaient les menues occupations de la diplomatie. Mëhémed«Ali se refusait à ces demandes réitérées de restitution sans se laisser ébranler par les avis du consul de France qui lui faisait appréhender l'arrivée d'une escadre anglo-fiançaise , les injonclioiis du consul d'Angleterre et les menaces du consul de Eussie. Quelle convenance y avait-ii à exiger du Pacha la restitution d'un gage que lui avait amené la fortune de ses armes et la gloire de son nom, avant même d'avoir réglé le différend da vassal et du Sultan ? N'aurait-il pas dù être traité avec moins de brutalité, lui qui, avant et après la bataille, avait lait preuve de modération, et s'était mis par sa modération même à la merci de l'Kurope? El le pi emier mot de l'Europe était une menace qui ne résolvait rien et comprouieitait seulement I bonneur de son impartialité!
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