‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 48 sur 86 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

(le négociation , et, moins désireux de le détruire que de Tamener h des dispositions conciliantes, il atténuait ses reproches ou ses exigences par de railleuses propositions qui ressemblaient à un badinage. Il lui écrivait qu'à leur âge la retraite était nécessaire et une fin pieuse indispensable; il rengageait donc à venir en Égypte,afin qu'ils pussent aller ensemble à la Mekke et passer tranquillement, côte à côte, le reste de leurs jours'dans deux palais qu'ils bâtiraient Tun près de l'autre au milieudes jardins de la ville sainte, a Qu'il vienne, disait-il sérieusement à ses familiers, et je lui donne pour la fin de ses jours mon palais de Choubrahetjele traiterai en frère.» Peu sensible à ces offres engageantes, Khosrew continuait sa guerre de malices. Ne pouvant recouvrer la flotte, afin de brouiller du moins le Vice-Roi avec le capilan-pacba , il lui faisait savoir que des brùloliers grecs réclamaient le paiement de brûlots pour lesquels le belliqueux Akhmet avait passé un marché, et il ajoutait que le gouvernement, en dehors duquel cette convention s'était conclue, était obligé de renvoyer les réclamanis à Alexandrie. La ruse était grossière, et Méhéraed-Ali répondit que, si Constantinople ne voulait pas payer, le trésor de l'Ègypte ferait face à la demande des brûlotiers. khosrew ne renonçait pas davantage à sa coru. 16

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respoudaiice ; il oe pouvait s'interdire le plaisir de triompher patelinement de Tappui qu'il avait reçu de l'Europe, et de justifier avec une doucereuse; adresse su résigaation aux lonctions du graud-visirat.

« tr dJf!iDaiHil*flkhr is» ^ septembre lawi.

« Tai eu rhonneor de recevoir la dépêche de Votieli- .

tesse et d*en comprendre le contenu. Elle est remplie de reproches et Votre Altesse nous invite à nous éloig^ner des a&ires et à lui eu donner avis. J'écris la présente à Votre Allease pour lui témoiguer que notre amitié est sincère envers elle, et de cela Dieu est témoin que nous ne nourrissons aucun sentiment d'animosité envers elle. L'opinion qu'elle a de moi n'est pas juste, et quoique les récriminations et les plaintes de Voire Allesse contre moi aient rempli la terre entière, moi je ne me suis pas fâché contre elle, et cela regarde plutôt le Sultan. Toutes ces paroles ont causé entre les Musulmans et les Européens du tort au nom du sage Méhémed-Alî Pacha , et puisque chaque inJi\ idu doit se dévouer a la cause des siens, cela m al)eaucûup surpris en Votre Altesse et m'a même fâché. Parce quele capitan-pacha est coupable, vouloir retenir la flotte n'est pas une choseraisonnable et nous ne le croyons pas. Vous avez écouté les paroles du capitan-pacha, et si vous eussiez envoyé la flotte impériale cela aurait été une cliose convenable et douce. Pour ce qui regarde mon éloignement des affaires. Votre Altesse sait que depuis plusieurs années j'ai resté retiré dans ma maison. La Providence malgré mon désir contraire a voulu que je

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