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Toutefois Mahmoud lui laissa le ministère. Ce fut alors avec lui qu'eurent à compter Halil et Àkif, auteurs de la ruine et de la mort de Pertew, qui ne l'auraient point épargné s'il ne les eût prévenus; leur disgrâce ne se fit pas attendre. Son administration fut marquée par des tentatives soutenues d'amélioration. C'est à lui que fut due la création des deux conseils de l'empire qui régularisent l'action du gouvernement et du conseil d'utilité publique destiné à élaborer les projets administratifs. Mais ces honorables efforts faillirent le renverser et ne lui laissèrent d'appui que parmi les légations européennes contre les ombrages de la Russie et la jalousie des Turcs. Déjà se prononçait la lutte entre la première et la seconde génération de la réforme; histoire éternelle de cette lutte d'Âbel et de Caïn entre les fils d'une même révolution. Reschid, qui avait remonté par ses voyages jusqu'à la source de l'initiation, était à la téte de cette génération nouvelle; pour ennemis ilavait Khosrew, Halil et Akhraet, premiers-nés du Réformateur, envieux de tout concurrent au crédit dont ils s'entre-disputaient le monopole, jaloux d'un mérite particulier qui n'était pas né comme le leur dans le sang et le scandale, mais qui, plus pur, s'était fortifié en s'abreuvant à la mamelle même de la civilisation. Leurs sourdes et per-