CHAPITRE XIV
nel de Gul-khané et ne s'effrayait point des obstacles énormes qui en entravaient la réalisation; Heschid-Pacha n'eût pas voulu encourir le ridicule aux yeux de l'Kurope d'avoir transporté en Turquie le mensonge des fastueux programmes.
GHÂPITR£ XY
Proposition de l'Antriche.— Retour deM. Brunow a Londres»
— ÛûmiMioD des Chambres à Paris. Préparatifs de guerre de Bféhémed-Ali. — DeetitiitioB do etpiun-pechi.
— Suite des réformes à Consiantiaople. — Gonférenoes à IiODdres. — Gorrespondaiioe de Bléhéaied'Afi et de Khos* rew.— lie eoionel Hodges. Encore le êtatu quo,»^ De**titution de HaliL SituatioD générale.
L^mpuisaanoe de TEurope à se mettre d'ao»
cord semblait recommencer le siatu quo dont
son défaut de concert n'avait pu prévenir la rupture. Far quelles dissonances ne se démentait pas rharmonie que le prélude éclatant du
27 juillet :ivait si jjoii]] tcus(Miienl auDoncëe*? L'Europe avait entrepris de concilier l'Orient et aurait en besoin d'un conciliateur. Dès le mois de novembre^ M. de Metternich, qui avait
(1} On «nm pu remininer que Itnote^ délibérée le «7, est
signée du a8 ; nous «nuisedopté dm noMre r^i$ I4 ds^e cqt^v I9cr^9|^ar i usA|«f
300 DEUX AlfNJéES EN ORIEIfT,
précipité l'interventioD dans les affaires de Tempire, lâchait à Ten retirer. A. la vue de la tentative du rapprochement de la Russie et l'Angleterre, il put craindre de n'avoir forgé, dans la note du juillet, qu*un anneau à Tusage de ces deux puissances pour tenir Tempire ottoman dans leur dépendance. Vanité de la sagesse politique ! Etrange résultat du zèle de la réparation que d'avoir enchéri, en voulant Texpier, sur la faute de i8i5! Ce que M. de Metternich avait cru si bien fait, il essaya de le défaire. Il reculait devant son propre ouvrage comme devant la création d'une nouvelle fatalité. Le 20 novembre, il fit notifier aux ambassadeurs des puissances à Vienne la proposition suivante : « Signifier à l'Egypte et à la Turquie : i* Qu'aucune puissance ne s'oppose à leur arrangement direct; a" que des mesures collectives seront prises entre les puissances pour arrêter Ibrahim dans le cas où il marcherait en avant. » Après avoir poussé l'Europe à se saisir de la tutelle de l'empire, M. de Metternich la pressait de donner sa démission.
Mais si une politique négative voit quelquefois se tourner contre elle les armes dont elle s'est pourvue, toute politique, dont le but est bien déterminé, s'arrange de l'obstacle même et finit par changer en moyen l'embarras jeté