II. fti
part et provoqua dès lors, en se séparant volontairement de l'Europe, l'Europe à se séparer d'elle. Ce fait serait grave, niais il est si peu exact que M.Sébastiani reçu t la proposition d'adjoindre un plénipotentiaire turc aux conférences; le cabinet français y souscrivit d'autant plus volontiers qu'il avait proposé l'un des premiers Tadjonction de la Turquie à la famille européenne. Ce fut vers cette époque que de graves changements se produisirent dans la diplomatie, et même dans l'administration de la France : M. Guizot fut nommé ambassadeur à Londres en remplacement de M. Sébastiani; peu après, le cabinet du i â mai se retira, laissant au nouveau ministère, dont M. Thiers était le président, la suite des affaires d'Orient. Si le maréchal Soult et le cabinet du 12 mai n'avaient point réglé la question, ils avaient eu du moins le mérite de rétablir la paix en Orient et de la maintenir en Europe , et, mérite précieux dans les circonstances, de forcer à des ajournements toute solution contraire aux intérêts bien entendus de l'Europe, de l'empire ottoman et de la France.
Méhémed-Ali ne perdait pas encore l'espérance d'amener la Porte à traiter directement. Déjà il avait fait parvenir, par sa fille Zehra-Khanoum, une lettre àKhosrew et n'avait reçu qu'une