‹ Deux annees de l'histoire d'orient, 1839-40Chapitre 8 sur 86 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

lion allégea le joug oUornan pour ceux de leurs frères d^esclavage qui D*oot poinl participé à ranraiichissenient.

Chose singulière qu'au moment où sa mansué lu de adoucissait la condition des rayas il ail autorisé la persécution des Arméniens catholiques. Ce n'était point de sa part un acte d'intolérance ; dans les Arméniens catholiques ou lui siguala des rayas prêts à devenir rebelles, nourrissant de secrètes intelligences avec r£urope; encore irrité de la révolution grecque, il signa aveuglément la proscription d un grand nombre de familles paisibles, riches^ puissanTes, croyant sauver r£tat et n'obéissant qu'à la rivalité religieuse et à la jalousie de crédit qui animaient les uns contre les autres les catholiques et les schismatiques de l'Arménie. U y avait déjà huit années que cette ruine des Arméniens catholiques avait été préparée par la disgrâce sanglante de leur plus illustre famille, celle des Duz-Oglou qui^ depuis plus d'un siècle^ jouis* sait de la confiance des monarques ottomans.

Uaiet et son banquier juil, Ezkhel| tramèrent à frais comidun la spoliation et la perte de cette maison, et ils rencoulierent parmi les Arméniens schismatiques un agent subalterne doué d'une habileté supérieure^ qui les aida à la consommer pour s'agrandir. Halet et E;&khel n'é-

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taient plus; Cassas-àrlyn , tel était le nom du nouveau prince des schismatiques, voulut achever de déshériter les catholiques de leur crédit et de leur opulence au profit de ses coreligionnaires ; il développa la persécution commencée sur les Duz<Oglou. à la faveur de Tinfluence qu'il exerçait sur les ministres de la Porte^ il dicta à Perlew lefirnjau de déporladon, où se retrouve, dans son expression la plus grossière, la haine lunatique de IVfahomet contre le Christ*, Il avait même eu l'art d'acquérir toute la confiance du Sultan, et librement il lui disait : « Je sais que mes ennemis vous demandent ma téte; aussi je viens vous FofTrir tous les matins; mais si vous la prenez, vous perdrez celle d'un serviteur dévoué, i Admis dans Fintimité impériale, on Ta vu se promener faïuilièremenl avec Mahmoud, et, encouragé parles badinages du prince, pren« dre et secouer de sa main de raya la barbe blanche du premier ministre de l'empire, du terrible Khosrew. Telle était Tamitié qu'il avait inspirée à son maître qu'à son lit de mort, instruit que l'un des principaux fonctionnaires de la Porte ravait outragé en paroles, il fit demander et obtint à rinstant la destitution du coupable ^.

(i) Voir aux pièces jasdfîeatîvfis c« dernier momineiit de nmotérance musulmane.

(a) Cassas- Artyo ayait été aitaclié à l'hètel des monnaies par

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