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jours que je fis popote avec les officiers de oe
. Caustique de ce conteur-t-de ce biographe avait
- mons! quel dommage que je n'aie pas la mé- “daille commémorative de l'expédition de Chine, --.
forment popote, c'est-à-dire qu'ils vivent au même or-
DEUX ANS AU MEXIQUE Hit #24 "!
m'accusera qui voudra de roses MEL rappellerai longtemps 1es Ytudg gastronomiques auxquelles je me suis livré pendant les quelques
dates (1) Ù Se
rsque je ne mangeais pas à la fienda. avec nee le de route, j'avais pour compagnons d'ordinaire le lieutenant J acquot et le sous-lieutenant Lafond, deux braves, excellents causeurs: spirituels et enjoués, prenant la vie comme elle venait, et ne se faisant de la bile que les jours où l'ennefhi semblait nous attendre de pied ferme pour ne s’en sauver que plus vite. J acquo él était parent d'Eugène de irecourt, et la verve
un tant soit peu déteint sur les fines réparties Ê et les anecdotes pi uantes du lieutenant. < “i Quant a RS era Laforfd il ne re: .
grettait qu'une chose; c'était d’avoir laissé aux # autrichiens, sur le champ de bataille de Solferino, la plus belle moitié de son nez. Encore s'en consolait-il. lestement lorsque son petit 4 miroir de camp\réflétait six glorieuses décorations, et il disait alors en se passant la main sous le menton : | ; —Trente-quatre millions d’entrailles de dé:
J'aurais la collection numisfnatique tout entière. Plus tard— pourquoi ceux qui restent,écriventils toujours ce triste mot, plus tard ?—au combat
(1) Le mess dans l'arméa française n'existe qu’en :. \ arnison, Les capitaines ont leurs tables à part, et les ieutenants et sous-lieutenants mangent séparément. campagne, les officiers d’une même compagnie
aire, .
1i4 DEUX ANS 41] MEXIQUE
de la Malmaison, le 24 octobre 1870, en se
tant intrépidement à la tête des tirailleurs du
régiment des zouaves de marche, le lieutenant commandant, tombait frappé enne. ‘
gne—dit le
de be
affaissé à son Que de braves officiers, de bons camaradés, de nobles cœurs sont tombés er défendant le sol dé France, pendant l’épouvantable guerre de 0!
LR JE
Et les-voilà mélés à tant Mfutres Pousssières 8 qu'ils aient désormais lus de geste et de voix
Que ces têtes de morts qui, Fe les cimetières
Se regardent du haut des croix,
r En route, lorsqu'elle n’est Pas semée des émo-
tions d’un jour de combat, a vie est excessivement monotone.
SRSLER 4m» AROUN—A, æ me Dim eu
frappé =
oix Lu
ss" d
DEUX ANS AU MEXIQUE e 115 un village quelconque, et de nous donner un billet de logement chez une sale famille in-
. dienne, sous la méchante hutte de laquelle chacun réfléchit à son aise à ces vers de Théophile}Gantier : ;
près la grenouille qui saïte, ment les crapeaux à l'œil roux.
qüe nous avions sous
notre départ de San Antonio,
e à nous faire oublier ces légers
désagréments de la vie rüilitaire. Les précipices et les montagnes sur la crète dei uels nous ressemblance frap-
pare ces lieux maudits du Liban, dont
son itinérairé :
—“ Ces masses étaient posées d’aplomb comme
| des cubes solides et éternels. . Suspendues -sur
eurs angles et soutenues par la pression d’autres roches invisibles, elles semblaient tomber encore, rouler toujours et présentaient l'image d’une ruine en action, d’une chute incessante, d’un chaos de pierre, d’une avalanche intaris- . sable de- rochers, rochers de couleur funèbre, gris, noirs, marbrés de feu et de blanc, opaques : vagues pétrifiées d’un fleuve de granit ; pas une
utte d’eau dans les profonds initerstices de ce
it gglcine Par un soleil brûlant ; pas un | herbe, pds e tige, pas une plante grimpante ni dans ce torrent, ni sur les pentes crénelées et-ardues
- des deux côtés de l'abîme, C'était un océan de
pierres, une cataracte de rochers à laquelle la ‘
DEUX ANSAU MEXIQUE
diversité de leurs for poses, la bizarrerie de
choses, de ] ducité des
euve des derde, quand le feu aura tout consumé et que la terre dévoilant ses entrailles ne sera plus qu’un bloc inutile de pierres calcinées sous les pas du terrible J uge qui viendra : la visiter.” (1) EEE Rien n’est forcé, rien n’est trop accentué dans ce sombre tableau, et souvent par ces chemins mettions huit eux lieues, La aient obligés de hers et.de retenir
(1) À peu de distance de San liti e Teposcolula, M. Fran que j'ai eu l’occasio En rendant c
- -Ce bolide cube environ t forme d’une tête de
Passant au formé autour d'un vieil officier,
Par des cordes passées sous Jes essieux, les roues
balançait sur l’abime.
un bonheur que l'ordre fà
de nos pièces da ruse dont la moitié se ussi était-ce vraiment t arrivé à temps pour
Nonobstant ces
mit que huit jours à franchir les soixante-deux lieues qui séparent Tehuacan de la ville d'Oajaca.
Le onze janvier à dix heures et un quart du matin, nous faisions notr
difficultés, notre colonne ne
e entrée, clairons et petit village d’Etla, es les forces du corps
tambours en tête, dans le point où s'étaient concentré expéditionnaire.
Le général d'Hurbal avait transporté depuis la veille son quartier-général à six kilomètres en avant, à l’hâcienda Blanca.
Ici, je dus me séparer de mes amis les zouaves,
après avoir partagé quelques heures la bienveillante hospitalité de M. olf, correspondant de l'Estafette, et je profitai d’an convoi de gabions qui partait soûs l'escorte d'un escadron du 5°
Ussard, pour me rendre à l'état-major.
J'y trouvai le général en petite tenue, se promenant modestement à pied, avec un
aides-de-camp, au milien des tentes des soldats et causant avec quel
n-en-chéf de l’arm
tinuai ma course vers le Quartier-général, me Contentant de lui tirer le salut d’inférieur à su- Périeur.
Le général de son Côté, voyant passer à fond de train un officier couvert de Poussière, s’imagina qu'il avait quelque anguille sous roche du côté d’EtlaMet dépêcha de suite le capitaine
gerot à ma recherche.
Bientôt nous revimee tous deux de notre méprise, et quand il eut pris Connaissance des dé.
et de l'acier sous cette petite stature, tenant à la fois du gandin du boulevard et de l’homme brisé aux fatigues de la guerre. Une partie de sa vie
d tact et cette délicatesse dont le soprot se perd
de jour en jour avec les traditions de famille qui s’en vont.
Pourtant, malgré la bravoure ses talents de théoricien, je n'ai jamais pu m'’ex-
pliquer le peu de Confiance que ses subordonnés. mettaient en ses qualités de praticien.
Je ne sais si les fréquentes promenades militaires qu'il s'amusait à commander faisaient un peu r le troupier, mais dans l’armée on l'acousait de temporiser, et même quelques offciers supérieurs allèrent jusqu'à prononcer le mot incapacité, lorsque Raoul du Luart, jeune et.brillant sous-lientenant de hussatds, paya de sa vie sa bravoure chevaleresque en tombant avec huit de ses hommes dans une embuscade, entre Huitzo et Etla, pendant une reconnaissance où le général commandait -
Quant à moi, il est peut-être encore trop tôt Pour porter un jugement impartial, mais puisque j'écris une page de l’histoire comtemporaine, le général d'Hurbal, suivant l'opinion de plus d'une célébrité militaire, restera dans l’armée française comme le type du brave, du bon et du savant général.
Parmi les officiers de son état-major se trou- Vaient les capitaines Magnan, fils du maréchal de France de ce nom ; Bidot, aujourd’hui offcier de la légion d'honneur et chef d’escadron ;
gerot, maintenant lieutenant-colonel d'artillerie et directeur de la poudrerie du Bouchet : le capitaine d'artillerie de Roincé : M. de Milson, officier stagiaire au titre prussien, et M. de Vaudrimey-Davoust, petit fils du maréchal Davoust le grand général d'artillerie. Ces officiers m’accueillirent avec la pu franche camaraderie, et comme j'avais été forcé de laisser mes bagages sur les fourgons du convoi Doutrelaine, ils mirent à ma disposition leur matériel de cam-
Pagne : tente, lit de camp et batterie de cuisuine. n 1869,lors d'un voyage en Italie, la première rsonne que je rencontrais en débarquant à ivitta- Vecchia, fut de Vaudrimey, devenu chef d’escadron d'état-major, et là— à l'hôtel 4 Or-
lando—nous passâmes une journée charmante à causer des amis et des choses d'ù bon vieux temps. Ce fut de Vaudrimey qui m'apprit le décès du colonel d'Ornano, mon rave commandant, mort en mer, une journée avant de toucher cette terre d'Afrique qu’il aimait tant, Cette délicieuse Causerle, éparpillée en face des solitudes de la Campagne romaine, sous un ciel dé saphir, devait être notre dernière : et comme la paraphrase de Job—sicut nubes, quasi naves, velut umbra—s'applique surtout à la vie militaire, le colonel :
agnan me mandait à son tour, en date de Montpellier, le 11 janvier 1871.
—“ Notre cher de Vaudrimey-Davoust est mort glorieusement sous les murs de Metz en brave soldat qu'il était.”
Nos journées pendant les premiers jours de l'investissement de Oaïaca se passait à reconnaître les environs de la place, ou à accompagner le général dans ses excursions qui avaient pour but, l'étude topographique des terrains où nous devions nous installer, quand s'ouvriraient définitivement les Opérations du siège si désiré.
Quant à nos soirées, elles étaient des plus pacifiques.
Lorsque personne n'était de service de nuit, On organisait un whist auquel venaient prendre
art le général Mangin des Zouaves, le colonel
etit des chasseurs d’Afrique—fils du général de la vieille garde qui reçut les touchants adieux de Fontainebleau—et M. de Quélen, chef d’es- Cadron aux hussards. Comme mes fréquentes distractions m’avaient donné la réputation d'’exécrable joueur, aussitôt que j'entendais la grosse voix du général Mangin qui criait :
— Allons messieurs ! à moi de faire les cartes ! je m'esquivais furtivement pour me glisser
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entre mes couvertures de camp, et là, prenant la position la plus paresseuse possible, je me livrais à cette grave occupation que les zouaves appellent pioncer dans son pieu ; ce qui veut dire en langage chrétien “dormir dans son lit.” 18 janvier, deux jours après mon arrivée, une estafette accourut de grand matin annoncer au général d'Hurbal que le maréchal Bazaine venait le relever du commandement de l'expédition, et qu'il serait très probable que le soir même il ft à l’haoienda Blanca. En effet, vers quatre heures, les tambours battaient, les clairons sonnaient aux camps, et malgré une forte fièvre dont je souffrais depuis Tee temps, je ne pus résister à la tentation d'assister à l'imposant spectacle de la réception d’un maréchal de France par son corps d'armée.
Les troupes étaient rangées en haie le long de la route qui menait au quartier-général, et pré-
sentaient les armes à mesure que'le maréchal,
entouré de son état-major et de soh escorte, défilait en remerciant de la main les cris de vive l'empereur ! poussés sur son passage. 2
Le soleil et la route avait FR nu bruni cette mâle figure que je n'avais fait qu’entrevoir, lors de mon séjour à Mexico, mais rien n’y paraissait des fatigues qu'il avait eu à endurer pour rejoindre si vite le corps expéditionräire. : On n’y lisait que le plaisir de se revoir au milieu des braves troupes qu'il avait conduites si souvent au triomphe et à la victoire.
La présence du maréchal parmi nous inquiétait vivement l'ennemi qui s'attendait à quelques coups de main de notre part, et de fortes
‘patrouilles ne cessaient de sillonner les alentours
de la ville. Le 15 janvier, nous fûmes mis en émoi par le bruit d’une forte fusillade sur notre
gauche, en àvant, et ls commandant Ximenes
fut dépêché pour voir ce dont il s'agissait. Je l’accompagnais. . OR
/ En pratiquant une. reconnaissance, le 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique était tombé dans une ‘grosse embuscade ennemie, cachée derrière l’hacienda de la Guillera, et après l'avoir refoulée: jusque dans le'col de las tres Cruces, ‘avait mis en déroute les sierranos. de Fidencio, de Tepeji, qui voulait lui disputer le
. ‘ passage, leur enlevant la position du petit Pica-
cho, et leur tuant un officier et onze hommes.
: Le bataillon s'emperait en ce moment du village de San Felipe del Agua. Ces renseignements nous furent donnés par le commpndänt le baron de Briant, qui était venu se poster avec
un bataillon de la légion étrangère surla crète de la montagne, pour surveiller les mouvements
de l'ennemi et se préparer à toute éventualité. Nous continuâmes notre course dans la direction de San Filipe del Agua, à travers un fouil-
lis inextricable dé broussailles, de lianes et de |
palmiers nains, à qui nous fimes l'hommage d’une bonne moitié de nos pantalons, et nous. arrivâmes à temps pour voir l'ennemi déguerpir de sa formidable position et assister aux derniers coups de feu. Cette escarmouche leur coûta onze morts, dont un colonel.et Mt tne blessés.
De notre côté nous n’eûmes que deux contusionnés, mais en revanche pas un homme dont Ja capote ne fut trouée par une balle indiscrète. Le village, dont le bataillon d'Afrique venait de se rendre maître, avait une importance exceptionnelle aux yeux de la ison ennemie.
Il était traversé par l’aqueduc, qui fournissait l’eau à la ville. :
En détourner le cours, c'était prendre les
mexicains par la soif, et'une compagnie du génie, sous les ordres du capitaine Dombres se mit en mesure de couper le tunnel en pierre qui déversait l’eau dans Oajaca. » /
Quant aux soldats du bataillon, ils se mirent en frais de créneler et de fortifier le réduit de l’église, en cas d'attaque imprévue, de la part des assiégés. ou mieux encore des troupes que nous avions battues le soir même, et que nous avions forcées de chercher refuge dans la montagne en arrière de nous, leur barrant ainsi le . chemin de la ville.
Ce soir là noug retournions porter au maré-
| chal les dépêches de la journée.
” D était à table quant nous arrivâmes à son quartier général, et j'ai encore dans l'oreille l’énergique juron qu’il lança, lorsqu'il eut fini de lire à haute voix la phrase suivante :
“ L’ennemi que nous avons devant nous a du
:moïins le mérite de persévérer toujours dans le chemin où il s’est engagé : un enfant vient de me prévenir de ne pas laisser nos troupes boire aux citernes particulières, les officiers Juaristes y ayant fait jeter du poison!” |
oilà les seules armes que ce parti trouvait
efficaces contre nous, car il savait que jamais
nous le suivrions dans cet infâme sentier.
En sortant de la salle à dîner, le colonel Osmont me fit passer dans son cabinet particulier, et.là, m'apprit que le lendemain matin je devais retourner à San Felipe del Agua pour y rejoiridre les cadres du 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique, en qualité d'officier stagiaire, au titre étranger. /
On attache au mot stagiaire dans l’armée française une double signification.
Peut être stagiaire tout officier étranger dé-
taché officiellement Par son gouvernement pour étudier l'or nisation, la discipline ou l’administration de l'armée en Campagne. Plusieurs généraux ont ainsi commencé leur célébrité. Le général américain McClennan fit, comme stagiaire au génie français, la campagne de Crimée, et le baron de Vandersmissén qui a commandé la garde impériale belge au Mexique, gagna ainsi la croix de la légion d'honneur en Algérie. euvent encore être stagiaires, mais seulement evant l'ennemi, ceux qui n'étant pas sujets français, sont recommandés et admis à subir ün examen militaire, devant un comité d'officiers supérieurs. Suivant l’heureuse ou la malheureuse issue de cette épreuve, au Mexique, quand ils n’entraient pas à la légion étrangère, ils étaient internés dans un régiment désigné par le commandant-en-chef, et Y faisaient fonction d'officiers sans troupes pendant la durée de la campagne. - À la demande du marquis de Montholon, J'avais été classé dans cette dernière catégorie, et je n'eus qu'à me louer de l'heureux hasard qui m'avait placé auprès du commandant d'Ornano, en qualité d'officier d'ordonnance. J avais déjà eu le plaisir de faire sa connaissance, lors de mon passage à Orizava, et je savais que sa réputation d’excellent militaire était répandue dans toute la terre chaude.
gé de quarante-cinq ans, cette officier avait commencé à porter le havresac, avant d'arriver à la contre-épaulette de commandant. Les vieux rognards qui avait connu Æe Lamoricière, isaient qu'il avait avec le général une ressemlance frappante : quant à nous, nous savions que par la trempe énergique de éon caractère le commandant était corse, il savait en imposer
toujours à propos, aux rudes troupes qu'il avait
sous ses ordres. PE Le commandement qui était dévolu à M° d’Or-
nano était peut-être un des plus difficiles de l’armée française.
Le premier officier venu ne saurait imposer l'amour de la discipline et de l’obéissance passive, premier point du règlement militaire, à des têtes de pipes comme en contient le 2e bataillon d'Afrique.
Ces bataillons--ils sont quatre—ne sont recrutés que parmi les têtes chaudes des autres corps de l'armée, auxquels une forte contravention à l'ordonnance, un délit ou un larcin ont valu les dé 8 d’un conseil de guerre. Tant que dure leur position, elles sont internées aux régiments d'infanterie légère d'Afrique, mieux connus sous le nom de zéphirs. Bien entendu, s’il est un endroit où l’on s'attend à avoir du tabac, ce sont eux, les Joyeux comme les appellent les gouaves, qu'on lance en avant, et toujours lorsqu’ils ne sont pas trop surmenés par l'officier qui les commande, ces braves enfants perdus ont plus que leur devoir. A preuve, l’héroïque . combat de Mazagran, livré en. février 1840, ou cent vingt-trois zéphirs sous les ordres du capi- . taine Lalisvre ge défendirent pendant une journée contre douze mille arabes, et finirent par “les mettre en déroute. *
Sachant se tenir dans un juste milieu de dou- ‘ceur et de sévérité, le commandant d’'Ornano était sinon'le ehéri de ses officiers, avec qui il ne transigeait jamais, du moins l’idole de ses troupes. Le soldat savait parfaitement que si, une fois son devoir accompli, la double ration d'eau-de-vie l’attendait, il n’ignorait pas non
plus
ment, alla se pl
le farceur à u
situé à quatre
Felipe de 1
portée de rer notre jonction avec la brigade de cavalerie cours, pendant que le 3e zouave u colonel Tourre, devait occude Xojo et de Santa Lucia, et s’y
qu'il s’exposait au silos ou à quelque chose * de pis en contrevenant au service.
lors notre chef n’entendait pas badinage.
Un soir, pendant le siège, un soldat trouvant
supérieur
son potage mauvais avait jugé à propos ‘de log faire passer de son écuelle, dans la bardé touffue de son fourrier. LR
goûtant fort peu cet échaüde-
aindre au commandant.
J’entendis celui-ci donner l’ordre d’attacher
n arbre, placé dans la ie deprojection des bombes de l'ennemi, et le
reux passa toute une nuit dans cette position
malheu-
critique, réfléchissant aux inconvénients que peuvent procurer la présence de plusieurs cheveux sur la soupe. ;
Tout le monde savait donc qu'on ne gagnait rien à ne pas bien faire tâchait de mériter son approbationt en se conformant strictement aux ordres donn < 4
jh, f
son métier, et chacun
jour de mon arrivée au batai
peus dans mes souvenirs, car peut s’en flint u'elle ne fût suivie d’une promenade dans l’autre monde,
L'ordre du jour consistait à pratiquer une re-
du général de Las sous les ordres d per les villages maintenir. à
Pendant deux heures, nous suivimes une barranca—lit de torrent desséché—croyant notre mouvement ignoré de la ville. Déjà, nous avions
connaissance du côté d'Iscotelle, petit village kilomètres sur la gauche de San
Agua, mais éloigné de la ville d’une canon.
Arrivés là, nous devions opé-
DAS D) ANS D, 2 2e: où L
DEUX ANS AU MEXIQUE réussi aire notre entrée dans le village, et nous nôus massiohs près du portail de «l’ lise, en laissant notre cavalerie et nos tirailleurs escarmoucher avec les avant-postes juaristes, lotsqu’en débouchant par une allée de cactus, l'état-major /du bataillon fut salué par deux obusiers de/montagne que l'ennemi avait réussi à masquer parfaitement derrière un bouquet , d'arbres, à portée de carabine. j
J'étais à quelques pas en arrière du commandant, et mon cheval, pur sang mexicain très ombrageux, entendant le ronflement de l’obus ui arrivait sur nous, fit un écart subit et me orça de Vider les arçons. Ce fut heureux ; car le projectile passa en faisant un tapage infernal à hauteur dé tête, siffla près de l’oreille du lieuenant Chédeville, et alla-éclater à cinq mètres. Ÿ loin, désarticulant l'épaule d'un soldat et : brisant le pied d'une malheureuse femme qui lui donnait à boire.
En me voyant mordre la gs la plupart
“des officiers crurent que j'vais été frappé en plein front ; aussi poussèrent-ils un joyeux éclat de rire lorsqu'ils ne virent que la fourrure de
. mon dolman légèrement endommagée. :
Nous tournâmes bride, et le commandant fit avancer la batterie du lieutenant Tissier.
Dès les premiers coups, nos mortiers démontèrent une pièce aux mexicains, et mirent dix
. artilleurs hors de combat. L’ennemi jugea alors
à propos de rentrer en ville, et nous retournâmes à San Felipe de l’Agua, après nous être emparés de deux espions que je reçus ordre de
conduire avec une escorte ds lanciers indigènes, au quartier-général. < |
Tout y était tranquille.
Le maréchal ne voulait rien entreprendre de
sérieux avant l’arrivée du ‘convoi Doutrelaine, sur lequel on commençait à avoir des craintes ; Car. par une nuit obscure, Chato Diaz—frère du général juariste—s'était glissé entre nos avant-
‘estrade dans la direction‘où marchait le colonel.
Le 22, le commandant en chef expédia à M.
* d'Ornano l’ordre de s'emparer de l’hacienda d’A- | ilerà, poste ennemi placé à un kilomètre et 723 emi en avant de San Felipe. ‘La cour de cette hacienda renifermait une citerne où la garnison de la ville venait puiser de l’eau et faire 3 boire ses chevaux, la privation s'en faisant tellement sentir parmi les assiégés, qu’elle se ven-
dait à six sous le verre, dans Oajaca.
500 hommes soutenus par l'artillerie de la
, Place et.des forts, et l'acharnement avec lequel
l'ennemi défendit sa position, prouva toute lim-
portance qu’il attachait à s’y maintenir. Cette
journée leur coûta cent onze morts. Pour notre
part, bien que nous fussions pris entre les feux
croisés de trois forts, nous n’eûmes ue deux
tués et May sm blessés ; dont trois o ciers, le capitaine