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La plupärt du temps le p ue Qus traversions était morne et désolé ; La habitants pau-
. vres et peu hospitaliers, et les routes couvertes
- d'une-poussière fine qui nous suffoquait au moindre vent, à la moindre brise. a Le contraste était frappant entre ces cactus rabougris, - ces arbres desséchés, ces plaines brûlées,. et les charmants paysages, les souvenirs riants et poétiques que nous avait laissés notre . campagne dans l’Oajaca. : 1e
* Pourtant nos soldats n’en étajgnt ni moins
gâis, ni moins dispos. Nos bivouacs retentissaient joyéusement des échos de leurs chansons. À défaut d’eau potable, ils buvaient sans räncu-
.ne leurs rations d’eau-de-vie coupées d’eau saumâtre, et malgré leurs souliers qui commençaient à manquer à l'appel par cetains endroits, ils étaient toujours restés braves, alertes et français.
Que de chansons baroques n'avons-nous pas éparpillées dans ces interminables plaines du Nord, faisant refrain malgré les bouffées asphyxiantes du vent del Sur, et trouvant moyen de rire, de fredonner et de rs partout ?
ordinaire c'était Airloup, un vieux'sapeur de la légion étrangère qui prenait la tête de colonne et entonnait d'une voix de maîtrechantre au lutrin. :
Airloup ne connaissait pas son pareil au
» monde, si ce n’est peut-être un vieux chasseur, le marquis de Courcy»s'il vous plait, vieille culotte de peau placée en faction depuis près de trois congés auprès du guidoer 1° chasseurs d'Afrique; et qui tous les ans ait caporal pour se faire ‘easser aussitôt qu'i vait en vue d’une bouteille ’d’absinth | £ Lors d'une incroyable période de sobriété, di ie AD
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t je vous en prie, . | "# “Quai c'est l'Ager et l'Afrique Ousqu'on va? | à
We le: veuxben, mais avant que tu partes :
Tu vas consérit Payer un verr’ de vin:
© Puis poliment tu demand'ras la carte Et c'est alors que f'te dirai ton chemin.
, gate, mon cher, C’est un’ île déserto Qu'est habitée par des peupl’ bin méchants ;
N'faut pas, pourtant due.c’lh to déconcerte, ” tu peux bin écrire à tes Parents,
Ya a de serpents, des Crocodiles énormes à : Qui sur de soir, sans fair” de ns,
Vous éntr’au up et vous dévorent un homme Tout | Lomme un homme avale un Cornichon.
SA | mon sargént, j’trembl’ de votre Mstoire
M'voir âvalé, moi j Le préviens déjà
Que VE veux bin me b ättre et voler H la gloire, m'voir manger, j'nie te digérer ga.
: C'était ainsi que nous narguions les ènnuis
- e la route. “ nn .. Le général Negrete occupait le col de la . Angostura, un peu en avant de Saltillo, avec
. 4,000 hommes d'infanterie, 1,500 chevaux, 80
“pièces de canons, et paraissait résolu à défendre -cette: position formidable, autour de laquelle il avait élevé des retranchements et des ouvrages d'une certaine importance.
. Le-i# juin, deux heures après notre arrivée, le colonel Jeanningros avec quatre compagnies, trois escadrons et Fe pièces d'artillerie allare- . connaître le col. co
A portée de canon, l’enneini démasqua deux batteries, laissa voir son infanterie massée et fit sortir une partie de sa cavalerie. Une escarmouche s’engagea avec ños tirailleurs, et au détour d’un quartier de rocher un officier de la légion étrangère, le capitaine Fisher, fut: tué d’une balle au front. ‘ Nous n’eûmesgué la mort: de ce brave officier à déplorer,*ét nous rentrâmes sains et saufs à la Vaçquetia, après avoir levé le plan de la position de l’énnemi, le laissant tirer hors de portée et fatiguer inutilement ses escadrons, qui chevauchaient dans la plaine.
‘en épuisant contre nous tout le vocabulaire mi- .
non des épithètes espagnoles. Quelques pro-
Jjectiles perdus atteignirent quatre chevaux et trois hommes, ces derniers peu grièvement.
Le soir même une estafette nous apporta la nouvelle du mouvement en avant du général Mejia, parti de Matamoros avec une colonne de - 8,000 hommes renforcée par le bataillon du commandant de Briand. :+ '
À 10. heures! unveëtoid courtier vint nous anhoncer que le général de Brincourt venait de. quitter les villages de Parras et de Patos avec
La]
166 ee DEUX ANS AU MEXIQUE
trois bataillons d'infanterie, deux escadrons et huit pièces de différents calibres.
egrete allait donc se trouver pris entre trois colonnes, et nous étions à la veille d’une. bataille dont l'issue ne pouvait être douteuse. Ljennemi avait l'air de soupçonner lédanger qui le menaçait. Une grande animation avait régné une partie de l'apréfnii dans ses avantpostes, et à sept heures led feux de es bivouacs s'étaient magiquement éteints. ; ranquillité subite déplut au colonel.
| Tuse : nos patrouilles furent .
placer 60 hommes de pi ne baranca qui débouchait Ja Angostura.
e heures et quart du soir lorsque de service.
près xante hommes
e percevoir |
tance. Déjà
qe cinquante de mes e dix, lorsqu'au détour
S coudes du ravin, mon
Parmi deux cents sier-
Il était trop tard pour se replier et au cri : “ Los cybrones de Francès !” que poussa le fac- | tionnaire juariste, je répondis par le comman- | dement : + \ “A la bayonnette ! les Cartouches au dernier |. moment ! ”, : . "
Adossés contre les parois du ravin, nous es- / suyâmes sans broncher leur feu de peloton, et . alors une mêlée affreuse s’ensuivit. ::.
Cachés par les anfractuosités du rocher, et plus habitués à l'obscurité que nos antagonistes qui Vénaient.de quitter les clartés mourantes de leurs bivouacs, mes hommes ne tiraient qu'à bout portant, puis une fois leur cartouche brûlée, se servaient de leurs carabines comme d’une massue. L’ennemi de son côté, poussait des hurlements de joie et de triomphe, en se doutant de notre petit nombre par nos rares coups de feu. TA
À chaque homme qui tombait, dix démons venaient prendre sa place, et il me serait impossible de bien rendre sur cette page sans vie tout le sang-froid et l’intrépidité que ces quelques hommes déployèrent pendant les quinze longues minutes que dura ce drame encore tout palpitant sous mes yeux.
‘Sept de mes hommes étaient déjà blessés, et voyant. que la résistance était inutile, j'allais donner l’ordre de mettre bas les armes, lorsqu’en piquant des deux pour prendre le front de LR peloton, un coup de feu partit dans le fond du ravin et une balle traversant ma jambe droite transperça d’outre en outre l’abdomen de mon cheval. Fou de terreur et de douleur, mon pauvre animal m’emporta d’un bond au milieu d’un groupe ennemi, et là se renversant sur ma jambe meurtrie me livra à la merci de ces bri-
Je tenais mon revolver à la main, et en me sentant anlacer par la tête et les épaules je tirai
uatre balles au hasard. Un vigoureux coup de Soie appliqué sur mon képi me fit perdre con-
; 'Aissance, et lorsque je repris mes sens j'étais