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J’y trouvai lé général en petite tenue, se promenant modestement à pied, avec un de ses aides-de- Camp, au milieu des tentes des soldats et causant avec quelques sous-officiers. J'étais encore peu familiarisé avec les- broderies indiquant les grades de l'armée française, et bien qu'en passant au galop,
j'eusse remarqué un groupe formé autour d'un vieil offcier, je crus que c'était le médecin-en-chef de l'armée, et je continuai ma course vers le quartier”
général, me contentant de lui tirer le salut d’inférieur à supérieur. -
. Le général, de son. coté, voyant passer à fond de
train un officier couvert de poussière, s’imagina qu'il
y avait quelque anguille sous roche du côté/d'Etla, et dépêcha de suite le capitaine Logerot à ma re- “cherche.
Bientôt nous revimes tous deux de notre/méprise, et quand il eut pris connaissance des dépêches que je lui apportais, et qu’il eut été informé du . retard mis dans la marche du convoi Doutrelaine, il se mit à rire aux éclats en apprenant ma gaucherie, et continua son inspection, en me faisant l’hontieur de m'inviter à dîner puis
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ridée ; ses cheveux commencent à peine à grisonner et l'on sont qu’il y a du fer et de l'acier sous cêtte
petite stature, tenant à la fois du gandin du boule- ;
vard et de l'homme brisé aux fatigues de la guerre. * 1
Une partie de sa vie s’est passée à être ‘off- de
cier d'ordonnance de Louis-Philippe et des princes d'
du sang ; et dans ces fréquents contacts avec la cour lie
‘il à appris à mettre, dans ses rapports avec ses subal- a
. ternes, ce tact et cette délicatesse dont le secret se R perd de jour en jour avec les traditions de famille pr
qui s’en vont æ | wi ni Pourtant, malgré la bravoure du général et ses off talents de théoricien, je n'ai jamais pu m'expliquer Fac |. 1 - de peu de confiance que ses subordonnés mettaient ba, 0 en ses qualités de praticien. | ; ils.
Je ne sais si les fréquentes promenades militaires ‘Pas qu'il s'amusait à commander faisaient un peu râger |. } le troupier, mais dans l’armée on l'accusait de : per temporiser, et même quelques officiers supérieurs "Ve ‘8llèrent jusqu'à prononcér le mot incapacité, lorsque ro Raoul du Luart, jeune et brillant sous-lieutenant de pas : bussards, paya de sa vie sa bravoure chevaleresque et «en tombant avec huit de ses hommes dans une em- me: ,Duscade, entre Huitzo et Etla, pehdant une recon- moi naissance où le général commandait. | | aya * Quant à moi, ilest peut-être encore trop tôt pour fan! -Porter un jugement impartial, mais. puisque j'écris des ." «106 page de l’histoire contemporaine, le général .de
| »Hurbal, suivant l'opinion de plus d'une céléb
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‘ Militaire, restera dans l’armée française comme le type du brave, du bon et du savant général.
* Parmi les officiers de son état-major se trouvaient les capitaines Magnan, fils du maréchal de France de ce nom ; Bidot, aujourd’hui officier de la légion d'honneur et chef d’escadron ; Logerot, maintenant lieutenant-colonel d'artillerie et directeur de la pou: drerie du Bouchet; le Capitaine d'artillerie de Roincé; M. ‘de Milson, officier stagiaire au titre
prussien, ét M. de Vaudrimey-Davoust, petit fils du
: maréchal Davoust le grand général d'artillerie, Ces
officiers m’accueillirent avec. la plus franche carnaraderie, et comme j'avais été forcé de laisser mes bagages sur les fourgons du convoi Douütrelaine; ils. mirent à ma disposition leur matériel de cam- Pagne ; tente, lit de camp et batterie de cuisine.
En 1869, lors d’un voyage en Italie, la première “Personne que je rencontrais en débarquant à Civitta- Vecchia, fut de Vaudrimey, devenû chef d’esca- -dron d'état-major, et 1à—à l'hôteh di Orlando— . 5 pâssâmes une journée charmante à causer des amis et des choses du bon vieux temps. Ce fut de Vaudri-
mey qui m’apprit le décès du colonel d'Ornano > *. ‘a
: ) mon brave commandant, mort en mer, une journée
‘ avant de toucher cette terre d'Afrique qu'il aimait
ant. Cette délicieuse Causerie, éparpillée en face . fes solitudes de la campagne romaine, sous un ciel le saphir, devait être notre dernière ; et comme la