PEUX ANS AU MEXIQUE
Ce jour-là, je reçus l’ordre d'aller au camn du Commandant pour lui Communiquer une deèche et prendre ses dispositions pour le lendemain, Un sergent du bataillon, Rouffia, un fourrier, Mai. 8nac, et un maréchal des logis du 4e regiment d’artillerie, Quesnel, m'acCOMpagnaient, FANS
| Déjà ‘nous étions parvenus, grâce à la rampe, à une bonne distance de l'hacienda lorsqu'un obus éclata àpeineà un mètre de notre sroupe. Un de ses débris alla frapper en ricochet un tronc d'arbre, et reve- Bant sur lui-même broya le dessus de ma botte à l’é- Cuyère, et me blessa an pied gauche, me mettant de l’impissibilité de faire un pas, |
Le Commandant prévenu en tonte hâte, pendant que je me rendais cahin-caha à l’ambulance de San Felipe, me dépêcha le chirurgien-major dn régiment le docteur Eychénne. Après avoir eu toutes la peine du monde à taillader ma boite raidie sur l’enflure de la plaie, il en prononça le peu de gravité, et dressant un certificat d'origine de blessure, me re- Commanda de fréquents pansements et un repos absolu.
Je me conformiai à cette Ordonnance, passant la nuit du six février à Contempler le bombardement de la villé, du haut de la lunette que Daniélou avait construite pour sauvegarder Say Felipe d’un coup de main, | He be. Ce bombardement était légubre et 1 tout prix, il fallai
terrible. A t & rapprocher des Ouvrages
camn du evèche et ain, Un ier, Mai.
ient d’ar-
pe, à une IS éclata >s débris et reve.
tte à l’6mettant
pendant de San giment a peine enflure vité, et me re- | repos
sant 1a lement 1 avait à coup
le. A
vrages
ennemis, et du poste avancé où j'étais on entendait
distinctement, dans le silence de la nuit, rouler nos
gros projectiles de siége sur les pavés en lave des rues d'Oajaca. k Gomme c’est peut-être la première fois que l’histoire de cette campagne est décrite au long, pour la rendre aussi Complète que possible il me faut analyser ici la partie du rapport officiel du maréchal : ce document résume les travaux du siége faits sur la Sierra, depuis le jour où je fus blessé. |
Pendant que dans la plaine la ligne d’investissementi se resserrait de jour en jour et devenait une véritable ligne d'attaque, l'effort le: plus considérable se portait sur les hauteurs, contre les redoutes du Dominante. oE :
Malgré les difficultés d’un terrain rocheux, où les tranchées ne°se creusaient qu'au prix d’un travail opiniâtre, le prernier et le deuxième Pensacola étaient
Couronnés dans la nuit du premier au deux février.
Le 3, l'artillerie construisait trois batteries ;. le 4, ces batteries étaient armées, ouvraient leur feu et favorisaient la marche de nos tranchées jusqu'au troisième Pensacola, Dans la nuit du $ au
| 6, nous nous établissions sur le cerro de la Lan-
terne; la nuit suivante, l'artillerie Y Construisait une batterie de quatre pièces à deux cents mètres de là flèche du premier Ouvrage ennemi. Dominés d’une
Hauteur de plus de soixante mètres, bats pat une
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ärtillerie nombreuse, une Mousqueterie incessante
“et abrités ‘seulement par une faible gabionnade que : d
le manque de terre empèêchait de remplir, nos soldats r
ont donné sur cette position des preuves remar- te
quables de bravoure ; fantassins, Canonniers, sa. g
peurs, tous ont rivalisé de zèle et de Courage, ti
Les nuits du 6 au 7, et du 7 au 8 furent consacrées "de
à cherpiner péniblementsur l'étroite arrête du cerro de la anne. qu devait rapprocher du saillant ju des ouvrages ennemis. Le 8 au soir, nous étions à
150 mètres de ce saillant. , ; ki
. Dès trois heures du matin, ce jour là, le comman- ur
| dant me fit prévenir, suivant sa promesse, que s’il y qu E:. avait possibilité de reprendre mon poste il ne fallait sa; # Pas tarder, l'assaut devant 8e livrer au Coup de carion cle du jour. ; et
Une demi-heure après avoir reçu cette communi- lat
cation j'avais rejoint le bataillon, et couchés à plat- 80]
ventre au fond de la ‘tranchée nous n'attendions plus et
que le signal pour essayer d'enlever la formidable for: mc
teresse de l’église de Xochimilico, pendant que les hu
quatre bataillons de la légion étrangère s'emparaient ]
des forts le Dominante, la Soledad et le Zaragossa, O2 … Une fois ces trois points entre nos mains la ville Pu réstait sans défense, et l'ennemi était pris comme me dans un traquenard. | , re " .C Déjà une heure s'était écoulée dans cette Position; pas
Le temps s'envolait, ne laissant derrière lui qu'un
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icessante 1ade que JS soldats s remarlers, sae, nsacrées lu cerro saillant étions à
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