‹ Deux ans au Mexique [microforme]Chapitre 38 sur 46 · DERNIERS A1 VOUACS— AU PAYS · texte numérisé non relu

DERNIERS A1 VOUACS— AU PAYS

La prise d'Oijara en frappant les bandes de stupeur, avait donné à nos troupes quelques moments de répit, ‘et à Mexico nous profitions de notre f&r niente;-pour ne plus nous souvenir dans les délices de Capoue, des inconvénients de la, vie. militaire.

Je fs comme les autres : je tâchai d’oublier:le plus Parésseusement, possible les trois mois que j'avais passés’à dormir partont ailleurs que dans un lit. Mexico s'était apprivoisé pendant notre expédi-

A TT NP ñ RE 5

tion, et plus d’un salon s'était” ouvert devant

nos épaulettes. De notre, côté nous avions formé deux clubs inilitaires: les officiers a suivi notre exemple ; les belges n'étaient: pas restés en arrière, et presque chaque semaine, des bals, des réceptions et des tertulins nous aidaient à -tuer le temps.

La tertulia est la lence ; guindée, ell

utrichiens avaient

réception mexicaine par excel.

e serait la Cousine-germine du

at home anglais. On cause, on rit à pleines dents: .

on fredonne, on se bourr on s’y amuse à cœur joie.

Mais pour Nous, ces fètes, ces ‘éclats de rire, étaient entremèlés des pénibles. exigences de la Consigne,

En ce moment la cour Martiale jugeait le colonel Romero et cinquante-huit Compagnons de sa terrible bande. RER s

Faits prisonniers le 31 janvier 1865 par une co- ‘lonne du: 8le dé ligne placée sous les ordres ‘du Colônel le comte de Polier, ils avaient à ré. pondre devant le tribunal militaire d'une longue série de méfaits, Les preuves, étaient irréfutables. Qur la réquisition du capitaine , Fontaine du 3% . Zouâvé, Romero et dix. de ses. Camarades furent

condamnés à mort, vingt-deux à la déportation et : vingt-quatre acquittés, . | À

Le 18 mars—cétait un sa

e de dulces -— confitures —

medi, et l'éfficier qui à

-vü Ces jours:là n'en oublie pas. le nom, — une foule

t devant ns formé JS avaient Jas restés bals, des | tuer le

ar excelmine du

es dents, .

itures ——

, étaient signe,

» colonel terrible

une Codres ‘du t à rélongue utables.

> du 3e furent tion et

r.qui à y Ie foule

DEUX ANS AU MEXIQUE Ne 179 L à EN :

énorme encombrait la place de Mixcalco naire des exécutions à Mexico.

Il-était six heures du matin. Le temps faisait plutôt rêver au bonheur de vivre que songer aux tristes mystères de la mort, Le ciel avait des profondeurs bleues incommensurables ; l'air était chargé de senteurs, et les rayons du soleil venant frapper

» lieu ordi.

les armes et les bufileteries des Cinq mille hommes

qui étaient là, rangés en bataille, les faisaient ruisseler comme ue rivière de diamants,

Soudain un roulement .de tambours se fait entendre : les clairons sonnent au Champ. Romero mené sur une charrette du train des équipages militaires, vient d'entrer dans le fatal quadrilatère, suivi de quatre de ses malheureux compagnons.

Deux gendarmes aident le chef à descendre. C'est un petit homme Qui marche en tratnan t.de la jambe, Son air est souffrant et abattu : il est tête nue. Un large zarape s’enroule autour de sa taille bien prise, et À laisse entrevoir une chemise très fie et très blanche ; son teift est brun olivâtre, sa moustache noire comme l’&tle. d’un. corbeau

Les géndarmes le guident vers le poteau en bois de fer : Roméro s'y adosse avec calme, mais sans forfan-

‘terie, et demande à parler à l'officier commandant :

. — Colonel, luï dit-il, je réclame la permission de

commander le peloton ‘d'exécution.

* —Ce n'est pas le colonel Romero que j'ai l'ordre

(ii ( { {1 {l

RSR — a Sal sisédbbinss sais ”

eus

PR

PTE NT D

Page 1