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"poudre et par la poussière, à cette grande vérité que Salomon proclamait du haut de sa puissance :
—Vanité des vanités ! tout n’est que vanité !
Un second bock paya au soldat la leçon d'histoire Contemporaine qu’il venait de me donner—de nos - jours où la Bourse règne en souveraine, il n’y a plus que les prêtres et les soldats qui font de l’histoire —et la diligence se remit à rouler sur ses grosses” roues de chêne. :
Le spectacle qui nous attendait au lever du soleil : était vraiment admirable.
Nous voyagions en plein cœur de la terre chaude.
Par les stores soulevés de la voiture, les senteurs embaumées :des forêts de manguiers, d’acajou, de bananiers, de magnoliäs, de palmiers et de hois de rose nous arrivaient sur les ailes du vent. Autour denous voltigeaient des mÿriades d’oiseaux-mouches, de colibris, de perruches, de perroquets, d’aras et de bec-figues effrayés par les pironettes fantastiques des singes du bois : sur notre tête, l’azur du ciel des | tropiques, et devant nous, fier et immense, se dres- “5 sait le premier chainon de la Cordilière,
Nous étions tout yeux ét tout oreilles pour écouter la voix tantôt suave, tantot stridente ou ironique de l'iseau-moqueur, pour contempler la démarche nonchalante et pleine d'ivresse du paon sauvage, pour suivre les bonds gracieux de la gazelle mexi- j'a
Caine qui fuyait, rapide conune-la- flèche, devant te
DEUX ANS AU MEXIQUE bruit de la diligence ou 1
dis de égers sylphes fuancés d leurs pos- | sibles, décrire Par milliers leurs valses fantas. : 7 tiques, venir baiser amoureusement du bout de l'aile A les fleurs du tropique qui, les jalounses, iuttent de de coloris avec eux, puis tout à Coup les quitter étour. . * de: diment pour aller s’abattre autour d’une marge gr slagnante, au milieu du chemin, s'y rafraichir un- : doi instant etidisparaître encore aux yeux du touriste cal stupéfié, qui croit n'avoir qu’à tendre son Chapeau ROUr y retenir prisonniers ces petits rois de l'air. do Tous ces parfums, ces chants d'oiseaux, ces fleurs ro suaves, ce soleil si pur, feraient de la terre chaude m; F ifér senteurs ne cachaient dé S que ceux de la Borgia ch ne Couvraient le hidéux ch %Corpion, le venin foudroyant de cet imperceptible su bijou, le serpent coral ; Si enfin, ce ciel serein Loi et poétique n'emprisonnait sous Sa Coupole bleue, Le comme les dahlias mythologiques de l'Inde, des de miasmes terribles et des fièvres mortelles. dé Cette nälure, qui donnait des rèves de feu à Hum. bolt, s'étend jusqu’au contre for) des Chiquihuites, et e quand la loürde voiture a gravi les pentes esCarpées de cette premire. artère des Andes, alors se déroule
Ystérieux des
Capricieuses
la brise qui aient à tra.
de voir ced Ouleurs pos-
ses fantas. -
out de l'aile luttent de itter étour. .
l'une mare.
fraichir un du touriste in chapeau le l'air.
Ces fleurs re chaude > Cachaient la Borgia ; le hidéux erceptible el serein le bleue, Inde, des
1 à Hum.
huites, et esCarpées e déroule .
devant le touriste émerveillé un spectacle étour-
Î ei rent, pour sur les ravins et les abimes. qui l'entourent, p
dissant. | Il peut admirer, à ses pieds, tout ce qui l’a étonné depuis le matin.
Une partie de la terre chaude est : si Le vaste plaine qui, toute haletante sous les ss es s du tropique, court se baigner dans Lee Ne èche. La brise est plus tiède, et la poitrine ; ee eue peut s’emplir à volonté de ses fraiches D car bientôt la terre tempérée va venir
É l tierra ne donner une poignée de main à sa sœur, la | caliente.
i, fatigué par la vue de toutes ces forêts vierges | sat 1 hées, ici et là, d’un dont les ombres épaisses sont tranchées, ï D rayon de soleil curieux sans doute de surprendre : ie amours du jaguar ou les nes délibérâtions du conseil de guerre des guéri a e cherche quelque chose pour ne plus rêver “ re
chatoyante poésie, il n’a qu'à promener ses reg
exi . Il y verra des dans le réalisme de l'existence ses : bronze de 32, abandonnés es ue des centaines de cloc uis fort longtemps, et d TS pr ‘des beffrois de leurs monastères et :
leurs couvents par la main patriotique : J . : l ; le temps der e l'intervention n’a pas eu | es vieux murs tout étonnés de n’y plus entendre la voix argentine de l'Angelus.
| DEUX ANS AU MEXIQUE | : Comine je l'ai déjà fait remarquer, nous étions au temps des pluies. =
Or, l'imprévu entre Pour beaucoup dans les Charmes de cette saison, et une singulière surprise ous attendait de l'autre côté du versant des Chiquihuites. | |
Jusqu'ici lès Chemins gVaient été passab]
COup nos m
S-SOu vent que
-£es lacs de bôue, et il-a Us, sur le point’ de so
importe, Pour parcourir
avoir reçu l’absolution et
us étions au
P dans les ère surprise des Chiqui-.
ables ; tout > un abîme d’où nous 15 dégager Ce gouffre le lecteur isser peser le, journal
ava est à OÿYageurs diligences es, et les à Cheval, 1vént que le, et ile nt de se arcourir lution et
> Comme moi, les
expédition.
un bon fauteuil. | : /
. En diligence, c’est différent. nt)
Au lieu d'admirer ces choses, elles nous font
venir à la bouche les jurons les plus expressifs. Je
me rappelle avoir prononcé dans les Chiquihuites
mon premier mot d'espagnol; c'était : Caramba ! et
je suis encore à me demander comment nous avons pu nous tirer de là. +.
A tout prendre, cependant, nous n'étions pas les plus malheureux. FA
À côté de nous pataugeaient à qni mieux mieux, le fusil sur l'épaule, le sac au dos, Béranger aux
AS ; & lèvres, des zéphirs de la colonne du commandant
d'Ornano, lancés à la poursuite d’une guérilla.
Leurs chansons et leurs joyeux Le nous remirent en gailé, et quand la diligence les eut tous laissés derrière elle, j'étais loin de me douter que plus tard je serais attaché à ce même bataillon, et que je ferais mes premières armes sous les ordres de son bräve commandant.
La saison des pluies commence en mai et finit en octobre, au Mexique. Pendant tout ce temps, les chemins sont transformés en lacs de boue, et il est presqu’impossible aux troupes d'effectuer aucune
* deux pieds Chaudement appuyés sur les chenets de ma grille, et l’'épine dorsale bien emmaillottéc/ dans
er arrnn me Sr
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| un sentier étroit, escär ;
| rivières qui le co
On peut se faire une idée des le malheureux Soidat, lgrsqu'il en route par un temps pareil fragment Suivant d’une Je tenant du train de la 8arde imp décoré et plus tard Capitaine ac if équipages militaires Il est in de 45 ans—à. Lille, le 25 dé d'une blessure reçue dans Prussiens par le corps d'
| Cette dépêche en date de Cord 1864, disait : | |
“ Pour venir à Cordova, où nous ne sommes arrivés qu'hier vers les trois heures de l'aprè ‘avons été forcés de quitter 1 ‘environ une lieue d'Oriza
Ova, le 26 Septembre
| de trente à quar visqueuse. ‘Ajoutez à ces
: profohdes el Que} nos
ac au dos, et luttânt à l'envie avec nos mules pour dégag
Aussi, il fallait
de cinquante à so
mbait, et r. L'idée
épreuves Qui attendent est obligé de se meltre » lien qu'en lisant le lire que m'écrivait un lieu.
ériale, M. Jean Girard, 1 ler régiment du train ort depuis = à l'âge cembre 1870, des suites un des combats livrés Aux | armée du général Bourbaki,
qui attendent
de se mettre ’en lisant le …
vait un lieu.
Jean Girard
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nes arrivés Midi, nous npériale-à | zager dans’ recouvert > noire et ients six profofides que/ n0g luttânt à ‘&ons qui affreux lés de la mbait, et r. L'idée ce nous er chas.
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‘ra loin de nus la pensée de cet infect pays, que
dage et cuisine sont demeurés. stationnaires, et la