‹ Deux ans de Campagne contre le Paludisme en MacédoineChapitre 14 sur 26 · ET ER · texte numérisé non relu

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Nos agents avaient fini par s’imposer, l'assistance du pope et du «dimarkos » au début était souvent requise, les rebelles punis de journées de travail aux corvées d’assainissement; mais les Grecs à qui j'ai vu quelquefois prendre, au milieu du repas, sentant venir l'accès, une cuillerée de quinine pulvérulente accompagnée d’une autre remplie de sulfate de soude, ne faisaient en général aucune difficulté pour se soumettre.

Si nous n'avons pu avoir aucun renseignement précis sur les résultats obtenus ainsi, on peut en avoir une idée par ceux de l'expérience tentée en 1916 à Zei-Tenlik.

Les émigrés de Thrace et d’Asie-Mineure furent obligés, sous peine de non ravitaillement, de drainer, niveler, assainir leur camp. On créa des fours inCinérateurs, on améliora la voirie, on désinfecta les excreta de toutes sortes. Ils furent soumis’à une quininisation instituée ainsi :

1 semaine, 1 gr. de quinine pendant 7 jours

2° » Aer. » Ep 6 jours 3° » Aer. » » > jours RTS) 1 gr. » » 4 jours

puis 0 gr. 75 par jour pendant plusieurs mois (enfants 0 gr. 25). La morbidité passa de 2,20 à 1.

En 1917 surtout, les indigènes ne constituaient pas l'unique source où pouvaient s’infecter les anophèles. Les anciens infectés, dont le séjour en Orient remontait à 1915, et ils étaient nombreux dans nos unités, formaient un réservoir de virus non négligeable.

Traitement des infections latertes.

Quand une attaque de paludisme a persisté pendant 8 ou 10 jours, si une quantité insuffisante de quinine a été donnée, dans le sang de l'homme infecté l'hématozoaire évolue et se transforme en gamètes, qui, absorbés par - J'anophèle, subissent dans son estomac la fécondation

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