I.\ irCIOI.I' CHINOISE
\'ous voyez quelquefois la luiil Une douce et vive lumirre Qui discrètement brille el luit.
Qui se balance, ondoie, éclaire.
On dirait une étoile d or Se promenant dans ce bas monde, Ou même l'on dirait encor Une àme en peine, vagabonde.
Sourire du Dieu Créateur, C'est la charmante luciole; C'est un reflet de sa splendeur, De sa clarté l'humble symbole.
Lorsque le soir je t'aperçois, 0 ravissante créature.
Il me semble alors que je vois Une reine de la nature.
Qu'il est donc beau le firmament Parsemé de milliers d'étoiles Qui nous regardent si gaîment Le soir, au travers de leurs voiles !
Avec ses mille boutons d'or Rutilant sur les vastes plaines, Des prés qu'il est beau le décor!
11 ravit les âmes humaines.
Lorsque sur son front sombre et noir Passe la belle chrysalide, Terrestre étoile et fleur du soir, La nuit est-elle moins splendide?
Mon regard suit cette lueur, Car j'ai remarqué que sa vue Réjouit et ravit mon cœur; Avec amour je la salue.
Et j'élève mon âme à Dieu, Créateur de si belles choses.
Auteur des insectes de feu.
Des soleils, desliommes, des roses.
Je lui demande que toujours Il daigne illuminer mon àme, La nuit, mettant sur mon parcours De sa grâce la sainte flamme.
l'i avril 1900.