XII PREFACE
raine utilité et de grande édification, non seulement à nos religieux, mais encore aux étrangers. J'en ai lu une bonne partie et suis grandement édifié. Je sens mon cœur rempli d'une vive affection et pour l'auteur et pour l'éditeur. Je vous demande de dire au P. Cothonay qu'il veuille bien continuer à écrire son Journal , persuadé qu'il sera d'un grand profit à ses Frères. J'aimerais que dans toutes nos missions nous eussions un Père qui écrivît ainsi son Journal et nous tînt au courant de ce qui se passe chez ces peuples lointains. Nous vivrions alors en quelque sorte avec eux et nous serions édifiés de la vie, des fatigues et des sacrifices de nos missionnaires. » On comprendra que j'aie déféré à une invitation venue de si haut.
La plupart des belles gravures disséminées dans ce volume ont été gracieusement mises à ma disposition par M'^'Morel, directeur des ilimion^crti/to^Hes'. Elles avaient servi à illustrer quelques extraits de cet ouvrage, qui ont été publiés dans la revue de 1898 à 1900.
Enfin, une dernière raison, et non la moindre, est le désir de communiquer, si possible, à ceux qui me liront, un plus grand amour des missions, d'exciter des dévoùments à cette œuvre des œuvres, et même, qui sait? (mon ambition va jusque-là) d'éveiller peut-être dans les âmes généreuses de quelques jeunes hommes » capables de comprendre les divins tourments de la grâce » (P. Monsabré) la pensée de consacrer leur vie au plus noble travail qu'il y ait sur la
1. Les Missions catholiques, excellente rcviif lielidiiiiiadairc, donnant les plus intêressaiiles nouvelles des Missions. Prix : 10 l'rancs par an pour la France; étranger, 12 francs (l.von, Hliône, 14, rue de la Charité).
PRKFACK XIII
lerre : la conversion des païens et l'extension du règne de Noire-Seigneur Jésus-Christ.
Je raconte des voyages, des excursions, des traits de mœurs piquants, nombre d'anecdotes qui amèneront le sourire sur les lèvres; mais mon intention n'est pas de satisfaire une vaine curiosité. Tout cela, dans ma pensée, est un peu comme cette sauce dont se servent les Chinois pout^ accompagne)' le ri; et le faire passer. Le riz est fade par lui-même et ne descendrait pas facilement tout seul, non plus que ces austères vérités.
Renoncez-vous, afin de vous dévouer pour les autres. Levez-vous et aidez à sauver des millions d'âmes qui tombent en enfer.
Riches, donnez l'or, qui vous perdra, pour coopérer à l'extension du règne de Jésus-Christ.
Riches et pauvres, priez, agissez, souffrez pour la propagation de la foi. Ce n'est pas facultatif : c'est un devoir.