LE RIZ
Je vois, tous les jours, les Chinois cultiver leurs champs de riz. J'admire leur industrie, leur assiduité à un travail très pénible, le goût avec lequel ils préparent leurs rizières, les rendant aussi unies qu'une table, les entourant de cordons de terre destinés à retenir les eaux et enfin plantant les touffes vertes symétriquement en lignes tirées au cordeau.
Tout le terrain susceptible d'être arrosé a depuis longtemps été nivelé, souvent au prix d'efforts considérables. Une semaine ou deux avant la plantation du riz, le champ est inondé pour être détrempé. Quand le propriétaire possède un buffie ou peut en louer un, il laboure sa rizière avec son unique animal attelé à une charrue des plus primitives, l'homme et la bête ayant de l'eau jusqu'aux genoux. Ils pataugent ainsi lentement dans la boue pendant des heures, ayant tous les deux l'air de s'y plaire.
In luto aquarum midtarum^ ; il n'est pas nécessaire