Blaiula quœdam mater animanlium illexaiin, liv. V, c. m
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y\ugustin. Souvent, prôs d'une source, ils ont érigé un petit temple où se trouve l'idole, séjour de l'esprit protecteur de la source. Quel est l'endroit en Chine où le démon ne sesoit fourré? De tout temps, du reste, il a affectionné les eaux. Gela lui donnc-t-il l'illusion ([u'elles pourraient peutêtre rafraîchir sa température d'enfer?
Sur ces temples au bord des rivières et des fontaines, j'ai vu souvent des inscriptions poétiques célébrant les bienfaits de l'eau et les beautés qu'elle produit dans la nature.
Les Chinois en ceci ne font qu'imiter les autres peuples. « C'est une grande chose que l'eau, disait saint Cyrille de Jérusalem; c'estle meilleur et le plus beau des éléments '. »
Quand vient le temps de la récolle, hommes, femmes, enfants, toute la famille est dans la rizière, occupée comme une fourmilière à faire la provision de l'année. Les hommes coupent les tiges avec une serpette des plus primitives ; les enfants les ramassent et les portent par petites brassées au premier endroit nettoyé, où une espèce de grande cuve basse est installée, contre les parois de laquelle les femmes frappent les épis jusqu'à ce qu'ils soient entièrement égrenés. Le soir, tous rentrent chargés comme des ânes, les uns portant la paille, d'autres le grain dans des sacs ou des paniers. Le grain est exposé au soleil pendant quelques jours pour être séché. On le dépouille ensuite de sa cosse généralement au moyen d'un pilon manœuvré à la main, ou par les pieds qui le font retomber dans un trou rempli de riz. Quelquefois ce tra-
1. Magnum quiddam est aqua et ex quatuor conspieuis mundi elementis pulcherrimum (Ka).).'.57ov) atquc optimum.
vail eslfait au moyen d'une roue h^^draulique. Séparé des poussières et des autres impuretés, le précieux grain est alors prêt à servir à la nourriture de l'homme. 11 es' cuit à l'eau sans assaisonnement. Un Européen trouve cet aliment fade et insipide; mais le Chinois y est habitué. Du reste, pour l'aider à descendre, pour l'accompagner, comme il dit, après quelques bouchées de cette blanche bouillie, il prend avec ses bâtonnets un petit morceau de poisson trempant dans la saumure, un morceau de légume cuit à l'eau, parfois, aux jours de fête, un peu de viande de porc. Les riches, naturellement, ajoutent descondiments et beaucoup d'autres choses.
La paille de riz sert à nourrir le buftle, à couvrir la maison, à faire cuire le grain. On la tresse en chapeaux, en paniers, en nattes, etc.