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?. Sailli .Augustin, Enarrationes in Ps. XXXI.V. n" 16.
nés d'une pareille force d'âme, le conlemplaienl avec admiration ; les néophytes, édifiés, renouvelaient leur ferveur. A Macao, aux Philippines, en Espagne, sa patrie, et dans tout l'Ordre de Saint-Dominique, la nouvelle de cet événement fut saluée comme une victoire, et partout on célébra les louanges du serviteur de Dieu en rendant au ciel de solennelles actions de grâces'.
Je ne fais que citer, parmi les autres apôtres du Fo-Kien : le P. \'ictor Ricci, qui, au milieu du xvii" siècle, recueille etél'ave une niultiludede petits enfants abandonnés et prélude ainsi à l'œuvre de la Sainte-Enfance ; le P. François Varo, nommé évêque de trois provinces chinoises, mais mourant avant d'avoir reçu ses bulles; le P. Dominique Goroaado, mourant dans une prison infecte de Pékin, en vrai martyr, d'après le témoignage de six Pères Jésuites'-. C'est encore Grégoire Lopez, un vrai Chinois bien que portant un nom espagnol. Religieux dominicain et ordonné prêtre à Manille en 1654, pendant plus de trente ans il parcourt en tous sens le Fo-Kien elles provinces limitrophes, baptisant une multitude de païens et soutenant partout, avec un zèle admirable, les fidèles persécutés. Nommé
1. La congrégation inlorim-tliaire de la province du Sainl-liosaiie des Pliilippines, en id'M, lit un très bel éloge du P. François Fer.iaudcz de Capillas, religieux profès du couvent de Saiiil-Paul à Valladolid. Il était resté neuf ans dans la difficile mission de hiiNouvelle-Ségovie et si.\ ans en Chine. >'é en IGOb, à Vacherin del Campos ( Vieille-Castille), il entra à dix-sept ans dans lOrdre de Saint-Dominique. Toujours fidèle à sa vocation, il praliquait dans saplué grande perl'ection la pauvreté évangéliquc et l'humilité. Ses plus grandes délices étaient l'oraison et la lecture des Livres saints. En 1(306, la Sacrée Congrégation ordonna des informations sur ce martyr. (P. André - M. Meynard, Missions dominicaines, I. I, p. 191.)