‹ Deux ans en Chine; extrait du journalChapitre 39 sur 115 · Une autre Chine, p. 7d · texte numérisé non relu

Une autre Chine, p. 7d

lemenl ses journées et une partie de ses nuits à réciter le rosaire. Agée déplus de soixante-dix ans, après une courte maladie, elle mourut comme une prédestinée. Quelques instants avant d'expirer, elle déclara à ceux qui étaient près d'elle qu'elle voyait la très sainte Vierge Marie. Une personne ayant paru douter de son assertion : » Croyez bien que c'est la pure vérité », dit-elle. Quoi qu'il en soit de cette faveur, je puis affirmer qu'elle avait longtemps à l'avance demandé de mourir le jour de l'Assomption et qu'elle expira comme une sainte aux premières heures de cette belle fête'.

Le P. Dominicain Giralt cite le fait d'un jeune païen de son district, dont le démon s'emparait tout d'un coup et qu'il tourmentait de la manière la plus etïroyable. Les païens, si accoutumés à ces vexations du malin, en étaient dans l'épouvante. La mère du malheureux fit toute espèce de promesses, de prières et de sacrifices à ses idoles pour obtenir la délivrance de son fils, mais en vain ; le diable se moquait d'elle ouvertement. Se souvenant alors d'un parent chrétien, elle va le supplier de soulager son fils en priant son Dieu et la sainte Mère pour lui. Celui-ci avait peur du démon et refusait d'y aller. A la troisième sommation seulement il se décida. 11 voit le possédé et commence par lui donner quelques remèdes; mais celui-ci devient de plus en plus frénétique. 11 prend alors le rosaire ([u'il portait et le passe au cou de son parent possédé ; celui-ci se calme immédiatement et semble revenir comme

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