‹ Deux ans en Chine; extrait du journalChapitre 40 sur 115 · I. /'"/ Correo sino-anamidi, I8SS, p · texte numérisé non relu

I. /'"/ Correo sino-anamidi, I8SS, p

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d'un songe; il comprend ce qu'on lui dit et demande de quoi il s'agit. Après l'avoir fait prier, le chrétien l'exliorte à renoncer de cœur au culte du démon. Depuis, il est devenu un bon néophyte.

Ceci se passait dans un marché où les proleslanls sont plus nombreux que nous. J'ai oublié de dire qu'ils avaient été appelés près du possédé. « Qu'est-ce donc que la vertu du rosaire? disaient-ils. Nous adorons le même Dieu que les catholiques ; nous lui avons demandé de chasser ce démon et nous n'avons pas été écoutés, et ce petit catholique n'a eu qu'à passer son rosaire au cou du possédé pour faire fuir le diable! C'est inexplicable'. »

Il y a bien d'autres choses incompréhensibles pour les protestants chinois et tout à fait claires pour les catholiques au sujet du culte delà très sainte Mère. Pourquoi les protestants, malgré les moyens énormes dont ils disposent, font-ils si peu de protestants réels, tandis que les catholiques, tout pauvres qu'ils sont, les voient se multiplier d'une manière si merveilleuse? Un missionnaire, homme de foi, de doctrine et de piété, m'en donnait une raison qui, pour lui, était absolument concluante. Il la formulait ainsi; « Quand le Verbe divin voulut se faire homme, il aurait pu se passer d'une mère ; mais il ne le voulut pas. Le premier-né des élus naquit d'une mère par l'opération du Saint-Esprit. Cette mère au pied de la croix enfanta dans la douleur tous les élus, frères du premier-né; elle était au Cénacle quand l'Esprit-Saint descendit pour venir engen-

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