I. Les Missions eaiholiques, 1901, p
Le Père Dominicain Rosada écrivait en 1867 : « Celte année, le jour de la Saint-Jean, une croix est apparue dans l'air et a été vue par trois familles, deux chrétiennes et une païenne, pendant l'espace de trois heures. C'était vers midi. Cette croix a d'abord brillé dans la plaine au pied de la montagne de Neing-tec ; elle s'est élevée peu à peu par un ciel serein et un vent contraire jusqu'au-dessus de la montagne et s'est abaissée ensuite du côté de Loyen. Je n'ai pas vu moi-même cette apparition ; mais les témoins me paraissent dignes de foi. La famille païenne, devant ce spectacle, s'écria : « Maintenant on voit la crois jusque dans le ciel'. »
Le fait suivant, raconté par 'M^' Raynaud, n'est pas moins intéressant : « Une mère de famille, sur son lit de mort, dit à plusieurs reprises que des personnes tâchaient de l'emmener en haut, tandis que d'autres personnes s'efforçaient de l'entraîner en ]bas. Elle s'éteignit paisiblement et, aussitôt après sa mort, on vit comme imprimée sur son front une croix lumineuse, aux formes régulières, dont le vif éclat resplendit, aux yeux de tout le monde, jusqu'au moment de la sépulture. Frappé de ce prodige, son fils, à l'instant même, s'est déclaré catéchumène, et il ne sera pas le seul dans son village.
« Cette femme, sans doute, était chrétienne. Raptisée probablement par quelque chrétien, dans un danger de maladie grave, dont elle guérit ensuite, elle demeura fidèle, et Dieu a fait un miracle pour nous l'apprendre -. »