Une autre Chine, p
Une bonne catéchiste ainiail à raconter comment son père s'était converti : » Un jour (m'il allait fairo le commerce dans le Kiang-Nan, il traversait un grand ileuve, lorsqu'un coup de vent fit chavirer la barque. Tous les passagers périrent. Mon père faisait pour se sauver des efforts inutiles, lorsqu'il vit venir vers lui, pour le conduire au rivage, un homme d'une beauté surhumaine et qu'il pensait devoir être un dieu.
« Sur le bord, l'inconnu avait disparu ; mais, au même instant, mon père fit le vœu de chercher son bienfaiteur et de l'honorer sur son autel. Il allait donc de pagode en pagode, cherchant, mais en vain, l'image delà divinité tiitéfaire qui l'avait tiré du péril des eaux. Il arriva jusqu'aux environs de Hien-hien, dans un bourg où les missionnaires avaient ouvert une chapelle provisoire. Mon père y entre, et avec une joie immense il retrouve dans l'image du Père Eternel tous les traits de son sauveur. Il se prosterne, il prie avec tant d'effusion que les chrétiens s'étonnent et l'interrogent. Il leur raconte alors son histoire. La conclusion naturelle fut le baptême pour mon père et toute sa famille' . »
M'" Hoffman, des Mineurs Observantins, vicaire apostolique du Shan-Si méridional, écrivait en 1893 :
« Au mois de décembre dernier, un de nos prêtres chinois, le P. Simon Tcheng, prêchait une mission dans l'extrême nord du vicariat. Les chrétiens y sont encore peu nombreux; pourtant, on remarque dans la population un mouvement prononcé vers le catholicisme. Le viUage où le Père