‹ Deux ans en Chine; extrait du journalChapitre 47 sur 115 · Missions catholiques, 1893, p · texte numérisé non relu

Missions catholiques, 1893, p

2. La France au dehors, par le P. Coloiiibel, vol. III, p. 192.

de partir !» — Le saint missionnaire comprit à cet avertissement que l'heure de la récompense approchait.

Le 19 septembre, il expirait seul en baisant son crucifix.

Et comment ne pas voir une manifestation surnaturelle, une intervention divine très intéressante dans le fameux siège du Pé-tang pendant l'été de 1900? Ici la protection d'En-Hautest manifeste jusqu'à l'évidence. Que 2.500 projectiles d'artillerie, que plusieurs millions de cartouches, que toutes les fusées incendiaires, que tous les etTorts et toute la rage de 8 à 10.000 Boxers ou réguliers chinois se soient épuisés en vain pendant deux mois contre de misérables bicoques sans autres défenseurs que 40 ou 50 hommes, ce n'est pas seulement un incomparable fait d'armes, la plus étonnante des défenses, a écrit M. Pichon; c'est un prodige. Il serait paradoxal de vouloir l'expliquer par des causes purement naturelles. Si, du reste,

es missionnaires et les fidèles n'ont pas désespéré, c'est qu'à tous les moments du siège, et même aux plus durs, ils se sont sentis protégés par quelque chose qui veillait sur eux. Les païens, la lutte une fois terminée, ont dit que souvent, pendant la nuit, ils avaient vu dans l'air, au-dessus du Pé-lang, une grande Dame blanche et des soldats qui avaient des ailes. Dieu soit béni de tempérer par de telles preuves de son amour la plus cruelle de

ouïes les épreuves'.

Page 1