I. Tristan Lachine, dans la Soucelle Chine
les empereurs de (^Ihine ont toujours eu à cirur d'inculquer à leurs sujets, comme étant le fondement de la concorde, de la tranquillité de l'Klal et de la soumission du peuple à l'autorité impériale.
<> Ce résumé fut rédigé par le célèbre empereur Kang- Hi. Son tils et successeur Yang-Tcheng développa ces seize maximes en autant de compositions littéraires, qui sont devenues aujourd'hui l'Evangile du Chinois. Eiynigile est bien le mot, car c'est maintenant un document sacré, dont toutes les lettres sont comptées. Il doit être su par cœur de tous les candidats aux examens de lettrés, fût-ce même au grade de simple bachelier [sioi'.-tsai:, et il n'est guère de gamin chinois qui ne puisse réciter l'édit de Kang-Hi (sinon le commentaire), comme nos enfants leur catéchisme. Aussi l'auteur du Middle Kingdom a-t-il pu écrire : « De tous les ouvrages publiés pour l'amendement et l'enseignemant du peuple chinois, aucun n'a eu une influence aussi grande que l'auguste Edil... Afin que l'ignorance de ces instructions impériales ne puisse être prétextée par personne, il doit en être fait lecture publique dans une salle spécialement affectée à cet usage. Il est vrai qu'en pratique cette prédication politique, comme on ]'a appelée, est partout tombée en désuétude '. »
u Le décret de l'impératrice douairière a précisément pour but de la relever. Si elle réussit ce qui est peu pro-
1. s. \V. ^Villianl?. - Les gendarmes commencèrent par se débarrasser de la corvée en payant un lecteur qui. moyennant quelques piastres par mois, s'en acquittait pour eux ; inutile d'ajouter que ces piastres étaient prises sur la bourse des administrés. Plus tard, la coutume finit par disparaître presque complètement.
bable, du reste), ily a plus d'une raison de craindre que ce ne soit ni pour le bien des étrangers qui habitent le Céleste- Empire, ni pour le bien de la Chine.
« Voici la traduction de l'Édit de Kang-Hi :
1. Pratiquez sincèrement la piété filiale et l'amour fraternel, afin d'élever les rapports sociaux.
2. Resserrez vos liens de parenté, afin de rendre manifestes la concorde et l'union.