I.e bat( au ne ri posant plus que sur une longue poutre
LE CliOISEl R CHINOIS " KIE.N WKI »
ordre fut donné de la scier à l'arrière. La pièce de bois était à peine coupée aux trois quarts qu'un petit craquement se faisait entendre ; le Kien-wei (c'est le nom du nouveau bateau) glissait vers le lleuve et s'y balançait bientôt avec grâce, aux applaudissements enthousiastes de la multitude. Le lancement du second croiseur eut lieu le 3 mars 1900. Il avait nom Kien-Ngan. Malgré la pluie, beaucoup d'Européens étaient réunis, entre autres les officiers du croi-
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seul- l'raiirais Jcan-Bufl et ceux d'un vaisseau de guerre allemand. Il y avait une multitude de Chinois, des bannières militaires et autres sans nombre, des pétards sans fin. Trois vaisseaux de guerre chinois se trouvant dans le port, leurs officiers assistaient naturellement à la cérémonie.
A cette occasion, le commissaire impérial de l'arsenal y faisait sa première visite. C'est un Tartare à la figure fort peu sympathique.
Cette fois, je pus me rendre compte des sacrifices faits par les Chinois avant l'opération importante du lancement. Le matin, deux énormes porcs et deux chèvres étaient immolés par un maître de cérémonie. Ils étaient ensuite vidés et entièrement nettoyés, les chèvres écorchées et les tètes séparées des troncs. Une tête de cochon et une tète de chèvre étaient portées au temple de Ma-tsou, où le commissaire impérial s'est rendu à midi, escorté d'une trentaine de mandarins. Je ne fus pas témoin des cérémonies qu'ils accomplirent dans le temple de la déesse protectrice de la marine chinoise; mais je suppose qu'elles ressemblent à celles que je vis à l'arsenal.
Sous un hangar, vers l'arrière du bateau qu'on allait lancer, se trouvaient les cadavres des animaux immolés le matin. Ils étaient rangés deux par deux sur des tables, les cochons à gauche et les chèvres à droite. On les avait disposés accroupis et montrant aux mandarins qui allaient venir cette partie du corps qui se termine par l'appendice caudal.
Vers une heure, les mandarins descendaient du temple
de Ma-tsou dans leurs superbes palauquins portés par des coolies en guenilles. Ils étaient précédés par cinq ou six Chinois apportant tous les instruments et ustensiles qui avaient sans doute servi au temple, entre autres de grands tapis et des coussins, quatre grands chandeliers sur lesquels on plantait de grands cierges rouges, etc. Ces chandeliers reposaient sur deux escabeaux placés devant deux tables où trônaient les victimes. Entre les quatre flambei-ges, la fumée de l'encens montait d'un brûloir, autour duquel étaient disposées six coupes pleines de vin chinois, eau-de-vie de riz.
En arrivant, le commissaire impérial et quatre des principaux mandarins, invités par un maître de cérémonies, s'avancèrent devant la table et se tinrent debout un instant, pendant que le maître des cérémonies chantait une invocation. Il prit ensuite un bâtonnet d'encens allumé et, en s'inclinanl, le remit au commissaire impérial. Celui-ci le porta à son front des doux mains et le rendit. 11 y eut ensuite toute une série de cérémonies alternant avec la musique chinoise, et le maître des cérémonies chantait des invocations sur un ton monotone. Trois prosternations devant les cochons et les chèvres par les graves mandarins; puis, ils se tinrent à genoux environ cinq minutes, pendant lesquelles l'un d'entre eux lisait des prières à haute voix sur un carton placé devant lui. T'n assistant du maître des cérémonies olï'rit successivement les six coupes de vin au commissaire impérial qui les élevait jusqu'à son front et les rendait. Les grands mandarins se relevèrent plusieurs fois et se prosternèrent de nouveau jusqu'à terre devant les car-
casses des cochons et des chèvres. Enfin, sur un signe du maître des cérémonies, ils se retirèrent. C'était fini de ce côté.
Mais on allait recommencera la tête du croiseur, où une lente avait été préparée avec des tentures et des drapeaux. Au fond était peint en rouge le caractère Fov, qui veut dire bonheur, d'au moins I mètre de hauteur. Sur une table étaient posées une tète de cochon et une tête de chèvre. Devant ces têtes debètes le commissaire impérial, tout seul cette fois, répéta les cérémonies qu'il avait déjà accomplies avec ses collègues au pied du bateau.
Quand tout fut terminé, on brûla dans un réchaud les pancartes sur lesquelles on avait lu les prières ou invocations et dans ce même feu on jeta différents autres objets sur la nature desquels je ne suis pas fixé.
Après cela, le bateau pouvait glisser dans l'eau, son élément, et se promettre une carrière heureuse^ placé qu'il était ainsi sous la protection de Ma-tsou. Pendant la dernière cérémonie, je pus voir ce Tartare, commissaire impérial, de très près et en face. Il était d'un sérieux absolu et tout à son affaire devant cette multitude de Chinois et d'Européens qui le regardaient. Il ne semblait faire attention qu'aux deux têtes de bêtes placées devant lui. C'est un homme d'une cinquantaine d'années, maigre et d'une taille moyenne. Je ne sais s'il fume l'opium, mais il en a tout l'air. La figure est émaciée, les joues et les lèvres exsangues, les yeux hagards.
Je rentrai chez moi pendant que les bateaux de guerre faisaient tonner tous leurs canons pour saluer le nouveau
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croiseur. Dire que j'étais trisle, ce n'est pas assez. J'étais malade et je ne pus souper.
La Chine a de beaux Heuves. Le Min, sur les bords duquel j'habite, n'est pas des plus grands; il n'est comparable par le volume de ses eaux ni au tleuve de Canton ni au Hoang-ho qui se perd dans la mer .Tanne; à plus forte raison n'est-ce qu'un ruisseau auprès du fleuve Yang-tsé-kiang qui draine plus de la moitié de la Chine et que les steamers maritimes peuvent remonter jusqu'à I.50Û kilomètres de l'Océan.
Le Min prend sa source dans les montagnes du nordouest du Fo-kien et traverse cette province dans toute sa largeur.
II traverse un pays tout à fait montagneux. De Fou- Tchéou jusqu'à la mer (40 kilomètres), il coule dans une yallée profonde qu'il s'est creusée; en bien des endroits sa largeur atteint 3 et i kilomètres. Parfois il n'y a pas de place entre le courant et le pied de la colline pour l'étroit seirtier où les Chinois marchent un à un; alors le lacet est bien obligé de se développer sur le flanc de l'escarpement.
De la mer en remontant le Min, on a à droite et à gauche une chaîne d'environ 1.000 mètres d'altitude ; ce sont des montagnes déboisées depuis longtemps. Les collines qui s'abaissent souvent jusqu'au fleuve sont partout taillées en gradins où les Chinois cultivent des patates, dos arachides et autres légumes. Elles sont parsemées do tombeaux ombragés parfois de quelques pins.
Lorsque la vallée s'élargit, les alluvions laissées à sec sont soigneusement utilisées pour fertiliser les rizières.
Partout le long du fleuve et à l'embouchure des plus petits affluents, où le terrain est arrosable, il a été nivelé et il rapporte chaque année deux récoltes de riz et une de blé ou de colza.
Les villages sont épars le long de la vallée. On ne voit presque jamais de maison isolée dans les champs.
Tous ces villages se ressemblent à peu près : rues étroites et sales où grouillent dans l'ordure et la boue des porcs, des chiens étiques, des enfants à peine couverts de haillons. Les maisons sont basses et mal bâties ; le comptoir des boutiques empiète généralement sur la rue déjà trop étroite. Dans les pagodes, de vieilles idoles grimaçantes achèvent de pourrir, couvertes de poussière et de toiles d'araignées. Elles sont souvent ombragées de baniwii- à l'épaisse verdure si précieuse en été, la seule chose qui soit agréable et gracieuse dans un village chinois.
Il n'est pas rare de trouver àl'entrée du village un monument élevé à une veuve vertueuse, c'est-à-dire qui n'a pas convolé à de secondes noces. Ce monument en pierres de taille, ' formant une espèce d'arc de triomphe, est élevé avec la permission de l'empereur par les parents de la veuve, quelquefois même de son vivant. Il est couvert d'inscriptions proclamant les qualités de l'épouse fidèle. On élève aussi ces monuments à des bienfaiteurs publics, à des généraux s'étant distingués à la guerre, à des centenaires, etc.
Oserai-je dire à quel signe on connaît infailliblement 1 approche d'un village chinois? Les rizières ont beau être fertiles, lorsqu'on leur arrache trois récoltes par an, il faut nécessairement les féconder. De plus, bien des terrains que le Chinois cultive jusque sur le danc et au sommet des collines ont grand besoin de fumier, (^r, dans ce pa^'s, les engrais chimiques sont inconnus; les animaux sont peu nombreux. 11 faut donc chercher ailleurs. Le Chinois n'est pas allé très loin. Ce qu'on dédaigne souvent en pays civilisé, où le principe du tout à l'égout est en faveur pour éviter les maladies contagieuses ou pour ne pas offenser l'odorat, le Chinoisle recueille jusqu'à la dernièreparcelle. Un de ses proverbes dit : En ce monde rien n'est à dédaigner. Chaque famille a une petite citerne à la porte du village; c'est là que chaque matin le seau familial est apporté et, lorsque le moment viendra, ou puisera de ce liquide pour arroser les champs avant d'y semer le riz. Tant pis pour vous si vous passez alors à proximité.
On voit les inconvénients de ce système. Quelquefois, l'infection est répandue sur le village entier et tout autour à une distance considérable. Pour un Européen, c'est intolérable ; mais pourquoi est-il si délicat? Les Chinois s'y sonthabitués et y vivent ; ils j meurent aussi. La peste, le choléra, la lèpre, etc., sont partout. Mais, disent-ils, pensez-vous qu'ils exerceraient moins de ravages si les citernes étaient supprimées ou reléguées dans les champs?'
A l'entrée d'un village chinois et dans chaque quartier des villes, on voit toujours un monument caractéristique. C'est le four à brûler les petits papiers écrits. Les caractères par lesquels l'homme exprime sa pensée ont été révélés par la divinité ; ils sont une chose noble et sacrée et c'est une impiété qui attire les plus grands malheurs que d'en laisser traîner dans la rue, les exposant ainsi à être foulés par le pied des passants.
Un homme est payé par une confrérie pieuse pour rechercher tous les vieux papiers que la négligence aurait laissé échapper.
A certains jours, ces papiers sont brûlés; deux fois par an, les cendres sont pieusement recueillies par un bonze appelé à cet effet et on les porte en procession dans la rivière ou dans la mer au son du tamtam.
Chaque village, en Chine, est une petite république, qui s'administre elle-même et échappe autant qu'elle peut à l'intervention, toujours fort coûteuse, des mandarins. Au centre du village, généralement, est la maison commune, appelée temple des ancêtres. Elle sert souvent d'école. Elle renferme les tablettes des ancêtres, les généalogies des familles, les archives du village et la statue du génie protecteur. C'est là que se réunit le conseil des anciens pour discuter les affaires importantes qui se présentent. Ce conseil s'occupe de faire rentrer les impôts, afin d'éviter la venue, fort désagréable, des satellites; il fait la police, règle la plupart des questions litigieuses, car les gens savent très bien qu'il est ruineux de lés porter au tribunal du mandarin. Parfois même, après avoir rendu
des arrêts, il les l'ail exécuter séance tenante et exerce une répression jugée nécessaire.
Un missionnaire, mon voisin, m'a conté un cas curieux : il y avait dans son village un mauvais garnement détesté de tout le monde pour ses méfaits, mais qu'on n'avait pas osé punir jusque-là; car c'était un intrépide gaillard, défiant tout le monde et, de plus, appartenant à une famille nombreuse et influente. Cependant, à beaucoup de péchés il en ajouta un dernier qui décida les anciens à agir.
Une nuit, il conduisit son buffle dans la rizière d'un des voisins auquel il en voulait. Le riz était alors en herbe et le buffle y fit un plantureux souper, luxuriem segetum tenerd depascit iii herbu. Ce qu'il ne mangea pas, il le foula aux pieds ; la récolte était perdue.
Le coupable avait été vu; dénoncé aux anciens, il fut cité à leur barre. La mesure était comble ; on se décida à faire un exemple. Le malheureux fut condamné à être attaché à un arbre sur le bord de la rizière dévastée et flagellé par tous ceux qui avaient quelques griefs contre lui. La sentence fut exécutée dans toute sa rigueur. Ceux qui avaient à se plaindre de lui étaient nombreux ; ils furent impitoyables. Solidement attaché à l'arbre, tout nu, devant tout le village, il fut d'abord insulté, puis accablé de malédictions, mais surtout de coups ; car, lorsqu'on le délia, ce n'était plus qu'un cadavre.
Les bateaux qui visitent le port de Fou-Tchéou remontent le Min sur une distance de 25 kilomètres depuis son embouchure, et ils jettent l'ancre près de l'arsenal, à un endroit appelé par les Anglais Pagoda-Anchorage.
Là, les deux branches du Min, qui s'étaient séparées 10 kilomètres au-dessus de Fou-Tchéou pour former la belle île de Nan-taï, se rejoignent et coulent ensemble vers la mer.
De Pagoda-Ancliorage à Fou-Tchéou, il y a environ 15 kilomètres. On arrive d'abord au quartier européen, bâti dans l'île de Nan-taï, sui' une colline jadis toute couverte de tombeaux, que les résidents ont achetés avec une peine intinie; ils les ont démolis et remplacés par de gracieuses villas et d'élégants jardins. Là habitent les ■consuls, les employés de la douane, les marchands de thé ; les missionnaires protestants y ont leurs églii-es, leurs écoles et leurs hôpitaux.
La maison de l'évêque catholique et son séminaire avec une spacieuse église pour la population catholique environnante ou vivant sur les barques du lleuve, sont situés aussi sur l'île de Nan-taï, mais tout proche du Min et dans un terrain d'alluvion gagné sur le tleuve, qui se venge en envahissant périodiquement le jardin et les sous-sols de l'habitation. Le quartier chinois des faubourgs est attenant et s'étend, plus au nord, à une bonne heure de marche jusqu'à la ville murée.
Un peu avant d'arriver à la capitale du Fo-Kien, la vallée du Min s'élargit considérablement à droite et à gauche. On se trouve au centre d'une magnifique plaine de 20 à 25 kilomètres de longueur sur 10 ou 15 de largeur, entourée d'une superbe couronne de montagnes.
Si".
Fou-Tchéou, en patois du pays IIoc-Tchiou (heureuse cité), est eulouré de murailles assez bien conservées, percées de perles et flanquées de tours de dislance en distance. Tout l'espace qui n'est pas occupé par la ville est une suite de riches rizières coupées de canaux qui leur amènent les eaux du fleuve.
En se rendant du palais de l'évéque à la ville fortifiée, on traverse le fameux Pont des dix mille années; ce qui signifie qu'il est très vieux. Il fut bàli, croit-on, au XI* siècle de notre ère. Il se compose* de deux parties : la première, longue de 200 mètres, conduit dans une petite île très peuplée appelée Tong-Tchèou (l'île du Milieu), et la seconde, longue de près de 600 mètres, fait traverser ce bras du Min. Le pont qui a de 12 à 14 pieds de large seulement, est bâti sur de solides piliers en énormes blocs de granit, plantés dans le fleuve de distance en distance et qui supportent les dalles colossales du tablier du ponl ; quelques-unes ont jusqu'à 45 pieds de long.
Ce pont est l'unique passage pour aller des faubourgs de l'île de Nan-taï à la ville proprement dite. Il est perpétuellement couvert de deux files de personnes qui vont et viennent.
Etant si étroit, il est manifestement insuffisant pour le trafic, et cependant, sur toute sa longueur et de chaque côté le long des parapets, les marchands étalent tous les articles imaginables; ce qui, avec les acheteurs, gêne considérablement la circulation. La police ne dit rien elles Chinois usent de leur liberté ; d'ailleurs y a-t-il une police à Fou-Tchéou?
Dans la ville et eu dehors se trouvent une quantité de temples dédiés aux divinités des trois religions de la Chine, le boudhisme, le taoïsme, le confucianisme ou religion des lettrés. Deux tours-pagodes, l'une noire et l'autre blanche, se voient de très lo'n. Des inscriptions semblent indiquer qu'elles remontent au viii" siAcle de notre ère. Des statues sculptées dans les murailles de la pagode noire ont un type manifestement indien.
Ajoutez quelques Yamcns (tribunaux) qui se distinguent des maisons ordinaires, peut-être une douzaine de ces constructions en pierre de taille communément appelées monument des veuves vertueuses, quelques boutiques de curiosités et d'antiquités chinoises récemment fabriquées pour être vendues aux Européens; et vous aurez une idée de tout ce qui attire l'attention de l'étranger dans cette immense agglomération de peut-être un million d'àmes.
La ville murée renferme deux collines assez élevées, Yuc-Wan-Shan ou Pin-Shan, sur laquelle se trouve le palais délabré de l'ancien roi Min-Yuc, et au sud-ouest Oussi-Shan ou Min-Shan, à laquelle les imaginations poétiques reconnaissent la forme d'un vénérable ancien. Sur cette colline se trouve un lac où l'eau ne tarit jamais et où l'on voit toujours des troupes de canards. On a taillé dans le rocher sur ses bords un gigantesque dragon entouré de fruits.
Sous la dynastie des Song, on y éleva un temple taoïste, longtemps célèbre, où les fils de l'aristocratie de Fou- Tchéou étaient élevés et où les mandarins allaient souvent se récréer.
Ces deux collines sont réputées saintes, séjour du dragon protecteur de la ville, lieu d'où sort avec abondance le foiig-choué , influence heureuse, qui se répand sur la cité. Aussi quelles colères et quelles malédictions lorsque les protestants essaj'èrent de s'y établir, il y a quelques années!
J'ai visité le cimetière français de Fou-Tchéou établi hors de la ville dans le quartier habité par les Européens. C'est un terrain clos de murs et planté d'arbustes toujours verts. Le consul de France y a fait ti-acer des allées comme dans un jardin ; on y a transporté les corps des Français morts à l'arsenal et ceux des officiers et marins de l'escadre de l'amiral Courbet tués au mois d'août 1884, à quelques lieues de là. La Société du Souvenir français a envoyé une grande couronne mortuaire suspendue à la croix au milieu du cimetière.
On se fait difficilement une idée de l'émotion qui vous saisit au fond de la Chine en lisant sur des pierres tombales les noms de compatriotes qui ont fini leur carrière si loin du pays et qui reposent dans ce lieu solitaire. Aussi j'ai voulu noter quelques noms et quelques dates déchiffrés sur ces pierres symétriquement rangées le long des allées :
Ici reposent Yvon, Bordy, Ruchet, tués a Iûmpai