I. En Chine, par le 1'. I.o liov
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avec la dis[iantion des idées qu'ils représentaient. Mais les habitudes nationales d'économie semblent s'être montrées jusque dans la construction des mots.
Tandis que de nouveaux caractères étaient ajoutés, aucun des anciens n'a été complètement mis hors de service. Le résultat est une liste énorme de mots que, littéralement, personne ne peut compter. L'estimation des caractères distincts de la langue chinoise varie de 25.000 à 260.000. Le Kang-Hsi-Tz-Tien, le dictionnaire officiel, en contient AiAA9. Probablement pas plus de 10.000 ne sont en usage même parmi les gens instruits. Les neuf volumes des classiques confucianistes contiennent 4.601 caractères différents, quoique, dans cinq des neuf volumes, il y ait plus dedeux cent mille mots. La liste des caractères hors d'usage est donc considérablement plus étendue que celle des caractères en vigueur. La pédanterie conduit, dans les écrits littéraires ou dans les mémoires au trône, à ressusciter des caractères depuis longtemps oubliés, pour faire montre d'érudition. Quoique cette façon défaire augmente considérablement le travail de ceux qui veulent apprendre le chinois, il n'est nullement mal vu celui qui, bien qu'instruit, ignore la forme, le son et la signification des caractères rencontrés dans ce genre d'écrits.
La langue chinoise n'a pas d'alphabet. Chaque caractère représente par lui-même une idée complète. Les caractères sont idéographiques, en sorte qu'on peut représenter les sons des langues d'Europe avec des caractères chinois. On écrit de la droite à la gauche et en colonnes de haut en bas. Un livre chinois commence où le nôtre finit. On
écrit avec un pinceau et de l'encre de Chine. L'imprimerie, connue en Chine des siècles avant qu'elle fût connue en Europe, se pratique d'une façon fort simple. Une feuille du manuscrit, écrite comme elle devra être imprimée, est collée sur un bloc de bois. Un artiste avec un ciseau creuse le bois tout autour des caractères, laissés ainsi en saillie. On encre avec une brosse, et on passe une feuille de papier sur le bloc en pressant doucement. De cette façon, les volumes de la main même de l'auteur ne sont pas rares.
Le manque d'alphabet et le nombre énorme de caractères rendent le travail d'apprendre à lire le chinois extrêmement pénible. Chaque caractère doit être appris séparément, et, quand on s'est rendu maître de mille ou cinq mille, les autres milliers doivent être appris de la même manière. Ceux, que l'on connaît déjà ne fournissent pas d'autre secours qu'une certaine habileté à distinguer les caractères les uns des autres. Mais il y a une fascination particulière à l'étude de ces caractères. Celui qui étudie une langue étrangère apprend autre chose qu'à penser et écrire dans cette langue. Il peut apprendre beaucoup sur les idées et le jugement du peuple qui se sert de cette langue. Clfaque mot est une photographie plus ou moins exacte de la manière dont ceux qui emploient le mot envisagent l'idée qu'il représente.
Gela est particulièrement vrai du langage chinois écrit. Dans leur forme originaire, les caractères étaient des esquisses des objets qu'ils devaient représenter. Le premier changement qu'ils subirent fut la suppression de lignes sans grande importance, laissant seulement les
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lignes principales indiquant la forme ou les points essentiels de l'objet. Ainsi un liomme est représenté par une ligne indiquant le corps et deux lignes pour les jambes ; un moufoii, par des cornes, la tête, les pieds et la queue ; un bœuf par la [tHe, deux cornes et la queue; un arbre, par des lignes représenlanlle tronc, les racines et les branches. Ainsi un nombre limilc de formes servit à représenter les objets visibles.
Ensuite vinrent les combinaisons de ces formes pour représenter des idées plutôt que des objets. Et l'élude de ce procédé de construction des mots est parliculièremeiil intéressante. Disséquer ces mots, c'est trouver la conception que se font les Chinois des éléments combinés pour former l'idée que le caractère représente. Voici (juelque:unes de ces combinaisons : deux arbres représentent une forêt, trois un fourré. Le soleil accompagné de la lune représentent la clarté. Un prisonnier est littéralement un homme dans une boîte. Une bouche dans une porte signilie demander ; une bouche et un chien, abojer; une femme à une fenêtre, jalousie.
Des particularités très curieuses existent dans la formation des phrases et des expressions idiomatiques. La couleur blanche est tenue en petite estime, c'est pourquoi ou désigne un propre à rien comme un homme blanc; tandis qu'un liomme rouge est un homme populaire, un homme à succès. Une maison blanche est un taudis ; des paroles blanches, une argumentation sans valeur, et une cour.-e blanche signifie du travail dépensé en vain, ce que nous appelons, en français, une affaire blanche. Devenir familier
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avec cette quanlité de caractères et le sens particulier attaché à leurs combinaisons n'est pas une petite tâche, et c'est là qu'échouent bien des étrangers.
Heureusement la grammaire ne donne pas grand'peine. Elle est si simple qu'on peut dire qu'elle n'existe pas. Le même mot peut être employé inditî'éremment comme substantif, verbe, adverbe ou adjectif. Il n'y a ni modes ni temps, ni personnes, ni genres, ni nombres. Pas davantage de conjugaisons ni de verbes auxiliaires. Un seul caractère fournil l'idée principale. Toutes les qualifications doivent être effectuées par l'addition d'autres caractères. Les quelques Chinois qui ont essayé de se rendre maîtres de la langue anglaise regardent avec horreur et stupéfaction la construction grammaticale de la langue. La difficulté est plus grande encore pour eux avec la langue française, et fort peu la parlent correctement, même après avoir séjourné longtemps en France.
Comme nous l'avons montré, les caractèreschinois sont,. dans une large mesure, des peintures mentales de l'idée qu'ils doivent exprimer. Ils donnent une idée de la pensée, mais aucune indication quant à la prononciation, au rebours des langues européennes, qui, par l'assemblage des caractères, guident la prononciation, mais ne donnent aucune indication de l'idée représentée.
Quoique la langue chinoise possède des nuances inconnues aux langues européennes, il y a des sujets pour lesquels les mots sont totalement absents, parce que l'idée n'est jamais entrée dans la tête des Chinois. Le langage scientifique tout entier, dans ses termes même les plus-
simples, n'a pas une expression chinoise à son service. L'auteur adressa un jour, par ordre du Gouvernement américain, une dépêche au MinislèredesAiraires étrangères de Chine, qui est composé du Cabinet entier, demandant que certaines facilités fussent accordées à des ofliciers de marine, pour les observations qu'ils avaient à faire, atin de déterminer un méridien magnétique secondaire de longitude. Aucune réponse n'était venue au bout de huit jours, enfin une note fut envoyée, disant que le prince régent et le cabinet se rendraient le lendemain à la Légation. Ils arrivèrent à l'heure fixée, et, après s'être informés avec sollicitude de la santé de leur hôte, qui n'avait jamais été malade pendant les dix ou douze ans qu'il avait passés parmi eux, l'objet réel de leur visite fut abordé. Ils débutèrent par les compliments les plus extravagants sur la diction élégante et le haut style littéraire de la dépêche. C'était châtié, nettement exprimé et exact. Aucun lettré des temps modernes n'aurait pu écrire un meilleur chinois: mais — et ici ils hésitèrent et se rejetèrent sur leur propre stupidité et leur ignorance — ils n'avaient pas la moindre idée de son contenu. Ils pouvaient deviner que la dépêche présentait une requête; mais, passé ce point, ils tombaient dans l'obscurité la plus complète. Une heure d'explications, quoique manifestement ne leur apportant aucune idée nette de la nature d'un méridien secondaire de longitude, leur démontra que la requête ne portait sur rien qu'il fût dangereux ou imprudent d'accorder. Ils avouèrent naïvement que le Cabinet avait été divisé pendant toute une semaine sur le contenu de la dépêche ; une partie, à la tête de laquelle était le
secrétaire du Trésor, aftirmail qu'il s'agissait de quarantaine, un des caractères ayant trait au choléra, tandis que les autres, à la suite du prince régent, étaient d'opinion qu'il s'agissait d'un canon à la dynamite. Le jour suivant, une dépêche très courtoise accordait la requête.
La difficulté réellement sérieuse, dans l'étude de la langue chinoise consiste dans l'usage de l'idiome, en conversation. Aucun travail dansles livres ne rendra personne capable déparier chinois. Gela doit être appris parToreille. Il faut, avec beaucoup d'exercice, une excellente oreille et une grande flexibilité des cordes vocales. La difficulté est tellement sérieuse que l'on peut admettre comme règle générale qu'une personne âgée de plus de trente ans n'apprendra pas à parler chinois correctement, les cordes vocales après cet âge ayant perdu une partie de leur flexibilité, et même bien des personnes au-dessous de cet âge n'obtiennent que des résultats médiocres malgré un travail assidu. Pas unepersonnesur di.^ n'arrive à produire le son qu'emploientles Chinois pour appeler un chat. Quoique M. Holcombe y soit arrivé, il ne put jamais réussir, malgré dix sept ans d'efl'orts infructueux, à rendre le son dont se servent les muletiers pour hàler la marche île leur monture dans les rues de Pékin. La seule consolation, dit-il, est qu'aucun autre étranger n'y a réussi.
Il ne sert de rien de transcrire les sons, aucun alphabet n'ayant été trouvé à l'aide duquel on puisse les représenter e.xaclement et, si on emploie cette méthode, on est assuré d'avoir une prononciation complètement fausse et de n'être compris par personne. En règle générale, les
voyelles se prononcent aisémeni, mais les consonnes sont très particulières et quelques-unes presque en dehors de la portée des moyens d'un étranger.
Les étrangers les plus versés dans l'étude du chinois sont en complet désaccord sur les lettres de l'alphabet à employer pour représenter certains sons. On ne se mettra probablement jamais d'accord sur la question de savoir si le mol chinois qui signifie homme devra commencer par un j ou un /•, en employant l'alphabet d'une langue européenne, le son étant quelque chose d'intermédiaire entre le j et l'y. Si on fait écrire à divers ICuropéens forts en chinois le xwoi poule avec des caractères de notre alphabet, on recevra les différentes réponses suivantes: (7(«, là, dsi, hiji, Isi.
Les Chinois, par contre, n'arrivent pas à faire la différence dans la prononciation des lettres /, m, n et v. Ils les confondent à l'envi lorsqu'ils cherchent à parler anglais, et pouitant ces sons existent dans leur langue. Il y a un grand nomlire de mots chinois dont le son serait bien représenté par cil (plus correctement le sli anglais) et d'autres, en plus petit nombre, qui commencent [lar un son qu'il faudrait représenter par lis, c'est à-dire la consonne aspirée
Tous les mots qui, épelés en anglais, commenceraient par cil, p et t sont divisés en deux classes : les uns aspirés et les autres pas. Si par erreur on aspire l'initiale t, ou le contraire, on change enliL'rement la signification du mot. Ainsi (an, avfc le ( non aspiré, signifie un onif, et, avec le t aspiré, signifie charbon Je terre. C'est ainsi qu'un missionnaire vit un jour l'assistance se lever précipitam-
ment et quitter la chapelle, alors qu'il l'avait invitée poliment à s'asseoir, mais une aspiration mal placée lui avait fait dire qu'ils s'étaient trompés en venant dans la chapelle. Un autre informa un jour son auditoire que le Sauveur avait passé sur la terre en mangeant des gâteaux. Il voulait dire en secourant les malades, mais une aspiration fatale changea secourir en manne r, tandis qu'une erreur d'intonation fit des gâteaux de ceux qui étaient malades
Dans les langues parlées en Europe, l'intonation indique la surprise, le sarcasme, le mépris, la colère, une interrogation ou toute autre émotion ; mais le sens du mot n'en est pas changé. Un bœuf, un homme, restent un bœuf et un homme, quelle que soit l'intonation.
En chinois, il en va tout autrement. Ici l'intonation affecte ou plutôt détermine l'idée mère autant que le son lui-même, et une erreur d'intonation altère entièrement le sens du mot. En chinois, un homme, si on prononce mal, ne sera plus un homme; cela peut être une maladie, un rossignol OH une carotte. Il ne sera un homme que s'il est prononcé avec l'intonation exacte.
Dans le chinois mandarin (outre la langue officielle, il y a quantité de dialectes), il y a quatre intonations : premièrement, dans la note haute, avec explosion; secondement, l'intonation ascendante, comme pour poser une question en français; troisièmement, une intonation infléchie, et quatrièmement, une intonation descendante. Le son ouane (en anglais oue), prononcé avec la première intonation, signifie chaud; avec la seconde, instruit; avec la troisième, fixe^ -et avec la quatrième, demander.
Cette règle est la plus embarrassante pourles étrangers, qui instinctivement donnent à leur phrase une intonation en accord avec le sens qu'ils veulent lui donner et qu'ils lui donneraient dans leur langue. Il s'ensuit des confusions et des équivoques terribles, et l'étranger estheureux si cela se borne à des contresens. Il peut arriver qu'il profère des insultes sans le savoir.
On conçoit combien l'étude de la langue parlée est difficile et combien un long exercice est indispensable pour l'éducation de la voix. M. Holcombe raconte qu'au commencement de ses études chinoises il travailla quatre heures par jour, pendant huit longs mois, les quatre intonations et dut ensuite les repasser souvent.
Gela se complique encore de certaines règles rythmiques modifiant l'intonation de certains mots ou parties de mots. Ainsi, dans un mot de deux sons ou syllabes, si la seconde a l'accent tonique, quoiqu'elle soit de la quatrième intonation, on devra la prononcer dans la première. Gesexceptions pour raison du rythme donnent au langage dans la bouche de certaines personnes l'allure d'un chant très agréable à l'oreille, mais augmentent terriblement les difficultés de la prononciation. Il est impossible de parler sur un ton monocorde et la voix passe, dans n'importe quelle phrase, par cinq notes de la gamme.
Les confusions les plus absurdes résultent de la moindre erreur. M. Holcombe raconte qu'à table, ayant un jour un grand nombre de convives, il demanda à son maître d'hôtel un accessoire qui manquait. Le maître d'hôtel parut surpris, mais, l'ordre étant confirmé, il disparut et revint
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avec un plaleaii sur lequel il portait avec l'admirable graviié de tout domestique chinois bien dressé un tisonnier de trois pieds de long. 11 pensait probablement que l'amphitryon désirait fendre la tète dun de ses convives, mais ça n'élait pas son alfaire et il déposa gravement le tisonnier devant son maître, qui avait simplement placé une aspiration où il n'y en avait pas.
Une autrefois, le cuisinier reçut l'ordre d'acheter cent oublies pour manger avec la glace. Environ deux heures après avoir reçu l'ordre, il revint avec une charrette cliilioise en déclarant qu'il n'avait pu en trouver que soixantequatre, et qu'il fallait aller loin pour tiouver les trente-six manquantes. Son maître lui répondit qu'on se contenterait de soixante -quatre, mais il lui demanda j)Ourquoi il avait pri> une charrette. << Pour les apportera la maison », répondit-il. <i Ne pouviez-vous les apporter à la main? » « Certainement non; elles pèsent 5 ou 6 livres chacune. » On ouvrit la charrette, et on trouva, au grand déplaisir du maître de la maison, soixante-quatre langues de bœuf fraîches. Une mauvaise intonation avait causé tout le mal.
La langue mandarine n'est pas parlée par la population habitant les bords de la mer depuis Shanghaïjusqu'au sud. La langue écrite est la même, maisla prononciation ditïère si considérablement d'un endroit à l'autre que les Chinois eux-mêmes disent ijuc les habitants d'une rive d'un lleuve ne peuvent pas comprendre leurs voisins de l'autre rive. C'est cette population, à dialectes variés, qui fournit l'émigration aux Étals-Unis, enMalaisie et autres lieux. Comme les mandarins ne peuvent pas servir dan> i<nir [»nys d'ori-
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gino, lorsqu'ils sonl nommés dans un de ces cantons à dialecte particulier, ils ne peuvent gouverner que par interprètes.
L'an 247 avant Jésus-Christ, un homme extraordinaire, Ts in-cJie-honng-ti, fonda en Chine une nouvelle dynastie. Le premier il osa prendre le titre de Hoang-ti, ou « roi des rois ». Il réunit sous son sceptre toute la Chine fractionnée jusque-là en huit royaumes. Il commença la grande muraille pour empêcher les tribus du Nord d'envahir l'empire. Il lit tracer en tous sens des routes militaires; il fît de sa capitale, Si-ngan-fou, la plus belle ville de l'Empire. Il fut le plus grand empereur de Chine ; il en fut aussi le plus détesté. Jusqu'à présent sa mémoire est en exécration, car on l'accuse d'avoir fait tomber pendant son règne plus d'un million et demi de têtes. Comme les lettrés se permirent de lui faire des remontrances, alléguant les anciennes coutumes contenues dans les livres des sages, il voua une haine féroce aux lettrés et à leurs livres.
Par un édit, il ordonna de brûler toutes les bibliothèques et enjoignit aux particuliers, sous les peines les plus terribles, de livrer tous leurs livres pour être détruits. Seuls furent exceptés les livres traitant de médecine, d'agriculture et de divination. Cet édit barbare s'exécuta avec une rigueur inouïe. On fouilla partout les maisons des lettrés qu'on soupçonnait d'avoir caché des livres, et ceux qui furent trouvés en faute furent condamnés aux travaux for-
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ces OU enterrés vivants. Cet empereur défendit de confier aucun emploi aux lettrés. 11 voulut les exterminer jusqu'au dernier ; en un seul jour il en fit enterrer 700 vivants, au moyen d'une machine faite expressément pour cela'. Gela se passait la trente-quatrième année de son règne. l'an 213 avant notre ère.
Cette destruction des livres chinois fut une perte irréparable. Tous les écrits des anciens philosophes disparurent, si bien que les écrits qui passent aujourd'hui pour ceux de Gonfucius, de Lao-Tze, de Mencius, etc., sont, suivant les meilleurs critiques chinois, d'une authenticité fort douteuse. Lorsque, quarante-six ans après, ce décret de Vandale fut rapporté par un empereur de la dynastie des Han, on ne trouva plus que quelques débris de livres rongés par les vers. On dit bien qu'on essaya alors de les reconstituer de mémoire ; mais la chose, telle qu'elle est racontée, semble tenir plutôt de la légende. Du reste, à partir de cette époque, les bibliothèques impériales furent peut-être vingt fois incendiées dans les guerres et les révolutions, et tous les livres réunis à grands frais détruits de nouveau, ce qui rend encore moins probable raulhenticilé des livres appelés classiques.
Après ces catastrophes, les empereurs ayant plusieurs fois offert de grandes récompenses à ceux qui découvriraient des copies des anciens livres, les critiques ne sont pas loin de porter ce jugement (est-il téméraire?), que des lettrés, pour avoir la récompense, reconstituèrent tant bien