I.Ail-T/.E
La légende chinoise dit que Lao-Tze, dont le nom signifie vieillard-enfant, vint au monde à l'âge de quatrevingts ans avec une sagesse consommée. Quelques-uns ont pensé que cette fable bizarre voulait dire simplement que ce philosophe était un étranger, peut-être un Juif, et qu'il était déjà âgé lorsqu'il vint en Chine. Dans tous les cas, suivant toute probabilité, il fut en coulact avec les Juifs dispersés en Asie par la conquête de Salmanazar, et puisa chez eux des idées élevées sur l'Etre Suprême, créateur de toutes choses et Providence gouvernant le monde. En effet, sa doctrine est loin d'annoncer la religion d'idoles de ses indignes disciples, les prêtres taoïstes, ignorants, adonnés à la paresse et au charlatanisme. Voici ce qu'il dit de Dieu :
« Avant le chaos qui a précédé la naissance du ciel et de la terre, un seul être existait, immense et silencieux, immuable et toujours agissant : c'est la mère de l'univers. ■J'ignore son nom, mais je le désigne par le mot raison, r«o'. ..
Tao, n'est-ce pas le 'iiri; des Grecs, le Deus des Latins ?
On comprend pourquoi les taoïstes sont appelés en Chine nationalistes. Ce mot n'a pas là-bas la même signification qu'en Europe. Il signifierait plutôt f/ew<É?.?, puisque Lao-Tze appelait l'Être Suprême Raison. Du reste, aujourd'hui, ce n'est plus qu'un mot vide de sens ; les sectateurs