francs
Sur ces 14 municipalités, 11 ont répondu au questionnaire ; parmi elles, 2 ne produisaient l'électricité que pour l'éclairage public.
1888. Lonato, 1.711 hab. Dépense: 12.000 francs
1890. Florence, 198.408 » » 100.001) »
G la produisaient pour l'éclairage public et privé. 1892. Narni, 12.773 hab.
1895. Montanaro, 4.914 »
1895.MercatoSarraeeno, 8.407 »
1899. Spezia, 66.265 »
1899. Yoghera, 20.442 »
1901.Treia, 1.011 »
3 produisaient en outre la force motrice.
1898. Spolète 24.648 hab.
1899. Vérone,
1900. Altamura, 22.683 »
Enfin deux communes de l'Apennin, Anagni et Pagliano,
avaient formé un syndicat (consorzio) pour faire des travaux d'adduction de l'Aniene destinés à leur fournir : 1° l'eau potable ; 2° l'électricité pour l'éclairage public et privé et pour la force motrice. Les frais s'étaient élevés à 419.876 francs dont 230.324 à la charge d'Anagni, le reste à celle de Pagliano. Les fonds avaient été empruntés à 5 0/0 à la Caisse des dépôts et consignations.
Les communes qui avaient répondu à l'enquête accusaient toutes, sauf une, un léger déficit allant de — 35 francs pour Altamura à — 11,658 pour Voghera (1901). Seul, Mercalo Sarraceno accusait un bénéfice qui s'élevait à + 1481 francs pour 1901.
Les prix de l'éclairage et de la force motrice avaient été sensiblement abaissés dans toutes ces communes. L'éclairage àMercato Sarraceno coûtait 10 0/0 de moins à la ville, 15 0/0 de moins aux particuliers.
Le service des téléphones est monopole de l'Etat. L'Etat par la nouvelle loi autorise les communes à construire des réseaux municipaux. Turin et deux villes moins importantes ont entrepris la construction d'un réseau urbain.
Transports.
Une loi de 1880 interdisait aux municipalités, el en général à
toutes les administrations jouissant de la personnalité civile, la construction ou l'entreprise de tramways à traction mécanique et de chemins de fer économiques. Cette défense a été abrogée par la nouvelle loi municipale. Milan, toujours à la tête du mouvement de municipalisation, possède aujourd'hui des tramways.
La nouvelle loi autorise en outre la municipalisation des omnibus, voitures automobiles et autres moyens de communication publique dans l'enceinte du territoire communal. Le rapport indique expressément que les services des bateaux fluviaux et maritimes peuvent être municipalisés.
Travaux de voirie.
1° L'entretien de la voirie était déjà service municipal dans un grand nombre de communes. 31 ont répondu à l'enquête.
Dans 18 d'entre elles, la date initiale du service est inconnue ou remonte plus haut que le xixe siècle. Ces communes ne peuvent faire de comparaison avec le système d'entretien privé.
Dans 12 des communes où la comparaison peut être faite, le coût est moins élevé depuis la municipalisation. Dans toutes pourtant, les salaires des cantonniers et ouvriers de la voirie ont été relevés. La plus importante, Naples, qui se donne comme dépensant plus, débourse 190,000 francs par an au lieu de 160.000 avec l'ancien système qui fit place à l'exploitation municipale en 1893 ; mais la ville n'avait que 60 kilomètres de rues en 1893, tandis qu'elle en a aujourd'hui 110.
2° Le nettoyage et V arrosage étaient indiqués comme municipalisés dans 39 cités parmi lesquelles figurent presque toutes celles du premier service. Il donne lieu aux mêmes observations que celui-ci.
3° L 'enlèvement des neiges était indiqué comme service municipal dans 24 communes de montagne dont plusieurs ont entrepris également le service précédent. Dans 9, l'origine remonte très haut. Parmi les autres, 3 indiquent ce service comme plus économique, 3 comme moins économique.
Les plus importantes des villes ayant municipalisé l'un ou l'autre des 3 services précédents sont :
Bénévent (24.137 hab.) : 2e en 1885 ; 3e en 1860.
Spolète (24.648) : 1er.
Gubbio (26.718) : 1er ; 2e en 1893 ; 3e en 1888.