III
Texte des vingt-huit chefs de T accusation intentée contre Bacon , lord chancelier*
1 * Bans la cause entre srr Rowiand Egerton et Edouard Egerton, le tord chancelier a reçu 3oo Bv. sterl» de sir Edouard avant le jugement.
a. Dans la meme cause, le chancelier a encore reçu d'Edouard Egerton 4 og Hv. st.
5. Bans la cause entre Hody et Hotîy , le chancelier a reçu une domaine de boutons valant environ 5o Uv. st. et ce, quinze jours après te jugement.
( 1 ) Ces pièces et celles qui vont suivre sont empruntées à VHistoire de Bacon , par SL de Yauxellea, tome il.
4< Dans la cause entre lady Wharton et les cobérîtiers de sir Francis Willoughby , le chancelier a reçu 3 io b
5 . Dans la cause de sir Thomas Monk , le chancelier a reçu dudit Thomas Monk , par les mains de sir Henri Holmes, xroL st. 5 mais neuf mois seulement après le jugement.
6. Dans la cause entre sîr John Trevor et Âscue, le chancelier a reçu ioo 1 . st. dudit John Trevor.
7. Dans la cause entre Holman et Young , le chanceceiier a reçu de Young too 1 , st,, après avoir jugé en si faveur.
S. Dans la cause entre Fisher et Wunham, le chancelier, après avoir rendu son arrêt, a reçu une tenture de tapisserie valant ï6o I* st. et plus, que Fischer lui a donnée sur V invitation de M, S bute,
9 Dans la cause entre Kennedy et Yanlore , le chan* ceiier a reçu de Kennedy une riche armoire estimée i Soo h st.
10. Le chancelier a emprunté une fois loo. liv. st. de Yaniorc , sur un billet de sa main , et une autre fois h meme somme sur un billet de Sa Seigneurie, endossé par Hunt qui est un homme à lui.
11. Le chancelier a reçu de Richard Scott 200 liv. st. apres le jugement de son procès, mais suivant une promesse antérieurement faite, la convention avait été réglée par M. Sim Le.
12. Le chancelier, dans la même cause, a reçu 100 L sterl. de sir John Le ut hall,
i 5 . Le chancelier a reçu de M. Worth 100 liv, st., 1
raison de Ja cause pendante entre ce dernier et sir Arthur Maïnwaring.
14. Le chancelier a reçu de sir Ralph Hansbye 5 oo L sterL dans un procès que celui-ci avait devant lui.
i 5 * William Compton sollicita un délai pour le paiement d'une dette de 1200 L st. ; le lord chancelier le lut accorda, mais à condition que partie de cette somme serait payée de suite et partie plus tard. Le lord chancelier envoya ensuite emprunter de sa part 5 oo 1. st* h Compton, et comme celui-ci se disposait à payer 4 °° 1 sierL à un certain Huxley , 5a Seigneurie pria ce dernier de patienter six mois* et se fit remettre ect argent» Mais à défaut de paiement, un procès s’éleva entre Huxley et Compton devant la cour de chancellerie, où Sa Seigneurie condamna Compton à payer à Huxley ce qu'il lui devait avec dommages et intérêts, tandis que la somme destinée à ce paiement était dans ses propres mains.
16. Dans la cause contre sir William Bronker et Âwbrey, le lord chancelier a reçu ioo l. st. d’Aivbrey* ij. Dans la cause de lord Montagne, 3 c chancelier a reçu 600 ou joo liv. sterL de lord Montagne, et devait recevoir dudit M. Dimch 7.00 Ht, st.
ï8. Dans la cause de M. Duncb, le chancelier a reçu dudit M. Dunch 200 liv, st.
19, Dans la cause entre Reynell et Peacocke 5 le cbancelier a reçu de Reynell 200 ïiv» st., et une bague de diamant valant 5oo à 6oo liv. st.
20. Le chancelier a pris de Peacocke ioo 1 . st. sans intérêts, sans lui donner de sûreté et sans terme de paiement.
2t. Dans la cause entre Smiih-Wicke et Wicke, le chancelier a reçu de Smith-Wicke 200 liv. st, qui ont été remboursées»
22. Dans la cause de sir Henri Uuswell, le chancelier a reçu de l'argent dudit Rusweü, mais on ne connaît pas au juste la somme.
23 . Dans la cause de 3 VL Barker, ïe chancelier à reçu 200 lïv, st* dudit Barker.
24. Un procès entre les épiciers et les apothicaires > ayant été renvoyé par S. M. devant le lord chancelier, Sa Seigneurie a reçu 200 liv* st. des épiciers,
25 . Dans la même cause, le chancelier a reçu d’autres i apothicaires , faisant cause commune avec les épiciers, une tasse d’or du prix de 4<> 0 1 5oo ïiv. st. 7 plus un cadeau d'ambre gris.
26. Le chancelier a reçu de la nouvelle compagnie des apothicaires, qui plaidait contre celle des épiciers, 100 liv. st,
27. Le chancelier a accepté de marchands français 1000 hv. st., pour contraindre les cabaretiers de Londres à recevoir d’eux quinze cents tonnes de vin. Pour arriver à ce but, Sa Seigneurie a usé de voies illégales, agissant comme si ces matières étaient dans les attributions de sa charge et de son autorité ; Ü n’a rendu ni arrêt ni décision judiciaire , il s’est contenté d’effrayer les cabaretiers par des menaces, en a fait mettre plusieurs en prison, les forçant de cette manière à acheter, au plus haut prix qu'il se pût vendre, du vin dont ils n’avaient aucun besoin et dont ils ne savaient quel emploi faire,