‹ Deux chroniques de RouenChapitre 2 sur 11 · XIJ · texte numérisé non relu

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iceulx obitz tous les chappellains et enffans portant labit avec les malades.

4" p. 9, rênuraération des grandes fêtes dans lesquelles l'archevêque de Rouen doit célébrer la messe et la prescription des soins à prendre pour l'entretien du tombeau du duc de Bedford, qui avait été chanoine de Notre-Dame :

Ârchiepiscopus Rothomagensis, si prescris fiierit, missam celebret in festis sequentibus cum septeni diaconibus et totidera subdiaconibus. De qiiibus duodecira sint de secunda sede et debent prandcre cum domino Archiepiscopo, vel percipere quilibet duos solidos de bursa domini predicti. Potissime in festis Nativitatis Domini, Epiphanie, Pasche, Ascensionis Domini, Pentecostes, Trinitatis, Eucaristie Domini, Assumptionis béate Marie, Dedicationis ecclesie, Sancti Romani et festo Omnium Sanctorum. In aliis autem triplicubus, ut sibi placuerit.

In tridicim festis solemnibus anni sequentibus, videlicet Nativitatis Domini, Epiphanie, Resurrectionis, Ascensionis, Pentecostes, Sancte Trininitatis, Eukaristie et Omnium Sanctorum, ac quinque festivitatibus béate Marie, necnon diebus duorum obituum domini-s ducis Bedfors ymago ipsius sepultura sive tumba a capsa nemorea superposita discoperiatur et munda teneatur per saccrdotem videlicet et clericum Clemeutinorum qui pro tempore dictorum festorum in missa dicti ducis ebdomadarii erunt. Quibus diebus (1) festivis iterum per ipsos dicta capsa nemorea superponatur, prout consuetum est tieri in eadem ecclesia circa régis Caroli quinti sepulturam. Pro quibus sic fiendis isdem sacerdos et clericus ebdomadarii per illos quindecim dies in anno pro quolibet dictorum dierum quilibet ipsorum duorum duodecim denarios turonenses recipiet per manum administratoris seu baillivi dicti coUegii Clementinorum.

Enfin, la p. 9 du ms. L est terminée par le tableau suivant indiquant par qui étaient chantées les grandes 00 de l'Avent et de Noël :

(1) Il y a dans le ms. un blanc après ce mot; le texte parait cependant bien complet.

XU]

Cancellarius rothom

Sapencia.

Decanus

Adonay.

Cantor

Radix Jesse.

Thesaurarius

Clavis David.

Archidiac9 Wlg Francie

Oriens.

Archidiacon^ rothom

Rex gentium.

Gappitulum

Emmanuel.

Dns Archieps

Virgo virginum

Les pages 10 à 12 sont restées blanches et la chronique de Rouen ne commence véritablement qu'à la page 13. Sous la rubrique Fortunes de feu advenus (sic) en la ville de Rouen, sont énumérés les incendies qui désolèrent cette ville de 1116 à 1284. Les mêmes faits, ainsi rapprochés dans le ms. L, sont mentionnés en P dans les mêmes termes, mais placés au milieu des autres faits, selon leur ordre chronologique.

Il serait trop long et peu utile d'indiquer plus amplement les divergences qui existent entre les deux ms. Il nous suffira de dire que L ne contient, d'abord, qu'un nombre assez restreint des faits mentionnés par P et ne fournit que très rarement des faits omis par ce dernier ms. ; nous ne nous lui en avons emprunté que deux, comme on le verra par nos notes.

La représentation du mystère de la Passion en 1492 est le dernier fait rouennais relaté par le ms. P, dont nous avons suivi le texte. Le ms. L nous a fourni la suite des événements dont Rouen fut le théâtre jusqu'en

Il n'entrait pas dans notre plan de reproduire intégralement le texte de ces deux manuscrits. Nous en avons élagué, à l'exception d'un très petit nombre de faits

généraux, ce qui ne concernait ni Rouen ni la Normandie. C'est ainsi que, pour parler seulement des suppressions les plus importantes, nous n'avons donné ni l'histoire générale du monde que l'on trouve au commencement du ms. P, ni les pièces que nous signalons au début du ms. L, ni les pages consacrées à Jeanne d'Arc et à ses deux procès de condamnation et de réhabilitation, ni les récits de l'entrée de Charles VIII à Rouen, des funérailles de Georges P"" d'Amboise, de la défaite de Pavie, ni le texte de la condamnation de MontecucuUi accusé d'avoir empoisonné le dauphin, fils de François P*". Certaines de ces suppressions s'expliquent d'elles-mêmes; quelques-unes ont besoin d'être justifiées. C'est à Rouen que Jeanne a été condamnée puis réhabilitée ; mais, ce qui concerne l'histoire de notre cité, ce n'est pas la manière dont ces procès furent conduits, c'est ce fait simple qu'elle y a été jugée. D'ailleurs le compilateur n'a fait que reproduire; très incomplètement, la traduction de ces procès qui fut faite, à la suggestion de l'amiral Louis de Graville, sous le règne et par l'ordre de Louis XII. M. J. Quicherat, à qui nous devons la publication des textes originaux, n'a pas jugé que cette traduction, dont il signale, d'ailleurs, les inexactitudes, fût digne d'être placée à leur suite (1). M. J.-A. Buchon l'a, du reste, insérée presque entière dans le tome IX de sa Collection des Chroniques nationales, d'après le ms. original que possède la Biblio-

(1) V. Procès de condamnation et de réhabilUallon de Jeaiuic d'Arc, etc., publiés par J. Uiiictieiat, t. IV, p. 256-266, et t. V, note i de la page 389 et p. 411-418.

tlièque publique d'Orléans. Il nous a paru suffisant d'en extraire le récit de l'abjuration au cimetière de Saint- Ouen et, à la suite de la sentence de condamnation, du supplice au Vieux-Marché. L'entrée de Charles VIII qui eut lieu à Rouen le jeudi 14 avril 1495 a été publiée d'après le ms. P, dans le t. XX, p. 295-308, des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, par M. Ch. de Beaurepaire, avec tout le soin que réminent archiviste apporte à ses travaux. Le livret original de cette entrée a d'ailleurs été retrouvé récemment et l'on peut espérer qu'il aura dans peu de temps les honneurs de la reproduction. La Société des Bibliophiles normands a réédité, en 1864, deux livrets où sont décrites les funérailles de Georges P"" d'Araboise, à Lyon et à Rouen. C'est la réimpression des originaux dont L s'est servi ; il n'y avait pas lieu d'en donner ici la copie, d'ailleurs incomplète.

Cette chronique, restée jusqu'à présent inédite, a été connue des anciens historiens de Rouen, Taillepied et Farin qui lui ont fait de larges emprunts, le premier dans son Recueil des antiquité z et singulayHtez de la ville de Rouen, paru en 1587, le second dans son Histoire delà ville de Rouen, publiée en 1668. Les érudits de notre temps y ont eu également recours. Il y avait donc de l'intérêt à faire connaître en entier l'œuvre originale dont ils se sont autorisés. Les sources auxquelles notre compilateur a puisé lui-même, sont le Chronicon Rotomagense{\), les Chroniques deNor-

(1) Le Chronicon Rotomagense a été publié, en 1567, par le P. Labbe, dans le t. I, p. 364 de sa Nova UiblioUiecà manuscriplorum, et de nou-

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mandie, les Grandes Chroniques de France et la Chronique de Guillamne de Nangis. Il a traduit du Chronicon Rotomagense à peu près tout ce qui concerne Rouen et la Normandie (1). Il a pris soin luimême d'indiquer qu'il a rais à contribution \e&Grandes Chroniques de France par les lignes suivantes qu'on lit au folio 33 du ms. P : « L'an m. c. Iviij, le pape Alexandre donna la fleur au roy Lois de France. Regardez aux Grandes Croniques que signifie icelle fleur. »

Mais, quel que soit l'intérêt de la chronique que nous publions, nous n'essaierons pas d'en dissimuler les défauts. Elle renferme un certain nombre de graves erreurs que nous avons pris soin de signaler dans nos notes. Si l'auteur de cette compilation a rendu service par sa traduction du Chronicon Rotomagense à ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas recourir au texte latin, il est regrettable qu'il se soit parfois bien mal acquitté de la tâche qu'il avait entreprise. C'est ainsi qu'il a vu dans Tenerchehreyum non pas Tinchebray mais Cherbourg, et que rencontrant sur son passage les adjectifs Cenomannensis et Senonensis applicables aux églises du Mans et de Sens, il les a attribués à l'église de Séez. Mais la plus étrange bévue qu'il ait commise, malgré la précision du texte latin, c'est d'avoir pris les religieuses

veau dans le Recueil des Historiens des Gaules et de France, t. X, p. 386, t. XII, p. 784, t. XVIII, p. 357.

(1) Nous n'avons pas cru nécessaire de renvoyer par nos notes aux passages correspondants du Chronicon ; mais nous l'avons fait pour les Nortnanniœ nova Chronica, publiées par A. Chéruel, en 1850, dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie.

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