‹ Deux comédies turquesChapitre 109 sur 146 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Aga-Abbas. — Bonjour, messieurs.

Aga-Merdan. — Bonjour, monsieur et madame.Vous etes les bienvenus, et votre visite me comble de jcie. Prenez la peine de vous asseoir. (La veuve de Hadji-Ghafour, le visage voile, s'assied ainsi que sonfrere.) Je vais m'adresser a vous, Aga- Abbas; madame Zeineb ecoutera, et elle repondra quand il y aura lieu de le faire, — 11 y a six mois que Hadji-Ghafour est mort. Ilfautque le fond de la question soit clair et sans mystere entre nous. Tout le monde sait que Zeineb-Kbanoum n'etait pas la femme legitime de Hadji Gha-

TlRUX COMEDIES TURQUF.S

four : elle ne peut done pretendre a recueillir quoi que ce soit de sa fortune, a litre d'heritage. Mais, j'ai appris cette circonstance, et j'ai envoye Aga-Kerim aupres de vous, pour vous faire savoir que, si vous vouliez vous conformer a mes conseils et regler votre conduite d"apres les mesures que je prendrais, je pounais trouvcr le moyen de rapporter toute cette fortune a Zeineb-Khanoum.

En effet, la soeur de Hadji-Ghafour est orpheline; elle n'a ni parents ni famille pour la seconder. La jeune fillea bien un fiance, mais, ce jeune homme ne pourra pas me tenir tete. Vous avez accepte mes propositions, et vous avez fait defense au president du tribunal de delivrer a la soeur de Hadji-Ghafour la somme que ce dernier avail deposee entre ses mains, attendu que vous y faisiez opposition. Le president du tribunal a conserve I'argent par devers lui, puis, il vous a notifie a vous et a la sosur de Hadji-Ghafour de prendre un avocat et de l'envoyer au tri-

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