ACTE DEUXIEME
bunal, pour faire connaitre Tobjet de votre requete. C'est done moi qui suis maintenant votre charge de pouvoirs. — Mais, il faut que madame Zei'neb e'eoute bien ce que je vais dire, et qu'elle regie sa conduite d'apres mes conseils, si elle veut que cette affaire se termine au gre de nos desirs.
Aga-Abbas. — Certainement : ce ne serait pas possible sans cela. Voyons, ditesnous les conditions que vous imposez a Zeineb.
Aga-Merdan. — II faut d'abord que Zeineb-Khanoum depose entre mes mains une provision de cinq cents tomans pour me defrayer de quelques depenses indispensables : le reste viendra en compte apres. Ze'ineb-Khanoum a dit, elle-meme, a Aga-Kerim, qu'il etait reste mille tomans dans un coffre-fort , a la mort de Hadji-Ghafour, et qu'elle s'en etait emparee, sans que la sceur du de'funt en ait jamais rien su.
ZeIneb-Khanoum. — Je ne m'oppose pas
DEUX COMEDIES TUKQUES
a ce que vous me demandez la : ditesnous vos autres conditions.
Aga-Merdan. — II faudra encore, madame , que vous vous contentiez de la moitie de l'heritage; c'est-a-dire que, sur cette somme de soixante mille tomans, trente mille seront pour vous, et l'autre moitie — soit trente mille tomans — sera partagee entre Aga-Kerim et moi, ainsi quenos autres camarades, amis etassocies.
Zeineb- Khanoum. — Oh! de grace!
Aga-Merdan. Quelle exigence !
Aga-Merdan. — Ce n'est pas exagere, madame. Vous n'avez aucun droit a cet heritage : c'est done trente mille tomans que je vous donne.
Zeineb-Khanoum. — Comment? je n'ai pas de droits! Pendant des annees, j'ai trime dans la maison de Hadji-Ghafoui ; toutes les clefs des armoires etaient entre mes mains; j'avais tout ce queje desirais, et e'est moi qui faisais les depenses. Du vivant de Hadji-Ghatour, sa sceur ne pouvait pas disposer d'un franc ,J ! Qu'est-il