SCENE II
Ziba-Khanoum. — Ah! vous com ma ndez, pour votre femme bien-aimee, une tunique, au collet orne de boutons d'or!
Bravo pour votre generosite ! Et puis, vous me direz : « C'est ma sceur, la femme de Hedayet- Khan, qui Pa envoyeeencadeaua Cho'le-Khanoum. Bravo! Tu me la feras
connaitre ta sceur, ta soeur qui, aussi
avare que les marchandsd'Ispahan 6 , met du fromage dans une carafe, et frotte son pain sur le dos de la carafe! Et maintenant, elle enverrait a ta femme une tunique de cinquante ou soixante tomans 7 ?
Et je serais assez sotte pour le croire ?
Le vizir. — Femme! tu m'as fais peur.
Quoi ? que dis-tu done? quel cadeau?
quelle tunique? Es-tu folle, par hasard?
Ziba-Khanoum. — Ne faites pas l'arrogant, et ne dites pas d'impudences 8 ! J'ai entendu tout ce que vous avez dit a