ACTE DEUXIEME
Aga-Merdan. — Si la soeur de Hadji- Ghafour avait quelqu'un pour la soutenir, croyez-vous qu'elle ne nous devancerait pas?... Mais, aujourd'bui, elle n'a personne pour s'opposer a nouset plaider sa cause. Si elle avait epouse Aga-Hacan, le negociant, Taffaire aurait ete ties difficile. Maintenant, Aga-Hacan, luimeme, et tous ses parents dont l'influence est grande, sont devenus les ennemis de la j'eune fille : ils desirent que cette fortune ne lui revienne pas. La fille est restee seule avec son fiance, un jeune homme qui n'est bon a rien.
Zeineb-Khanoum. — Eh bien ! et cet enfant dont vous parlez, ou est-il?
Aga-Merdan. —Vous allez le voir a I'instant. — Aga-Kerim, va prendre l'enfant des bras de sa nourrice,... la, dans cette chambre. Apporte-le, pour que madame le voie. (Aga-Kerim sort pour aller chercher l'enfant.)