ACTE PREMIER
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un autre, quel prejudice pourra-t'on me porter dans Line affaire aussi claire ?
Aga-Keium. — Volis avez bien peu d'exparience pour une affaire de cette espece. Aga-Merdan trouvera moyen de faire ce qu'il voudra. II ne faut pas vous laisser prendre au depourvu dans votre lutte avcc lui.
Sekine-Khanoum. — Mais, comment ne pas nous laisser prendre au depourvu ?
Aga-Kerim. — Indiquez- moi , par exemple, votre avocat, pour que je le voie et que je lui fasse connaitre quelquesunes des rusts d'Aga-Merdan. S'il est intelligent, il ne perdra pas de temps.
Sekine-Khanoum. — Nous ne connaissons pas encore notre avocat.
Aga-Kerim. — Comment? Vous ne le connaissez pas ! Est-ce que vous n'avez pasdesigne de defenseur pour cette affaire?
Sekine-Khanoum. — Non, nous ne Savons qui choisir : nous sommes juste nient en train d'y songer.
Aziz-bey. — Vraiment, Aga-Kerim, ne
IiEUX. COMEDIES TURQUES
pourriez-vous pas nous indiquer quelqu'un que nous chargerions de notre cause ?
Aga-Kekim. — Non, je ne connais personne qui soit capable de tenir tete a Aga- Merdan. Je croyais que vous aviez votie avocat tout pret.
Aziz-bey. — Non, nous n'avons designe personne. Nous voulions seulement trouver un horn me tres habile pour le charger de la defense de nos interets. — Reflechissez de nouveau ; voyez done :
quelqu'un vous vient-il a l'idee?
Aga-Kekim. — Non, je ne vois pas d'homme tres habile. II y a beaucoup dV vocats, mais, il ne peut pas y en avoir qui soit capable de tenir tete a Aga-Merdan...
Ah ! cependant, je pense a quelqu'un. . .
S'il consentait aetre votreavocat car il
y a deja longtemps qu'il s'est retire de la chicane... Lui seul pourrait tenir tete a Aga-Merdan.
Sekine-Khanoum. — Qui est-ce ?
Aga-Kerim. - G'est Aga-Selman, le his