‹ Deux copainsChapitre 15 sur 27 · UX INCIDENT · texte numérisé non relu

UX INCIDENT

" Or M. Chapais déclare sur riioiinour que c'est faux, qu'il n'a jamais reçu aucune telle lettre de M. Sauvalle.

''Celui-ci, mis au défi par le directeur du Courrier (lu Ç(i.n<(<hi d'exiber le reçu qu'il n'aurait pas manqué de demander au bureau de poste, si réellement il avait envoyé cette lettre, a dû taire le mort encore une fois. De toute évidence,M.Sauvallea simplement publié dans la Patrie la lettre qu'il prétendait avoir envoyée à M. Chapais.

"Deuxième mensonge.

"Enfin, dans la Patrie du 30 juin, M. Sauvalle affirme ce qui suit :

Il (M. Chapman) habitait à Saint-Joan lt vkxait de PUBLIKK ses Feuiiles (V Erable. J'eus la honte (Vécrlie dcfis la Patrie qiieliixes li(/ucs bienveilhinfi-s, etc,"

"M. Chapman nia que ]\r. Sauvalle eût écrit de telles lio;nes.

" Cette fois, maître Sauvalle, au lieu de faire le mort pour cacher son mensonge, se donne des airs de vainqueur toujours pour cacher son mensonge. Car maître Sauvalle a bien menti cette foisci, comme les autres.

"Après avoir longtemps cherché dans la .Patrie, il trouve quoi ? Une réclame-annonce, publiée

iieiif /iiois AVANT l'apparition (/es FeaiUes (PEr((hle,

DEIX COPAINS

écrite no)i -par 31. Sanvallc^ mais far 31. CJtapman ho'-mêiiie ! !

" C'est-à-dire qu'eu aâirmaiit (j[ue les Feuilles (P Erable VEXAIENT (le paraître et qu'il eut la bonté d'écrire, à cette oceasiou, quelques ligues Ijieuveillautes, M. Sauvalle a proféré uu mcusouge, tout comme il a meuti en nous attribuant une faute typographique qni n'a pas figuré dans nos colonnes et en prétendant avoir envoyé à M. Chapais une lettre qu'il n'a jamais mise à la poste.

" Trois mensonges dans trois semaines ! "

Il va de soi qu'après un pareil éreintementMarc Sauvalle n'eut pas envie de regimber, et voici tout «e que le défenseur de M. Fréchette put articuler ■en s'éloignant pour aller se cacher :

Jusqu'à, ce que Cliapnian se soit exécute et uit fait publier l'attestation de son mensonge, il est déqualifié et ne mérite pas qu'on s'occupe de lui.

Et le Courrier (tu Cainida répondit aux lignes que je viens de reproduire de la Va trie, par celles-ci :

" Save/-vous la nouvelle?... Chapman est déqualifié ! !

— " Comment, déipialifié ?

— " Oui, déqualifié !

L'N IN'CinEXT

— " Mais défiiialifié par qui?

— " Déqualifié ^av . . . rincommensurable Paul- Marc Sauvalle, l'homme qui prétend avoir écrit en 1889 une appréciation bienveillante d'un livre paru en 1890.

" Ces gens-là ont de l'audace, allez !

" Pris en flagrant délit de mensonge, convaincu d"avoir voulu tromper le public, confondu par les dates, par les faits, par les pièces mêmes qu'il a produites, maître Sauvalle porte des jugements de déqualification.

" Il faut lire cela pour avoir une idée de son impudence :

Jusciu'il ce fjuc Cliiipman se soit exécuté et ait fait publier l'attestation de son mensonge il est déqualifié et ne mérite pas qu'on s'occupe de lui.

" Voilà la réponse de ce bateleur à la lettre écrasante de M. Chapman, et à l'article du Courrier du C'inada.

" On ne saurait avouer plus clairement son impuissance à sortir du pétrin.

" Naturellement pas un mot de la fameuse lettre que M. Sauvalle a prétendu nous avoir envoyée, et que nous n'avons pas reçue.

78 DEUX COPAIXS

" Quand vous proposez-vous tic tirer ce point au clair, M. Sauvalle? "

Marc Sauvalle n'a pas encore tiré ce point-là au clair, pas plus qu'il n'a montré l'appréciation qu'il prétend avoir faite de mes Feuilles d'Ernhle^ et si son copain n'existait pas, le rédacteur de la Patrie serait certainement le plus grand menteur du Canada.

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