‹ Deux copians. Réplique à MM. Fréchette et SauvalleChapitre 25 sur 32 · CHAPMAN · texte numérisé non relu

CHAPMAN

ràeu n'a d'émotion.

Les parfums les phis doux n'ont plus pour moi d'aromo.

FEECHETTE

Pour lid rien n'a d'émotion.

Les parfums les plus odorants N'ont plus d'arôme.

Jamais M. Fréchette n'a écrit les derniers vers tels que Sauvalle les a transcrits.

Ils se lisent, à la page 46 de son Fêle-Mêle, comme

suit :

Bien pour Inl iva d'émotions ; Son cœur pour les illusions N'a plus de place.

Quand on fait des vers, voyez-vous, on est capable aussi d'en refaire,* — surtout quand on a, comme M, Frécliette, la main souple et largen^eiit ouverte.

FRECHETTE

E'pùrpillant sa morveilleus^ note.

rA'JSSAIKE 121

CllAPMAX

hl par i>} liant dans l'air leurs notes inspirées.

Lisez à la page 20G de mes Q'iébecquoises. et vous pourrez constater que j'j n'ai pa> (icni ép'irpiUniit^ mais bien épnrpilhiil.

Le taux ici n'est pas énorme', mais il tait voir que

y.. Fi-écliette ne dédaigne pas le- petits tours de

passe-passe.

CIIAPMAN

(^)nellc est cette Innir vacillante, inilécise?

FKKCIEETTK

Aux lueurs de la nuit vacillante, indécise.

Un autre taux, attendu ([uo ^f. Kiv'cliette a dit dans Mes L^t'S'rs^ à la i>agc :i4 :

Aux lueurs de la luiit, sa silliouette «jjrise Sedétatlie en passant vacillante, indécise.

Et ^[. Fr.'clu'tto a alHrni ', dans son cnîi'cxin' avec Sanvalle, ([u'il est un honnôte liomni • !

Ah î l»i(.'n, oui, par exemple.

niAPMAN

Ivuineurs plaintiv(\s et values, (^ui montez iln siûn des va'j:ues.

Fincciir. rn:

Nocturnes (danicur.-* qui montez des v.i^iie.*».

Bruits souris et c »nlu-î, rumeurs, plainte* vau^ues.

M. 1^'ivehette n'a pas t'crit <; i.

Voici ce qu'il a écrit, à la page 54 de Pêlc-Mêlc :

Nocturnes clameurs qui montez des vagues, Quand l'onde glacée entre en ses fureurs.

Faussaire ! faussaire ! faussaire !

niECHETÏE

On respirait ])ar/o?(^ comme un vent d'épopée. CHAPMAN

On resinrait partout de sauvages arômes.

M. Fnk'liette n'a jamais fait le premier vers tel qu'il est là, pas plus que je n'ai fait le dernier tel que le paravent iSTo 2 l'a copié.

Le poète itatio^Kil a écrit dans la Voix (V an Exilé:

On respirait alors comme un vent d'épopée,

et moi j'ai écrit dans mes Feuilles d' Erable :

On respire partout de sauvages arômes.

M. Frécliette a donc fait deux fliux dans une seule comparaison.

Quoi qu'il en soit, il va par une autre citation m'aider à le faire connaître pour ce qu'il est.

Jugez :

CHArMAN

On respire parfois comme un vent d'ambroisie.

FEECHETTE

On respirait alors comme un vent d'épopée.

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